Au
milieu du 19éme siècle, la grande richesse de
l'Amazonie fut la récolte du latex ; des millions d'hévéas,
disséminés dans la forêt vierge, allaient
ouvrir une époque fantastique dans cette région
oubliée. Les seringueiros (saigneurs d'hévéas)
partaient dans la forêt à la recherche du précieux
produit. Mais seuls les propriétaires des seringais
(zones où poussent les hévéas) et les
aviadores (commerçants de Manaus), qui échangeaient
le caoutchouc, s'enrichissaient. La vie dans la forêt
était particulièrement dure et les seringueiros,
victimes de la malaria, des insectes et des tribus indiennes,
étaient de véritables bagnards. Aujourd'hui,
la récolte du latex est peu importante et le Brésil
importe la majeure partie du caoutchouc nécessaire
à son industrie.