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L'ECONOMIE ARGENTINE

 L’économie de l’Argentine est historiquement à vocation agricole. L’agriculture et les produits agro-alimentaires représentent aujourd’hui 34 % de ses exportations. Troisième producteur mondial de soja, elle est le premier exportateur de biodiesel. Elle produit également du blé, du mais, du vin, des agrumes. L’élevage de bovins et l'exportation de viande consolident historiquement son activité agricole.

Sur le plan minier elle exploite ente-autres des mines d’or, d’argent, de cuivre, de terres rares, mais la productivité et la compétitivité sont faibles. Ses ressources énergétiques sont importantes mais non encore véritablement exploitées. Prés de 50 % de ses besoins en électricité sont fournis par son hydroélectricité, mais elle est très dépendante en pétrole et en gaz qu’elle doit importer.

Industriellement très retardataire, l'agroalimentaire constitue la composante principale de son industrie après la construction automobile. Celle-ci étant cependant assurée par l’implantation de groupes occidentaux en particulier français.

Dans le secteur des services le tourisme, la téléphonie, les call centers, les logiciels, sont en plein développement depuis quelques années. Les principaux clients de l’Argentine sont les pays du Mercosur  - surtout le Brésil et le Chili, - la Chine, les Etats-Unis et l'Espagne.

Malgré ses atouts  l’Argentine connait en 2103 une crise due aux conditions internationales difficiles mais également à l’héritage d’un passe politique traditionnellement agité et des difficultés financières importantes et a répétition. Ces 25 dernières années ont été marquées par des étapes très fluctuantes.

En 1989, après une crise marquée a la fois par la récession et une hyperinflation Carlos Menem fut élu président sur un programme social. Mais très vite il est contraint de s’attacher a la résolution des problèmes économiques. Pour cela il opte pour une politique libérale en privatisant les sociétés publiques,  convertissant le peso à parité égale avec le dollar, privatisant les retraites. Il participe à la création du grand marché économique sud-américain le MERCOSUR. Très vite l’inflation est réduite a quasiment zéro, les capitaux étrangers affluent, les classes aisée et moyenne profitent de cette prospérité. Mais les inégalités se creusent énormément, le chômage n’est pas vraiment réduit voire augmente sous l’effet des  privatisations, et les retraites voient leur pension considérablement réduite. De plus l’endettement extérieur du pays augmente de façon importante. Très dépendante de l'étranger l'économie de l’Argentine entre en récession a la fin du second mandat de Menem.

Apres quoi le pays va connaitre 3 années de récession, 5 présidents, un défaut de paiement de 100 milliards de dollars nécessitant l’intervention du FMI, le recul du PIB de 11 %, une montée du chômage a 20 %.  Le tout accompagné de graves révoltes populaires. La parité du peso avec le dollar est supprimée ce qui fait en revanche remonter en flèche l’inflation. Des élections anticipées portent en 2003 Nestor Kirchner à la présidence.

Kirchner va profiter d’un redémarrage économique mondial qui commence à bénéficier aux exportations de l’Argentine. Pour le jouer a plein il finalise un plan de restructuration qui réduit de 70 % les 82 milliards de la dette publique, et il dévalue le peso de 66 %. Parallèlement certaines  importations sont frappées par des premières mesures protectionnistes. Dopée par un peso fortement dévalué, par une baisse des  importations et un renchérissement important des matières premières sur le plan mondial, le solde de la balance commerciale redevient fortement positif. Les taxes sur les exportations et en particulier sur celles du soja permet à Kirchner de financer une politique sociale qui voit diminuer par 4 le taux de pauvreté du pays durant son mandat.

Sa femme Cristina Fernandez de Kirchner est élue présidente en 2007. L'assainissement de l'économie se poursuit grâce aux recettes de l'exportation. Le PIB continue à croitre jusqu'en 2008 de 8,5 % en moyenne. Mais l'inflation endémique a bondit par incapacité en particulier de contenir les couts salariaux. Un second plan de restructuration de la dette, analogue a celui réalisé par Nestor Kirchner, est propose  en 2010 aux investisseurs internationaux qui l'acceptent à une très large majorité. Par le biais d'un échange obligataire et l'intervention de sa banque centrale le pays rachète sa dette moyennant une décote de 65 % et la restructure ainsi à hauteur de 92 %. Des mesures complémentaires de protectionnisme  pour limiter les importations sont appliquées. Ainsi que celles visant à empêcher la fuite des capitaux. Mais en 2012, la chute de la demande et du prix des matières premières a mis à nouveau le pays sous tension en entrainant un déficit budgétaire de 4,3 %. En effet, 70 % des taxes  portant sur l'exportation des produits issus de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire, l'Etat a subit une baisse très sensible de ses revenus.

L'Argentine depuis sa faillite de 2003 n'a plus recours au marché des capitaux pour se financer. Seules les taxes sur les exportations et l'émission monétaire de la banque centrale permettent de le faire. Le poids des taxes est très important, ce qui procure des tensions  avec les professionnels du secteur agricole et agroalimentaire. La forte inflation dissimulée par le gouvernement avoisine en 2013 en réalité 25 % et sans doute plus. Le contrôle des transactions en dollars ont créé un marché parallèle important. Par ailleurs depuis les deux opérations de restructuration de sa dette en 2003 et 2010, ainsi que la nationalisation de la filiale de Repsol, ont mis l'Argentine au banc de l'étranger. Le pays connait des procédures avec des prêteurs n'ayant pas accepte ses plans de restructuration. Il connait également des conflits juridiques commerciaux portés devant l'OMC et découlant de sa politique commerciale protectionniste. Laquelle à également causé la déception de ses partenaires du MERCOSUR que certains voient désormais en grand danger. L'Argentine s'est mise en difficulté importante aves les USA ainsi qu'avec l'Union Européenne.

Le pays est aujourd'hui classe à risque commercial élevé par l'ensemble des agences de notation.

INDICATEURS ECONOMIQUES de l'ARGENTINE 2012

PIB : 475 Milliards de dollars USD 
PIB/Habitant : 11.576 millions d'USD 
Taux de croissance du PIB : 3 % 
Taux de chômage : 7,9 % 
Taux d'inflation officiel : 10 % 

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB:
Secteur agricole et minier : 10 %
Secteur industriel : 30 %
Secteur des services : 60 %

Principaux clients 2012:
Brésil (20,4 %), Chili (6,3 %), Chine (6,2 %), USA (5,1%), Espagne (3,3%).

Principaux fournisseurs 2012:
Brésil (26,1%), Chine (14,5%), USA (12,4 %), Allemagne (5,4 %), Mexique (3,3 %).

Exportations de la France vers l’Argentine en 2012 : 1,43 milliard d'USD
(-5,3%)
Importations françaises de l’Argentine en 2012 : 0,633 milliards d'USD (- 16,6%)

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