lundi
22 décembre 2003
(LatinReporters.com)
"Argentinazo"
et fin de la dictature commémorés, mais non
fêtés
Pour les Argentins, décembre est presque un mois "de
la patrie". Le 10 décembre marquait deux décades
continues de démocratie après le drame de la
dictature militaire (1976-1983). Et le 20 décembre,
des milliers de manifestants rappelaient à Buenos Aires
"l'Argentinazo", nom donné aux émeutes
populaires sanglantes qui forcèrent, le 20 décembre
2001, le président Fernando de la Rua à fuir
la Casa Rosada et à céder le pouvoir. Que ce
soit 2 ou 20 ans après, les Argentins ont plus commémoré
que fêté.
jeudi
25 septembre 2003 (latinreporters.com)
L'Argentine
prétend n'assumer que 25% de sa dette envers ses créanciers
privés
Le
Fonds monétaire international (FMI) et les Etats-Unis
semblent approuver la perte la plus gigantesque jamais proposée
par un pays à ses créanciers. C'est en effet
après un rééchelonnement de sa dette
envers le FMI (apparemment généreux, mais qui
ne perd rien) et sous les encouragements de George W. Bush
que l'Argentine (toujours en crise) du président Nestor
Kirchner propose d'honorer à peine 25% de sa dette
publique non reconvertie après le moratoire de 2001
et contractée envers des créanciers privés.
Des centaines de milliers de petits porteurs sont visés.
Ils perdraient les trois quarts d'un montant évalué
à 87 milliards de dollars.
jeudi
11 septembre 2003 (latinreporters.com)
Accord
sur le rééchelonnement de la dette: virage social
historique du FMI ?
L'Argentine
a tenu bon. Le président Nestor Kirchner ne voulait
plus d'aide financière "en échange de la
faim des Argentins". Le FMI (Fonds monétaire international)
a cédé. Il concluait mercredi avec le gouvernement
de Buenos Aires un accord tenant compte des principales exigences
maintenues par l'Argentine pour des raisons sociales. Des
observateurs expliquent par un revirement des Etats-Unis ce
premier infléchissement social du FMI depuis sa création,
en 1944.
vendredi
15 août 2003 (latinreporters.com)
Crimes
contre l'humanité: le président Kirchner et le
juge espagnol Garzon brisent l'impunité.
Les
chefs de la dictature argentine (1976-1983) encore en vie seront
soit enfin confrontés sans complaisance à la justice
de leur pays, soit extradés vers Madrid à la requête
du juge Baltasar Garzon afin d'y répondre de "terrorisme
d'Etat, génocide et tortures" devant la justice
espagnole, qui revendique sa compétence universelle en
matière de crimes contre l'humanité. La première
hypothèse est la plus vraisemblable après plusieurs
décisions du président péroniste argentin
Nestor Kirchner et l'annulation, mardi par les députés
à Buenos Aires, des lois d'amnistie protégeant
les anciens tortionnaires. Entre 10.000 et 30.000 personnes
ont péri sous la dictature en Argentine.
jeudi 15 mai 2003 (latinreporters.com)
Kirchner
président - Menem s'est retiré du second tour
de l'élection présidentielle
Gouverneur de la province de Santa
Cruz, le péroniste de centre gauche Nestor Kirchner,
53 ans, sera proclamé président de la République
argentine le 25 mai pour un mandat de quatre ans. Son adversaire
néolibéral, l'ex-président péroniste
Carlos Menem, a jeté l'éponge mercredi soir. Son
retrait de la course à la présidence rend inutile
le second tour de l'élection présidentielle prévu
pour le 18 mai. L'annulation légale du second tour prive
M. Kirchner d'un triomphe annoncé par les sondages et
ternit d'emblée son autorité et sa présidence,
à laquelle ne sera associée que son score de 22%
obtenu au premier tour.
mardi 29 avril 2003 (latinreporters.com)
Duel
péroniste Menem-Kirchner et choix apparent de société
au second tour de l'élection présidentielle
Etonnant animal politique, l'ex-président
péroniste et néolibéral Carlos Menem, 72
ans, a remporté dimanche le premier tour de l'élection
présidentielle argentine avec 24,36% des voix. Le 18
mai, un péroniste de centre gauche, Nestor Kirchner,
crédité avant-hier de 21,99% des suffrages, sera
son adversaire lors d'un second tour inédit dans l'histoire
électorale argentine. Entre le libéralisme pro-américain
de Carlos Menem et l'apparent égalitarisme nationaliste
de Nestor Kirchner, les Argentins pourront croire à un
choix de société, même si le péronisme,
considéré globalement, est déjà
le grand vainqueur du scrutin présidentiel.
samedi 26 avril 2003 (latinreporters.com)
L'élection
présidentielle la plus incertaine de l'histoire marquée
par le phénomène Menem
Plus de 25 millions d'Argentins
sont appelés aux urnes pour élire ce dimanche
le chef de l'Etat qui succèdera au président intérimaire
Eduardo Duhalde. Cette élection apporte espoir et désolation,
avec une même intensité. Espoir, car un changement
peut toujours être bon lorsqu'on se porte aussi mal. Désolation,
car après la clameur populaire pour "qu'ils s'en
aillent tous", qui résonnait comme une promesse
de rénovation de la classe politique, voilà qu'aujourd'hui
se disputent la présidence des personnages qui, depuis
toujours, occupaient au gouvernement des fonctions diverses.
Preuve en est l'éternel retour de l'ex-président
Carlos Menem.
samedi 26 avril 2003 (latinreporters.com)
Election
présidentielle: la droite économique a deux fers
au feu
Pro-américain et néo-libéral,
Carlos Menem représente l'aile droite du péronisme.
Les milieux d'affaires ne seraient pas fâchés de
sa victoire. Ils s'inquiètent néanmoins du fort
indice de rejet que soulève dans l'opinion l'ex-président,
favori au premier tour, mais qui risquerait d'être battu
au second, quel que soit son adversaire. C'est peut-être
pourquoi les milieux économiques et les médias
qui les représentent ont misé aussi sur l'ex-ministre
des Finances Ricardo Lopez Murphy, contribuant à sa surprenante
ascension dans les sondages.
vendredi 25 avril 2003 (latinreporters.com)
Interview
Carlos Menem, favori 1er tour élection présidentielle:
"honorer la dette"
"Honorer la dette publique"
pour rendre confiance aux investisseurs, "complémentarité
du Mercosur et de l'ALCA" dans le cadre d'une union continentale
des Amériques "de l'Arctique à l'Antarctique",
voilà les points forts de l'interview que nous a accordée
Carlos Menem, favori du premier tour, le 27 avril, de l'élection
présidentielle. L'inusable ex-président péroniste
gouverna déjà l'Argentine de 1989 à 1999.
lundi 31 mars 2003 (latinreporters.com)
Le
nouveau président ne sera sans doute élu qu'au
second tour
A cause surtout de la division
des péronistes, le successeur du président argentin
Eduardo Duhalde ne sera sans doute pas élu le 27 avril,
date du premier tour du scrutin présidentiel, mais au
second tour prévu pour le 18 mai.
jeudi
6 mars 2003 (latinreporters.com)
Redollarisation
? La Cour suprême annule la "pesification" de
comptes en dollars
La Cour suprême d'Argentine a déclaré
inconstitutionnelle, pour atteinte au droit de propriété,
la "pesification" forcée d'avoirs à
terme en dollars, transformés par décret gouvernemental
en pesos en janvier 2002. La sentence, rendue mercredi, ne fait
droit qu'à la demande d'un seul plaignant, la province
de San Luis. Mais la jurisprudence ainsi créée
pourrait donner raison aussi à plus de 100.000 épargnants
qui ont saisi la justice contre la "pesification"
de leurs dollars. Déjà très fragilisé,
le système financier argentin affronte ainsi une nouvelle
menace à l'approche de l'élection présidentielle
du 27 avril.