Amérique latine Bolivie
   
L'actualité bolivienne en 2003

 

jeudi 20 novembre 2003 (LatinReporters.com)
Libre-échange / Amérique latine-ZLEA: les Etats-Unis vont multiplier les traités bilatéraux
Le représentant des Etats-Unis pour le Commerce, Robert Zoellick, a annoncé l'ouverture de négociations de traités bilatéraux de libre-échange avec la Colombie, le Pérou, l'Equateur et la Bolivie. Il a souligné les progrès de négociations similaires avec d'autres pays d'Amérique latine. M. Zoellick s'exprimait en marge et à la veille de la réunion, ce jeudi à Miami, des ministres ou responsables du Commerce des 34 pays des Amériques (sans Cuba) pour un nouveau round sur la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA; ALCA en espagnol). La stratégie bilatérale de Washington déjoue les réticences, surtout brésiliennes, à l'égard de la ZLEA, dont le lancement est prévu pour 2005.

mardi 21 octobre 2003 (LatinReporters.com)
Nouveau gouvernement: deux Amérindiens, un général et des indépendants
Des technocrates indépendants, deux autochtones amérindiens et un général forment le gouvernement bolivien présenté dimanche soir à La Paz par le nouveau président Carlos Mesa Gisbert. Pour la première fois dans l'histoire de la Bolivie, l'exécutif ne compte aucun ministre représentant un parti politique. La récente convulsion sociale appelée "guerre du gaz", qui a fait plus de 80 morts et provoqué la chute et l'exil de l'ex-président Gonzalo Sanchez de Lozada, a discrédité davantage les partis. Le leader autochtone Felipe Quispe, dirigeant du plus grand syndicat agricole bolivien, prétend que le retour au calme n'est que "tactique". Il n'exclut pas une prochaine "guerre civile".

samedi 18 octobre 2003 (LatinReporters.com)
Les Amérindiens gagnent la "guerre du gaz", perdue par les Etats-Unis
Conclue ou pour le moins suspendue vendredi par la fuite à Miami du président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada, remplacé par le vice-président Carlos Mesa Gisbert, la "guerre du gaz" a duré 32 jours. Durement réprimée par l'armée, cette mobilisation ethnique et sociale contre une gestion néo-libérale du gaz naturel bolivien a fait plus de 80 morts et quelque 400 blessés. Renforcée notamment par les syndicats et les mineurs, la gauche ethnique des leaders amérindiens Evo Morales et Felipe Quispe a remporté une victoire qui fera date dans la lutte contre la globalisation. Principaux perdants à ce titre de la "guerre du gaz", les Etats-Unis, malgré les tueries, ont soutenu jusqu'au bout Sanchez de Lozada. L'Union européenne, en particulier l'Espagne, aussi.

jeudi 16 octobre 2003 (LatinReporters.com)
Guerre du gaz: référendum annoncé par le "pouvoir blanc" rejeté au nom du "sang des morts"
"Au nom du sang" des manifestants abattus par l'armée (plus de 80 selon une organisation humanitaire), l'opposition a rejeté le référendum proposé mercredi par le président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada pour tenter de désamorcer la "guerre du gaz" qui secoue la Bolivie depuis la mi-septembre. Dirigeants indiens et syndicaux affirment qu'ils continueront à paralyser le pays contre l'exportation de gaz naturel bolivien vers l'Amérique du Nord tant qu'ils n'auront pas obtenu la démission du chef de l'Etat. Ce dernier tente de ressouder ce que des observateurs appellent parfois le "pouvoir blanc", majoritaire au Parlement dans une Bolivie qui compte pourtant plus de 60% d'Indiens. Les manifestations antigouvernementales s'amplifiaient jeudi à La Paz.

mercredi 15 octobre 2003 (LatinReporters.com)
"Guerre du gaz": la France "déconseille formellement de se rendre en Bolivie"
Alors que de diverses régions boliviennes des colonnes d'ouvriers, de mineurs et de paysans convergent ce mercredi vers La Paz pour y exiger la démission du président Gonzalo Sanchez de Lozada, qui réprime avec l'armée une crise sociale sans précédent ("la guerre du gaz" - plus de 70 morts en un mois selon le dernier bilan des organisations humanitaires locales), le ministère français des Affaires étrangères vient de "déconseiller formellement de se rendre en Bolivie". Il avertit du danger de "tirs à balles réelles et de l'usage de bâtons de dynamite".

mardi 14 octobre 2003 (LatinReporters.com)
Bolivie-guerre du gaz: malgré les tueries, les Etats-Unis appuient le président Sanchez de Lozada
La crise bolivienne s'internationalise. En offrant lundi au président Gonzalo Sanchez de Lozada un soutien assorti d'un avertissement à l'opposition, Washington est en effet devenue partie prenante dans la "guerre du gaz" qui ensanglante depuis un mois la Bolivie. L'armée et la police continuent à réprimer durement les manifestations contre le projet d'exportation, via le Chili, de gaz naturel bolivien aux Etats-Unis et au Mexique. Grèves et émeutes paralysent la Paz et d'autres villes. Les organisations humanitaires dénombrent au moins 50 morts et près de 200 blessés. La démission de quatre ministres isole davantage le président Sanchez de Lozada, qui semble ne plus pouvoir compter que sur Washington et l'armée.

lundi 13 octobre 2003 (LatinReporters.com)
La "guerre du gaz" devient un emblème sanglant de lutte contre la globalisation
Attisée par la pauvreté, l'ethnicité et le nationalisme, la "guerre du gaz" -nom donné aux mobilisations contre l'exportation future, via le Chili, de gaz naturel bolivien vers l'Amérique du Nord- devient sanglante. Elle acquiert un caractère emblématique en visant aussi la globalisation. En un mois, le conflit a fait, lors de heurts entre manifestants et force de l'ordre, au moins 14 morts et des dizaines de blessés, la majorité dans la ville d'El Alto, militarisée samedi. La troupe tente de lever les barrages routiers qui isolent La Paz, en proie aux pénuries. A cause des affrontements, tous les vols commerciaux à destination et au départ de son aéroport international ont été suspendus dimanche soir. Accusés de tentative de coup d'Etat, des opposants passent à la clandestinité.

jeudi 25 septembre 2003 (latinreporters.com)
La Bolivie menacée d'explosion par son gaz naturel
Depuis plusieurs jours, la ville de La Paz, siège du gouvernement bolivien, est pratiquement isolée du reste du pays par le blocus de routes organisé par la Confédération syndicale de travailleurs agricoles de l'Indien Felipe Quispe, ex-candidat à la présidence de la République. Parallèlement à leurs revendications contre la la marginalisation économique et sociale des populations autochtones, les protestataires se mobilisent contre le projet d'exportation de gaz naturel bolivien via le Chili et contre l'éventuelle adhésion de la Bolivie à la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA ou, en espagnol, ALCA).

jeudi 20 février 2003 (latinreporters.com)
Nouveau gouvernement après les affrontements qui ont fait 33 morts
Après une semaine d'affrontements qui ont fait 33 morts, le président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada a annoncé mercredi la formation d'un nouveau gouvernement de 13 ministres au lieu de 18. L'austérité est le mot d'ordre du nouvel exécutif. C'est l'annonce, à la requête du Fonds monétaire international (FMI), d'un impôt de 12,5% sur les salaires de 750.000 fonctionnaires, dont les policiers, qui déclencha les violences. L'armée a réprimé durement les manifestations de policiers mutinés et de civils. Pour favoriser le retour au calme, le président Sanchez de Lozada a dû renoncer au nouvel impôt.


RECHERCHEZ SUR LE SITE ET SUR LE WEB
 
© abc-latina - Bolivie - Tous droits réservés
abc-latina.com - L' AMERIQUE LATINE sur Internet