jeudi
31 janvier 2008 Bolivie
: Evo Morales verse une Rente Dignité aux plus de 60
ans
A la seule condition de résider dans leur pays, tous
les Boliviens et Boliviennes de plus de 60 ans ont désormais
droit à une rente viagère de vieillesse appelée
Rente Dignité. L'entrée en vigueur, le 1er février,
de cette mesure sociale emblématique du président
socialiste Evo Morales ne réduit pas les tensions entre
la Bolivie andine, essentiellement amérindienne, et
la Bolivie orientale riche en hydrocarbures.
lundi
26 novembre 2007 (LatinReporters.com)
La
Constitution d'Evo Morales naît "dans une caserne,
sous les fusils et maculée de sang"
Dans un climat insurrectionnel reflété par 4
morts et plus de 130 blessés, le texte global d'une
nouvelle Constitution, qu'il faut encore débattre article
par article avant ratification par référendum,
a été approuvé samedi soir à Sucre
par les seuls partisans du président amérindien
Evo Morales. Ils délibéraient dans une caserne
que des soldats et policiers en armes protégeaient
contre des milliers de manifestants.
vendredi
15 juin 2007 (LatinReporters.com)
Communauté
andine et UE négocieront l'association: Chavez freiné?
L'Union européenne (UE) et les chefs d'Etat des quatre
pays -Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie- de la Communauté
andine des nations (CAN) ont annoncé solennellement
le 14 juin à Tarija, ville du sud bolivien, "le
lancement" de la négociation d'un Accord d'association.
Un frein à l'influence du Venezuela d'Hugo Chavez?
jeudi
7 septembre 2006 (LatinReporters.com)
Evo
Morales brave la constitution
Le président amérindien Evo Morales soutient
une modification unilatérale des normes de la réforme
constitutionnelle en cours au sein de l'Assemblée constituante
élue le 2 juillet.
vendredi
30 juin 2006 (LatinReporters.com)
Le
Mexique élit son président et la Bolivie son
Assemblée constituante
La vague rose-rouge qui déferle sur l'Amérique
latine va peut-être atteindre la frontière sud
des Etats-Unis lors des élections présidentielle
et législatives du 2 juillet au Mexique. La Bolivie,
elle, élit le même jour l'Assemblée constituante
appelée à rédiger une nouvelle Charte
suprême qui pourrait codifier la révolution du
président amérindien Evo Morales.
vendredi 16 juin 2006 (LatinReporters.com)
Présidée
par Evo Morales, la Communauté andine sollicite l'UE
et les Etats-Unis
Abandonnée par le Venezuela, la Communauté andine
des nations (CAN) continue d'exister. Réunis à
Quito, les présidents de ses quatre membres actuels
- Bolivie, Pérou, Equateur et Colombie- ont sollicité
la négociation d'un accord d'association avec l'Union
européenne (UE) et le renouvellement d'avantages douaniers
qu'octroient les Etats-Unis.
samedi
13 mai 2006
(LatinReporters.com) Amérique
latine-Europe: sommet de Vienne dévalué par
les divisions
Avivées par les présidents bolivien, Evo Morales,
et vénézuélien, Hugo Chavez, les divisions
idéologiques de l'Amérique latine et leurs implications
politiques et commerciales ont dévalué le IVe
sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes
(UE-ALC), réuni du 11 au 13 mai à Vienne (Autriche).
vendredi
5 mai 2006 (LatinReporters.com) Bolivie-Brésil-Argentine-Venezuela:
prix du gaz à négocier, nationalisation acceptée
Livraisons de gaz bolivien garanties, renégociation
du prix, aval politique à la nationalisation des hydrocarbures
décrétée le 1er mai en Bolivie, invitée
à participer au mégaprojet de gazoduc sud-américain:
c'est le bilan du sommet qui a réuni à Puerto
Iguazu les présidents Evo Morales (Bolivie), Nestor
Kirchner (Argentine), Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil)
et Hugo Chavez (Venezuela).
mercredi
3 mai 2006
(LatinReporters.com) Nationalisation
en Bolivie: "l'impérialiste" est le Brésil,
non les Etats-Unis
Effervescence à Brasilia. Sérénité
à Washington. La nationalisation des hydrocarbures
en Bolivie, décrétée le 1er mai par le
président Evo Morales, icône amérindienne
de la lutte contre "l'impérialisme américain",
n'a pas ému les Etats-Unis. Par contre, le Brésil
du président Lula, autre icône de la gauche latino-américaine,
est commotionné.
mardi
2 mai 2006
(LatinReporters.com) Bolivie
- Evo Morales nationalise: Espagne et Brésil les plus
frappés
L'Espagne et le Brésil, deux pays socialistes "amis"
de la Bolivie sont les plus touchés par la nationalisation
des hydrocarbures décrétée le 1er mai
par le président socialiste bolivien Evo Morales, adversaire
déclaré de "l'impérialisme américain".
L'armée contrôle les gisements. La nationalisation
s'étendra à d'autres secteurs.
mardi
25 avril 2006
(LatinReporters.com) Evo
Morales appelle Chavez à maintenir le Venezuela dans
la Communauté andine (CAN)
Evo Morales, président de la Bolivie, a appelé
son homologue du Venezuela, Hugo Chavez, à revenir
sur sa décision de retirer son pays de la Communauté
andine de nations (CAN), qui englobe aussi l'Equateur, la
Colombie et le Pérou. M. Morales a prié en contrepartie
Bogota et Lima de suspendre leurs traités de libre-échange
avec Washington.
mercredi
19 avril 2006
(LatinReporters.com) Bolivie:
l'armée délivre trois ministres d'Evo Morales
séquestrés dans un climat social tendu
L'armée est intervenue mercredi pour délivrer
trois ministres du président Evo Morales séquestrés
dans la localité orientale de Puerto Suarez par des
protestataires qui réclament la légalisation
d'une usine sidérurgique brésilienne en construction.
L'agitation sociale renaît en Bolivie. Pour la contrer,
les partisans d'Evo Morales réactivent "l'Etat
major du peuple".
Jeudi
26 janvier 2006
(LatinReporters.com) Le
Râleur latino / France-Bolivie: gaz hilarant
Les rafales de bonne humeur réchaufferaient longtemps
l'Altiplano si le gaz que nationalise en Bolivie l'Amérindien
Evo Morales était un gaz hilarant. Sa commercialisation
politique en serait fulgurante.
jeudi
22 décembre 2005
(LatinReporters.com) Bolivie
- Evo Morales: bilan des changements annoncés
De multiples déclarations post-électorales du
leader indien Evo Morales, qui assumera la présidence
de la Bolivie à partir du 22 janvier 2006, précisent
la portée des principaux changements qu'il avait annoncés,
à savoir la nationalisation des hydrocarbures (dont
le gaz naturel), la légalisation de la coca et la lutte
contre "l'impérialisme nord-américain".
mardi
20 décembre 2005
(LatinReporters.com) Bolivie
- Evo Morales président: réactions en Amérique
latine et en Espagne
En Amérique latine et en Espagne, on souligne la victoire
"écrasante" à l'élection présidentielle,
dimanche en Bolivie, du leader indien de gauche Evo Morales,
mais l'incertitude domine les commentaires sur les conséquences
de ses promesses de nationaliser les ressources naturelles,
dont le gaz et le pétrole, et de légaliser la
coca.
Lundi
19 décembre 2005 (Le
monde - AFP) Evo
Morales remporte l'élection présidentielle en
Bolivie
Crédité de plus de 50 % des suffrages, Evo Morales,
candidat des producteurs de coca et des Amérindiens,
deviendrait le premier président indigène du
pays. Le candidat de gauche Evo Morales semble assuré
de devenir le premier président indigène de
Bolivie.
samedi
17 décembre 2005
(LatinReporters.com) Bolivie-élections:
Amérindien et anti-impérialiste, Evo Morales
favori de la présidentielle
Poncho contre veston-cravate, coca contre répression
antidrogue, majorité indienne contre domination blanche,
nationalisation des hydrocarbures contre pouvoir des multinationales,
"peuple travailleur" contre "impérialisme
américain"... Les élections de dimanche
en Bolivie résument tous les combats. Favori de la
présidentielle, Evo Morales pourrait être le
premier chef d'Etat amérindien de ce pays.
jeudi
29 septembre 2005 (LatinReporters.com) Bolivie-élections
: favori, Evo Morales se modère sauf sur la coca
Candidat d'extrême gauche à la présidence
de la Bolivie, l'Indien Evo Morales est en tête des
sondages à quelque deux mois des élections générales
du 4 décembre. Leader du Mouvement vers le socialisme
(MAS), il est aussi dirigeant syndical des producteurs de
coca, matière première de la cocaïne. Il
est surtout la "bête noire" des Etats-Unis.
lundi
19 septembre 2005
(LatinReporters.com) Sécheresse
sur l'Amazonie: incendie en Bolivie et Amazone peu navigable
au Pérou
Un gigantesque incendie, qui a déjà détruit
entre 80.000 et 100.000 hectares de forêt, ravage l'Amazonie
bolivienne. C'est l'une des conséquences d'une grave
sécheresse, qui sévit depuis plusieurs semaines
et qui, au Pérou, a ramené le fleuve Amazone
à son plus bas niveau depuis au moins 30 ans, limitant
sa navigabilité.
Lundi
13 juin 2005
(LatinReporters.com) Démembrer
la Bolivie ouvrirait une boîte de Pandore en Amérique
latine
Les récents événements ont conduit à
se demander si la Bolivie pourrait se fragmenter comme l'ex-Yougoslavie.
Dans le passé, on redoutait qu'elle subisse le sort
de l'ancienne Pologne, répartie entre ses voisins.
L'Amérique du Sud n'a plus vu se fracturer l'un de
ses pays depuis un siècle et cela la différencie
de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Un démembrement
de la Bolivie ouvrirait une boîte de Pandore dans la
région.
vendredi
10 juin 2005
(LatinReporters.com) Bolivie:
Rodriguez président, élections anticipées
et retour au calme incertain
La prochaine convocation d'élections anticipées
a été annoncée par le nouveau président
de la Bolivie, Eduardo Rodriguez, lors de son investiture
parlementaire, jeudi peu avant minuit dans la ville de Sucre.
Il a souhaité la "récupération"
des hydrocarbures. Leur nationalisation est la principale
revendication des manifestants qui ont bloqué le pays
pendant trois semaines et forcé la démission
du désormais ex-président Carlos Mesa.
jeudi
9 juin 2005 (LatinReporters.com)
Bolivie:
l'armée en "alerte maximale" et prête
à "défendre la démocratie"
En kaki de combat, se disant "en alerte maximale"
et prêts à intervenir "si nécessaire"
pour "préserver l'intégrité et la
souveraineté nationale, la loi et la démocratie",
les chefs de l'armée bolivienne ont appelé jeudi
à la Paz, devant la presse, "tous les acteurs
de la crise actuelle" à une "trêve
politico-sociale pour éviter le suicide national".
mardi
7 juin 2005
(LatinReporters.com) Bolivie
- Nouvelle démission du président Mesa: vers
un putsch civil ?
Comme en mars et à nouveau sous la pression de manifestations
qui paralysent le pays depuis trois semaines, Carlos Mesa
a annoncé lundi soir à la télévision
qu'il soumettait au Parlement sa "renonciation"
à la présidence de la Bolivie. Gaz, ethnicité,
misère et influences internationales alimentent la
crise bolivienne. Une menace de putsch civil existe.
mercredi
9 mars 2005
(LatinReporters.com) Bolivie:
Carlos Mesa, président renforcé après
le rejet de sa démission par le Parlement
Carlos Mesa reste président de la Bolivie avec une
autorité renforcée après le rejet unanime
de sa démission, mardi à La Paz, par les députés
et sénateurs lors d'une session extraordinaire du Congrès.
Un "Accord pour la nation" assure au président
Mesa un ample soutien parlementaire. Mais l'accord, lui, n'est
pas ratifié par la gauche amérindienne et les
convulsions sociales risquent donc de se poursuivre.
mardi
8 mars 2005
(LatinReporters.com) Bolivie:
le président Carlos Mesa renforcé par sa démission...
révocable
Les nombreux appels à un "pacte national"
tendaient à convaincre députés et sénateurs
boliviens, réunis mardi en session extraordinaire du
Congrès, de refuser la démission du président
Carlos Mesa. Jugeant "ingouvernable" la Bolivie
agitée par des conflits sur la gestion du gaz et de
l'eau, le chef de l'Etat n'a toutefois pas qualifié
d'irrévocable sa démission, qui lui vaut une
vague d'appuis nationaux et internationaux.
samedi
29 janvier 2005
(LatinReporters.com) Bolivie:
autonomie contestée de Santa Cruz proclamée
par une marée humaine
Entre 200.000 et 300.000 personnes ont proclamé vendredi
à Santa Cruz de la Sierra, chef-lieu du riche département
de Santa Cruz, une Assemblée provisoire chargée
d'établir la première autonomie régionale
en Bolivie. Acculé par la pression régionaliste,
le président bolivien Carlos Mesa n'avait donné
son feu vert que la veille.
mardi
20 juillet 2004
(LatinReporters.com) Bolivie
- référendum sur le gaz : victoire conditionnelle
du président Carlos Mesa
Le Congrès (Parlement), l'opinion publique, l'opposition
ethnico-syndicale et les multinationales sont quatre fronts
qui conditionnent la consolidation de la victoire du président
bolivien Carlos Mesa au référendum du 18 juillet
sur la gestion des hydrocarbures et surtout du gaz. Pays le
plus pauvre d'Amérique du Sud, la Bolivie en possède
les principales réserves de gaz naturel après
celles du Venezuela. Comme le souhaitait le président
Mesa, les résultats du référendum ouvrent
théoriquement la voie à un retour partiel de
l'Etat dans le secteur du gaz et à sa libre exportation,
contestée violemment (80 morts) en octobre 2003.
dimanche
18 juillet 2004
(LatinReporters.com) Bolivie
- gaz : les 5 questions du référendum polémique
du président Mesa
L'hostilité de communautés indiennes et de syndicats
ouvriers et paysans, ainsi que le manque de transparence des
questions posées jettent le doute sur les conséquences
du référendum convoqué le président
Carlos Mesa. Par ce référendum, quelque 4,4
millions d'électeurs boliviens (sur une population
totale de 8,7 millions, dont 60% d'Indiens) devaient en principe
déterminer dimanche la politique d'exploitation des
gigantesques réserves de gaz du pays, le plus pauvre
d'Amérique du Sud.
mardi
22 juin 2004 (LatinReporters.com
/ Centre de Nouvelles ONU) Culture
mondiale de coca en baisse - Colombie, Pérou et Bolivie
la monopolisent
Trois rapports concernant la Colombie, la Bolivie et le Pérou
montrent une réduction de la culture de la coca a indiqué
à New York le représentant de l'Agence de l'ONU
contre la drogue et le crime (ONUDC). Ces trois pays latino-américains
fournissent la quasi totalité de la production mondiale
de coca, matière première de la cocaïne.
vendredi
30 avril 2004
(LatinReporters.com) Le
gaz pollue les relations du Chili avec l'Argentine et la Bolivie
En proie à une crise énergétique, l'Argentine
réduit ses exportations de gaz naturel vitales pour
le Chili. L'abondant gaz bolivien soulagera les Argentins,
à la condition, imposée par La Paz, qu'ils ne
revendent pas aux Chiliens un éventuel surplus. Ennemi
historique de la Bolivie, le Chili est ainsi la victime d'une
relation triangulaire polluée par le gaz. Le Pérou,
l'Uruguay, le Brésil et le Venezuela sont impliqués
à titres divers dans ce dossier révélateur
des difficultés de l'intégration économique
et politique en Amérique du Sud.
jeudi
20 novembre 2003 (LatinReporters.com) Libre-échange
/ Amérique latine-ZLEA: les Etats-Unis vont multiplier
les traités bilatéraux
Le représentant des Etats-Unis pour le Commerce, Robert
Zoellick, a annoncé l'ouverture de négociations
de traités bilatéraux de libre-échange
avec la Colombie, le Pérou, l'Equateur et la Bolivie.
Il a souligné les progrès de négociations
similaires avec d'autres pays d'Amérique latine. M.
Zoellick s'exprimait en marge et à la veille de la
réunion, ce jeudi à Miami, des ministres ou
responsables du Commerce des 34 pays des Amériques
(sans Cuba) pour un nouveau round sur la future Zone de libre-échange
des Amériques (ZLEA; ALCA en espagnol). La stratégie
bilatérale de Washington déjoue les réticences,
surtout brésiliennes, à l'égard de la
ZLEA, dont le lancement est prévu pour 2005.
mardi
21 octobre 2003
(LatinReporters.com) Nouveau
gouvernement: deux Amérindiens, un général
et des indépendants
Des technocrates indépendants, deux autochtones amérindiens
et un général forment le gouvernement bolivien
présenté dimanche soir à La Paz par le
nouveau président Carlos Mesa Gisbert. Pour la première
fois dans l'histoire de la Bolivie, l'exécutif ne compte
aucun ministre représentant un parti politique. La
récente convulsion sociale appelée "guerre
du gaz", qui a fait plus de 80 morts et provoqué
la chute et l'exil de l'ex-président Gonzalo Sanchez
de Lozada, a discrédité davantage les partis.
Le leader autochtone Felipe Quispe, dirigeant du plus grand
syndicat agricole bolivien, prétend que le retour au
calme n'est que "tactique". Il n'exclut pas une
prochaine "guerre civile".
samedi
18 octobre 2003
(LatinReporters.com) Les
Amérindiens gagnent la "guerre du gaz", perdue
par les Etats-Unis
Conclue ou pour le moins suspendue vendredi par la fuite à
Miami du président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada,
remplacé par le vice-président Carlos Mesa Gisbert,
la "guerre du gaz" a duré 32 jours. Durement
réprimée par l'armée, cette mobilisation
ethnique et sociale contre une gestion néo-libérale
du gaz naturel bolivien a fait plus de 80 morts et quelque
400 blessés. Renforcée notamment par les syndicats
et les mineurs, la gauche ethnique des leaders amérindiens
Evo Morales et Felipe Quispe a remporté une victoire
qui fera date dans la lutte contre la globalisation. Principaux
perdants à ce titre de la "guerre du gaz",
les Etats-Unis, malgré les tueries, ont soutenu jusqu'au
bout Sanchez de Lozada. L'Union européenne, en particulier
l'Espagne, aussi.
jeudi
16 octobre 2003
(LatinReporters.com) Guerre
du gaz: référendum annoncé par le "pouvoir
blanc" rejeté au nom du "sang des morts"
"Au nom du sang" des manifestants abattus par l'armée
(plus de 80 selon une organisation humanitaire), l'opposition
a rejeté le référendum proposé
mercredi par le président bolivien Gonzalo Sanchez
de Lozada pour tenter de désamorcer la "guerre
du gaz" qui secoue la Bolivie depuis la mi-septembre.
Dirigeants indiens et syndicaux affirment qu'ils continueront
à paralyser le pays contre l'exportation de gaz naturel
bolivien vers l'Amérique du Nord tant qu'ils n'auront
pas obtenu la démission du chef de l'Etat. Ce dernier
tente de ressouder ce que des observateurs appellent parfois
le "pouvoir blanc", majoritaire au Parlement dans
une Bolivie qui compte pourtant plus de 60% d'Indiens. Les
manifestations antigouvernementales s'amplifiaient jeudi à
La Paz.
mercredi
15 octobre 2003
(LatinReporters.com) "Guerre
du gaz": la France "déconseille formellement
de se rendre en Bolivie"
Alors que de diverses régions boliviennes des colonnes
d'ouvriers, de mineurs et de paysans convergent ce mercredi
vers La Paz pour y exiger la démission du président
Gonzalo Sanchez de Lozada, qui réprime avec l'armée
une crise sociale sans précédent ("la guerre
du gaz" - plus de 70 morts en un mois selon le dernier
bilan des organisations humanitaires locales), le ministère
français des Affaires étrangères vient
de "déconseiller formellement de se rendre en
Bolivie". Il avertit du danger de "tirs à
balles réelles et de l'usage de bâtons de dynamite".
mardi
14 octobre 2003
(LatinReporters.com) Bolivie-guerre
du gaz: malgré les tueries, les Etats-Unis appuient
le président Sanchez de Lozada
La crise bolivienne s'internationalise. En offrant lundi au
président Gonzalo Sanchez de Lozada un soutien assorti
d'un avertissement à l'opposition, Washington est en
effet devenue partie prenante dans la "guerre du gaz"
qui ensanglante depuis un mois la Bolivie. L'armée
et la police continuent à réprimer durement
les manifestations contre le projet d'exportation, via le
Chili, de gaz naturel bolivien aux Etats-Unis et au Mexique.
Grèves et émeutes paralysent la Paz et d'autres
villes. Les organisations humanitaires dénombrent au
moins 50 morts et près de 200 blessés. La démission
de quatre ministres isole davantage le président Sanchez
de Lozada, qui semble ne plus pouvoir compter que sur Washington
et l'armée.
lundi
13 octobre 2003
(LatinReporters.com) La
"guerre du gaz" devient un emblème sanglant
de lutte contre la globalisation
Attisée par la pauvreté, l'ethnicité
et le nationalisme, la "guerre du gaz" -nom donné
aux mobilisations contre l'exportation future, via le Chili,
de gaz naturel bolivien vers l'Amérique du Nord- devient
sanglante. Elle acquiert un caractère emblématique
en visant aussi la globalisation. En un mois, le conflit a
fait, lors de heurts entre manifestants et force de l'ordre,
au moins 14 morts et des dizaines de blessés, la majorité
dans la ville d'El Alto, militarisée samedi. La troupe
tente de lever les barrages routiers qui isolent La Paz, en
proie aux pénuries. A cause des affrontements, tous
les vols commerciaux à destination et au départ
de son aéroport international ont été
suspendus dimanche soir. Accusés de tentative de coup
d'Etat, des opposants passent à la clandestinité.
jeudi
25 septembre 2003 (latinreporters.com) La
Bolivie menacée d'explosion par son gaz naturel
Depuis plusieurs jours, la ville de La Paz, siège du
gouvernement bolivien, est pratiquement isolée du reste
du pays par le blocus de routes organisé par la Confédération
syndicale de travailleurs agricoles de l'Indien Felipe Quispe,
ex-candidat à la présidence de la République.
Parallèlement à leurs revendications contre
la la marginalisation économique et sociale des populations
autochtones, les protestataires se mobilisent contre le projet
d'exportation de gaz naturel bolivien via le Chili et contre
l'éventuelle adhésion de la Bolivie à
la future Zone de libre-échange des Amériques
(ZLEA ou, en espagnol, ALCA).
jeudi
20 février 2003
(latinreporters.com) Nouveau
gouvernement après les affrontements qui ont fait 33
morts
Après une semaine d'affrontements
qui ont fait 33 morts, le président bolivien Gonzalo
Sanchez de Lozada a annoncé mercredi la formation d'un
nouveau gouvernement de 13 ministres au lieu de 18. L'austérité
est le mot d'ordre du nouvel exécutif. C'est l'annonce,
à la requête du Fonds monétaire international
(FMI), d'un impôt de 12,5% sur les salaires de 750.000
fonctionnaires, dont les policiers, qui déclencha les
violences. L'armée a réprimé durement
les manifestations de policiers mutinés et de civils.
Pour favoriser le retour au calme, le président Sanchez
de Lozada a dû renoncer au nouvel impôt.