Le
désert d’Atacama, qui couvre une grande partie du nord du Chili
et s’étend jusqu’au sud du Pérou, se révèle être l’endroit le
plus sec de la terre, d’autant que, sur une grande partie de
ce territoire, il ne pleut tout simplement jamais. Un occasionnel
brouillard fournit ici à peu près la seule humidité qui soit.
Une autre distinction notable entre l’Atacama et la plupart
des autres déserts tient à l’absence de toute végétation visible
sur de vastes pans de territoire.Plus
à l’intérieur des terres, à plus haute altitude, surgissent
quelques oasis, et certains points reçoivent même des précipitations,
ce qui permet de cultiver le sol à une échelle très restreinte,
ce que font les Aymaras sur des collines aménagées en terrasse
suivant une méthode ancestrale Amérindienne.
L’exploitation
des mines constitue la pierre angulaire de l’économie locale,
cette partie de la Cordillère des Andes recèle les plus riches
gisement de cuivre au monde, sans parler des autres
minerais qu’on y trouve. La plus grande mine de cuivre à ciel
ouvert se trouve d’ailleurs à Chuquicamata, près de Calama.
Le transport
et le commerce, la transformation de la poudre de poisson
et le tourisme à petite échelle, complètent pour leur part
les ressources économiques.
Plus
vous approchez de la frontière Bolivienne, plus vous prendrez
conscience de la présence indigène au sein de la population,
la Bolivie en soi étant majoritairement peuplée d’Amérindiens.
Les principales villes de cette région sont Antofagasta, Iquique
et Arica, la plus au nord de toutes. Calama, qui se trouve
à l’intérieur des terres est pour sa part un important centre
minier.
Certains
panoramas les plus époustouflants vous attendent au Parque
Nacional Lauca, déclaré
réserve mondiale de la biosphère, il renferme
des volcans à couper le souffle et l’un des lacs les plus
haut perchés du monde. Y vivent des vicuñas,
des vizcachas et plus de 150 espèces d’oiseaux. Vous
pourrez y apercevoir des Indiens Aymaras pratiquant l’élevage
des lamas ou des alpacas.
Malgré
la longueur du littoral et les latitudes tropicales qui caractérisent
cette région, on n’y trouve aucune station balnéaire digne
de ce nom, bien qu’Iquique s’en approche passablement et accueille
de nombreux estivants Chiliens.