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L'actualité du Costa Rica en 1997

En 1997, selon une enquête d'opinion, la moitié des Costariciens jugeait «mauvaise» ou «très mauvaise» l'action du gouvernement du président José Maria Figueres. Pis, pour ce dernier: ils étaient près de 60 % à estimer que rien ne leur semblait de nature à améliorer la situation. Pourtant, le Costa Rica fait partie des pays relativement riches, avec un PNB par habitant supérieur à 2.000 dollars. Il reste que l'état calamiteux des finances publiques constitue un frein à la croissance.
Élu en mai 1994 après une campagne électorale tout entière axée sur la dénonciation des programmes d'ajustement structurel imposés par le FMI, José Maria Figueres poursuivait, quatre ans plus tard, une politique d'ajustement particulièrement musclée. Ainsi, en dépit de l'opposition d'une partie de sa propre formation, le chef de l'État a continué de démanteler la politique sociale élaborée par son père quarante ans plus tôt. Il reste que la transition de l'État-providence à l'économie de marché ne va pas sans poser de sérieuses difficultés. La croissance n'a pas cessé de chuter depuis 1992, passant de 7,2 % à 6 % en 1993, 3,5 % en 1994 et 1995, avant de s'effondrer en 1996 (0,8 %). Rien n'indiquait que le millésime 1997 sera meilleur.
Par ailleurs, estimant catastrophique l'état des finances publiques, plusieurs anciens présidents de la République ont réclamé une série de réformes. Une commission regroupant les représentants des deux principales formations politiques – le Parti de libération national (PLN, au pouvoir) et le Parti de l'unité sociale-chrétienne (PUSC) – a repris à son compte la proposition des anciens chefs de l'État: privatiser les télécommunications, l'énergie, les assurances et trois des quatre banques nationalisées. Si les autres indicateurs économiques n'étaient guère plus encourageants – l'inflation est restée supérieure aux 10 % prévus par le gouvernement –, le chômage s'est toutefois stabilisé autour de 5 %, soit le taux le plus bas d'Amérique centrale.
Sans doute l'impopularité du gouvernement tient moins à ses performances économiques qu'à l'impression qu'il donne d'une gestion chaotique. Un sentiment qui ne pouvait qu'inquiéter le président en cette année préélectorale.

© Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2002

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