Considéré
pendant les années 1970 comme la Suisse de l'Amérique
centrale, le Costa Rica ne mérite certes plus cette
appellation flatteuse. Il reste toutefois un îlot
de prospérité, eu égard à la
crise que connaissent ses voisins. Partisan d'une politique
économique libérale, le nouveau président,
Miguel Angel Rodriguez, hérite d'un pays à
la situation économique saine. On lui reproche toutefois
d'avoir rencontré un baron de la drogue mexicain
au début de sa campagne électorale.
Appelés
le 1er février à élire leur nouveau
président, les électeurs costaricains ont
porté leurs voix sur le candidat du Parti de l'unité
sociale-chrétienne (PUSC), Miguel Angel Rodriguez.
Toutefois, ce dernier ne l'a emporté qu'avec une
marge très étroite (2,4 %) sur son adversaire
social-démocrate du Parti de la libération
nationale (PLN), José Miguel Corrales, candidat du
parti au pouvoir. Selon les résultats définitifs
publiés par le Tribunal suprême, M.A. Rodriguez
a obtenu 46,8 % des voix, contre 44,4 % pour J.M.
Corrales. Un écart bien mince au terme d'une consultation
électorale marquée par un taux d'abstention
particulièrement élevé (29 %);
il faudrait en effet remonter quarante ans en arrière
pour trouver trace d'une aussi faible mobilisation des électeurs.
Sur
le plan économique, le Costa Rica est sorti en 1997
de la récession et devait enregistrer une croissance
de l'ordre de 2?5 %. Signe que la reprise était
au rendez-vous, les investissements directs se sont établis
au-dessus de 600 millions de dollars en 1997,
ce qui représentait un volume supérieur au
total enregistré dans le reste de la région.
Et tout indiquait que les investissements avaient retrouvé,
en 1998, le chemin du Costa Rica. La stabilité
politique, les règles claires en matière d'investissement
et le niveau scolaire élevé de la population
auront indéniablement facilité l'afflux de
capitaux étrangers. Le président sortant,
José Maria Figueres, s'était fixé comme
but de faire de son pays le premier «tigre industriel
du XXIe siècle en Amérique latine».
Mais en dépit de ses atouts, le Costa Rica reste
très dépendant de ses ventes de matières
premières, notamment la banane et le café,
dont les cours fluctuants ont de fortes incidences sur la
formation du PIB.
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Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2002