Le
sud-ouest du Costa Rica est certainement l'un des endroits
où l'on trouve le plus grand nombre de réserves
naturelles et de tribus indiennes.
La région est bien desservie par l'interaméricana,
mais deux grands territoires sont restées sauvages
: la péninsule d'Osa et la cordillère de Talamanca,
réserve mondiale de la biosphère.
La
réserve de la biosphère La Amistad rassemble
une diversité de sites protégés, couvrants
12 % du territoire costaricien. Le territoire s'ordonne en
dix secteurs correspondants à dix parcs nationaux,
réserves et aires protégées. Il comprend,
notamment, le parc national la Amistad, le parc national Chirripó,
la réserve biologique Hitoy Cerere, la réserve
de vie sauvage de Tapantí, huit réserves indigènes
et les jardins botaniques Wilson. Constituée selon
des impératifs strictement écologiques, cette
immense terre est transnationale et couvre une partie du Panama
voisin.
Le
parc national de Chirripó s'étend sur 43 700
ha derrière les sommets de la cordillère de
Talamanca dont le plus haut, le Chirripó, culmine à
3820 m. Le parc appartient à la réserve de la
biosphère La Amistad et présente une variété
extraordinaire de paysages: forêts pluvieuses, forêts
de chênes, sous-bois de fougères, forêts
nuageuses altitude, marécages, lacs glacés,
pelouse de haute montagne.
Février et mars, les mois les plus secs, sont la meilleure
période pour découvrir le parc, mais ses amoureux
affirment qu'il est au sommet de sa beauté à
la saison des pluies.
La
ville de San Isidro de El General est également le
point de départ d'excursions, moins éreintantes,
comme celles qui mènent aux plages de la côte
du Sud Pacifique.
La
ville de San Vito fut fondée par des immigrés
venus d'Italie. Juchée à près de 1000
mètre d'altitude, dans une vallée montagneuse,
la petite cité, d'aspect moderne, dénombre environ
10 000 habitants. On peut se croire dans une Italie tropicale:
les pizzerias, les trattorias sont partout,et tout le monde
par italien.
Le
jardin botanique Wilson, du nom de ses fondateurs, a été
créé en 1963. Les jardins Wilson forment un
magnifique îlot de verdure comprenant les jardins proprement
dits, d'une vingtaine d'hectares, et une vaste forêt.
Au-delà de son aspect touristique, c'est d'abord un
centre de recherches, abritant des plantes en danger d'extinction.
Il mène des recherches sur les méthodes de reforestation,
dans un décor de paradis. La forêt est encombrée
de broméliacées, d'énormes fougères,d'héliconies
dites " pinces de homards " et d'innombrables orchidées.
Près de 200 espèces d'oiseaux y nichent.
Le
parc national de Corcovado, d'une superficie de 54 500 ha,
occupe la plus grande partie du paysage accidenté de
la péninsule d'Osa. Sa quasi-inaccessibilité
est une bénédiction pour les naturalistes, auxquels
le parc est destiné.
La meilleure période pour visiter le parc de Corcovado
et ses environs est la période sèche, de décembre
à avril.
La
réserve biologique de l'île de Caño est
à 15 km au large de la côte de Corcovado à
une heure de traversée.
Entre décembre et avril, des baleines à bosse
de 40 tonnes, nées en Alaska, viennent hiverner et
se reproduire ici.
En 1978, l'île de Caño, qui n'avait été
jusqu'à cette date qu'un cimetière précolombien
et un refuge pour les pirates, devint une réserve biologique.
Les 300 hectares de l'île sont entourés d'une
mer turquoise et de nombreux récifs protégées
sur une étendue marine de 2500 ha. À une quinzaine
de mètres des plages commencent les fonds coralliens,
que l'on peut découvrir avec un simple masque. Des
sentiers ont été ouverts à travers la
forêt. Au plus haut point de Caño se trouve le
cimetière précolombien.