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Le
volcan Rincón de la Vieja, composé de neuf
cratères, a depuis toujours fait parler de lui.
Ainsi, à une époque lointaine, il est dit
que le volcan était si souvent en éruption
qu'il servait de phare aux navigateurs qui longeaient
la côte du Pacifique! Mais plus vraisemblables sans
doute sont les premiers rapports d'observation, datant
de 1851, faisant état d'éruptions, de cendres
et de fumée. Au fil des décennies, de nombreuses
éruptions sans gravité furent ainsi rapportées.
Puis, autour de 1967, des éruptions plus sérieuses,
impliquant des chutes de pierres d'assez bonnes dimensions
(jusqu'à 2kg), firent craindre le pire aux habitants
des environs immédiats du volcan. Plusieurs forêts
et prés furent détruits, et certaines rivières
furent polluées par les émissions de gaz
toxiques.
En 1983 et
1984, puis en 1991 et de nouveau en 1995, d'autres éruptions
confirmèrent que le volcan «crachait»
régulièrement, comme s'il voulait signifier
qu'il peut, à tout moment, se déchaîner.
La dernière éruption en date se produisit
au printemps 1998 et affecta davantage le versant nord,
soit celui donnant sur le Nicaragua, ce versant étant
une zone quasi inhabitée.
Les différents
niveaux d'altitude du parc, qui vont de 600 m à
près de 2 000 m, favorisent une flore des plus
diversifiées. Les nombreuses précipitations
d'eau et les cendres volcaniques contribuent également
au développement de cette richesse naturelle. Entre
600 m et 1 200 m d'altitude, se trouve la forêt
sèche, composée, entre autres, d'essences
telles que le guanacaste (Enterolobium cyclocarpum), le
laurel (Cedrela odorata) et le cedro amargo (Cedrela odonta).
Entre 1 200 m et 1400m d'altitude, la forêt humide
reçoit une pluie abondante et l'on y observe de
nombreux copeys (Clusia rosea), arbres bien adaptés
à cette région. Au-delà de 1400m
d'altitude, les arbres deviennent rabougris, puis font
place aux arbustes et aux tapis de mousse.
La faune
du parc est tout aussi variée que fascinante. Avec
un peu de chance, et si vous demeurez silencieux, vous
pourrez voir des iguanes, des agoutis, des coatis, des
singes hurleurs, des singes capucins à face blanche
et des singes-araignées. Plus difficilement observables,
mais quand même présents dans le parc, se
trouvent des armadillos (tatous), des tapirs de Baird,
des pécaris, des ocelots, des pumas et des jaguars.
La faune ailée est également bien représentée,
avec quelque 300 espèces, notamment des perroquets,
des toucans, des trogons (parfois le quetzal), des oiseaux-mouches,
des colombes, des pics, des hiboux et des aigles. Vous
y surprendrez aussi de superbes papillons.
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