dimanche 6 avril 2003
(latinreporters.com)
Cuba:
flashs politico-touristiques... "Fidel Castro me rappelle
Giscard d'Estaing"
"Fidel Castro, lui qui prit le
pouvoir à une époque où Khrouchtchev
et Eisenhower dirigeaient les deux grandes puissances de
lépoque, est toujours là. Cest
au moins une raison pour laquelle Cuba reste une curiosité".
Philippe Herriau -administrateur au Lycée français
de Quito et membre de l'expédition Carishina- justifie
ainsi dans son carnet de route cubain sa récente
visite à la grande île des Antilles. Une excursion
politico-touristique ponctuée de flashs sur La Havane,
Trinidad et Vinales. Et que Fidel Castro y côtoie
soudain Giscard d'Estaing n'est pas la moindre des surprises.
mardi
8 avril 2003
(latinreporters.com)
Dissidents
condamnés à Cuba: Castro profiterait de la
guerre en Irak pour accentuer la répression
Au moins 33 des 78 dissidents anticastristes
arrêtés à Cuba en mars dernier ont été
condamnés hier a des peines de 12 à 25 ans
de prison. Prononcées à l'issue de jugements
sommaires, ces sentences frappent notamment le poète
et journaliste indépendant Raul Rivero et Hector
Palacios, promoteur du Projet Varela de démocratisation
du régime cubain. Pour accentuer soudain la répression
politique, la plus sévère depuis dix ans,
le président Fidel Castro aurait, selon les milieux
dissidents, misé sur l'éloignement de l'attention
médiatique mondiale, monopolisée par la guerre
en Irak, et sur la vague d'antiaméricanisme que cette
guerre provoque.
jeudi
10 avril 2003
(latinreporters.com)
1.454
années de prison pour 75 dissidents
Le ministre cubain des Relations extérieures,
Felipe Perez Roque, a déclaré mercredi soir
à La Havane que 75 dissidents, qu'il a qualifiés
de "mercenaires au service des Etats-Unis", ont
été condamnés ces derniers jours à
des peines comprises entre 6 et 28 années de prison
à l'issue de 29 procès. Les 75 condamnations
totalisent 1.454 ans de prison.
dimanche
13 avril 2003
(latinreporters.com)
Castro
exécute et condamne des dissidents: peur ou réplique
à la guerre en Irak ?
C'est à Cuba, lors de la "crise
des missiles" de 1962, que faillit éclater la
première guerre préventive de l'histoire contemporaine.
Aujourd'hui, en accroissant soudain la répression
dans son île -trois dissidents exécutés
et 75 autres condamnés à un total de 1.454
années de prison- le président cubain Fidel
Castro trahit-il sa peur d'une instabilité de son
régime ou signifie-t-il qu'il ne serait pas impressionné
par la guerre dite préventive des Etats-Unis et de
la Grande-Bretagne en Irak? Fidel Castro estimait samedi
que son pays est confronté à des "provocations"
de Washington visant à déboucher sur "une
agression militaire".
mardi
6 mai 2003 (latinreporters.com)
Après
la dure répression des dissidents: le peuple, avenir
de l'île ?
Mars et avril 2003 seront peut-être
un jour inscrits dans les livres dhistoire cubains.
On racontera alors aux écoliers comment, peu avant
la semaine sainte, Cuba a connu quatre semaines diaboliques,
une des plus intenses vague de répression politique
jamais lancée sur lîle. Fidel Castro
a ainsi réaffirmé son emprise sur le destin
des Cubains. Cuba ressemble chaque jour un peu plus à
un bateau ivre piloté par un commandant qui a sombré
dans la folie. Aujourd'hui, après un printemps désastreux
pour la dissidence, va-t-on assister à une mutinerie
dune société cubaine poussant son capitaine
hors du navire ?
mercredi
1er octobre 2003
(Reporters sans frontières
/ LatinReporters.com)
"Cuba
si, Castro no" d'intellectuels et artistes, même
de gauche
"Le temps est venu pour les fusils de s'agenouiller
devant l'opinion publique"... Cette phrase d'un discours
prometteur de Fidel Castro, en janvier 1959, était
lue lundi soir à Paris par l'actrice française
Catherine Deneuve, dans la salle comble du théâtre
du Rond-Point. "Plus de quarante ans ont passé
et le peuple est toujours agenouillé devant les fusils.
Nous sommes ici pour exiger de Castro qu'il tienne ses promesses",
enchaînait l'écrivain espagnol Jorge Semprun.
lundi
6 octobre 2003
(LatinReporters.com)
Malgré
la répression, Oswaldo Paya et 14.000 Cubains relancent
le Projet Varela de démocratisation
Depuis la répression, en mars dernier, qui a durement
frappé 75 dissidents, dont plusieurs dizaines de
défenseurs du Projet Varela de démocratisation
de Cuba, la réactivation de ce projet est un premier
et spectaculaire défi lancé à Fidel
Castro. Comme en mai 2002, le dissident Oswaldo Paya a présenté
vendredi dernier au Parlement de La Havane plus de 10.000
signatures -14.384 exactement- de Cubains réclamant
un référendum sur un processus de réformes
qui déboucherait sur des élections libres.