L'archipel
de Sabana-Camagüey porte dorénavant aussi
le nom de Los Jardines del Rey, qui signifie «les
jardins du roi» en espagnol. La légende
raconte que le conquistador Diego Velázquez s'aventura
dans cette région en 1513 et 1514, et qu'il fut
fasciné par la beauté des lieux. Cet archipel,
le plus grand du pays, est séparé de l'île
de Cuba par un ensemble de lagunes et de baies peu profondes.
On y dénombre près de 400 îlots
qui sont séparés des eaux profondes du
large par une barrière corallienne d'environ
400 km de longueur. La flore de l'archipel se compose
en général de mangliers. Cayo Coco porte
d'ailleurs bien son nom, puisque vous pourrez vous protéger
à souhait du soleil intense à l'ombre
de milliers de cocotiers.
Pour
s'y rendre, une route spectaculaire de 17 km traverse
des marais jusqu'à Cayo Coco. Cette route ayant
été construite en 1991 par un remplissage
de pierres et de terre sur les marécages, l'exploit
de sa réalisation fait l'orgueil des habitants
de la région. On peut voir une abondante faune
marine tout au long du trajet.
CAYO
COCO
Plus
grande île de l'archipel de Sabana-Camagüey,
Cayo Coco est en voie de devenir l'une des principales
régions touristiques de Cuba. Les plages de sable
blanc et les eaux cristallines allant du bleu au turquoise
constituent le principal attrait de cette île
sur la côte atlantique de Cuba.
Avec
ses 370 km2 de superficie, Cayo Coco est la quatrième
île en importance au pays. Vous y découvrirez
22 km de plages de sable blanc idylliques caressées
par des eaux qui demeurent chaudes à longueur
d'année. Les Cubains peuvent affirmer, sans prétention,
que ces plages constituent l'un des joyaux de leur patrimoine
naturel et qu'à ce titre elles figurent parmi
les plus belles plages du monde.
Avant
le développement du tourisme au début
des années quatre-vingt-dix, Cayo Coco se présentait
comme une île déserte, bien que des légendes
racontent que des pirates fréquentaient cette
région. Ici, de superbes plages aux eaux émeraude
et des paysages marécageux feront de votre villégiature
un séjour sans souci, tout à fait propice
au repos.
Le
développement touristique inquiète cependant
les environnementalistes. La construction de nombreux
complexes hôteliers aura un impact certain dans
cette zone pratiquement vierge et à l'équilibre
écologique fragile. Pour en savoir davantage,
vous pouvez sortir des sentiers battus pour vous rendre
au Centro de Investigación de Ecosistemas Costeros,
à l'entrée de Cayo Coco, près de
la rotonde. Administré par le ministère
des Sciences de Cuba, ce centre étudie l'écosystème
de Cayo Coco afin de le protéger. D'ailleurs,
sur leur conseil, il a été entendu que
seulement 4 % du territoire de Cayo Coco ferait l'objet
d'un développement touristique.