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#51 2006-10-18 12:06:40

Re : Parlons de l'insécurité

Mon portier m'a fait remarquer que en tant que français je pourrais mieux m'habiller et que la ceinture que je portais, on aurait pu me donner deux sous, était bien vilaine.

Je lui ai répondu que j'étais bien content qu'il l'ait remarqué et que je comptais bien que d'éventuels voleurs le remarquent  aussi.

Il y a quelques années à São Paulo, j'avais dit à un brésilien que j'essayais de parler inaperçu, il m'a répondu que c'était raté car je portais des chaussettes avec mes sandales et un foulard avec mon polo, choses que jamais un brésilien n'aurait fait.

Donc, je fais des progrès.

Il y a quelques temps, j'ai du porter une forte somme en espèces à la banque Réal. J'ai préféré y aller en taxi. Afin d'éviter de tomber sur un taxi de mèche avec des gangsters, je passe par mon portier, encore lui, dont le cousin est taxi. Il y avait une agence banque Réal toute proche mais pour justifier d'un prix de course minimum le taxi me fait traverser tout Rio Sul alors qu'il y a une agence à deux pas. C'est normal: il me rend un service, ll faut bien qu'il soit payé.

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#52 2006-10-18 13:50:30

hervebahia
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

un bresilien qui vend de la dtrogue gagne beaucoup plus que le type qui travaille dans une station service petrobas salaire 350 real par mois... et encore avec lula le salaire minimum a augmenter!!!! le probleme  c est ca!!! quand tu as deux ou 3 enfants tu veux metre du beurre dans les epinars, mon beauf frere fait le jeux   que l on trouve deans la rue il fait 2000 a 3000 reals par mois mais forcement  c est risque! mais  il a pas le choix  c est enfant vont a l ecole minimum 150 real par gosse en primaire, le loye 400 reals par mois, plan sante 600 pour toute la famille.il rste un peu apres pour manger des feijo et boire une cervege le dimanche a la praia! il a parfaitement conscience qu il alimante la violence a sa facon mais j ai pas trouvez de solution pour lui.....

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#53 2006-10-18 22:44:35

luna
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

100% ok sur le fait que tant qu’un cahier d’école coûtera 13 reals et que la diaria d’un ouvrier sera de 15…no way…
Le but n’étant pas tant de fabriquer du rêve (quoique…pas si mal, comme métier ?! tout dépend de ce dont ça dépend, comme dirait l’autre…) que d’arrêter de transformer l’existence en usine à cauchemar…après on n’en finit plus…

La peur, ça reste quand même très subjectif …Il y a de bons cours de yoga à Rio et SP… mais bon…chacun ses angoisses…en panne sur la route, je préfère attendre le passage du premier cangaceiro avec son camion Deus ajuda, que d’appeler la police militaire au secours… ;-) …caras bravos, comme dit le type du mercadinho…
(A propos de route et de danger, j’aimerai bien avoir les coordonnées du designer des quebra moles…deux mots à lui dire…la dernière fois entre Rio et Angra, je me suis à moitié assommée au plafond de la voiture…heureusement que ça n’était pas une fusca, parce qu’il y avait un gros trou juste derrière pour l’accueil…des pirates ?...soupir…fin de la parenthèse.)
A Rio je n’ai pas recueilli de confidences sur le sujet…mais à Bahia/état  beaucoup de gens ont  très peur du noir, du Saci Pererê,de la Capoira et de la macumba…et après le pagode, préfèrent trouver des compagnons de route et une petite lampe torche…ce qui  n’impressionne pas beaucoup les français, je suppose…pour couronner le tout, les compétences linguistiques ne suffisent pas toujours pour communiquer, il faut développer la télépathie…“Vo là pra coisar, cadê a rua?” Même sans être cartésien à l’excès, c’est pas clair et demande réflexion...j’en rajoute un peu mais à peine…

Je ne sais pas à quelle heure commence la turma du matin à l’école à Rio spécifiquement…mais c’est souvent 7 heures…pas vraiment bizarre de trouver des gamins dehors à 6, surtout s’ils cherchent à se faire offrir un petit dej sympa ;-) avec un appareil photo succès assuré, surtout numérique…40 laisse moi voir plus tard, boum, plus de batterie…je sais bien, je suis abonnée…je préconise une bonne dizaine de batteries rechargées ds la poche…rigolo, comme jouet…

La législation sur les armes à feu ne sert à rien du tout…la plupart viennent en contrebande de Ciudad del Este…donc des USA pour beaucoup, le parc industriel/sidérurgie/armement du paraguay n’étant pas notoirement développé…ça se saurait. Par contre c’est joli ds le journal et à l’onu…
(Pour ceux qui ne connaissent pas, Ciudad del Este= la Samaritaine…on peut absolument tout acheter, gros demi gros et détail…mais alors absolument tout…et  pas cher…le puente de la amistad, c’est une sorte de compromis entre les périphériques à 6 heures du soir et l’exode du premier mad max… les piétons sont admis, il y en a même qui passent en portant des tables de salle à manger sur la tête, ce qui me fascine…il faut supplier le douanier débordé pris d’assaut de tamponner les passeports…sinon il ne te voit même pas…mathématiquement impossible…postes à pourvoir donc , bons pourboires  ;-)…ou ressortir par le même endroit…mais à l’aéroport de SP, ayant lu lewis caroll, ils savent bien que pour sortir, il faut d’abord entrer …ce qui peut peut créer des confusions, si l’on oublie le carimbo…
A la belle saison, il fut un temps, on y trouvait même des GI’s en quête de Ben Laden…pour dire…)

Plus, spécialement pour Etienne Carioca…j’adore tes chaussettes !!! Une oasis dans la morosité urbaine… Il n’y connait rien, ton portier …;-)…si ça peut te consoler, mon petit surnom c’est » nega » mal coiffée…mais je refuse catégoriquement de me vider la bouteille de condicionador sur la tête, what can I do ?!!! Les brésiliens sont très coquets, et moi, j’ai un mal fou à manger ma pizza dans les effluves de Boticario (pourtant, je mets du parfum, mais pas autant…) … je le dit souvent à mes copains, ce qui leur permet de se moquer en prétendant que ça ne sert à rien de mettre du parfum si on ne le sent pas…la thèse tient debout…et la Bel, ne peut pas se passer de la manucure à 5 reals au moins une fois par semaine, voire plus…ne surtout pas lui suggérer que diminuer la cadence lui permettrait de faire des économies sur son salaire mini, elle est capable de répondre que c’est normal, plus on est pauvre, plus on a d’ongles…là, je m’incline…plus difficilement sur le condicionador, une bouteille par jour ds la fosse septique quand elle existe, c’est quand même cher la  cotisation chez Loréal et Johnson, ça m’énerve…
Je résiste encore et toujours au lycra de mauvaise qualité rose fluo sur mon humble personne…poussant même le vice à porter souvent du noir qui attire les moustiques pas possible, j’ai beau le savoir, tant pis, certes pas pour nettoyer les bananiers, pas kamikaze non plus, et quand je ne trouve pas d’élastique je mets un crayon ou un pinceau pour le chignon, ouh…une hérésie…but I’m still alive…pas si terrible, le choc des cultures… ;-)

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#54 2006-10-21 15:22:04

smarty
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Bonjour en passant, je ne dis rien d'autre qu'ici c'est tranquille, en comparaison avec l'Europe.
Je suis absent depuis un sacré moment, je suis super occupé, et de plus j'ai du aller a caldas Novas GO me relaxer tellement vous nous stresser sur ce forum !!
Je rigole bien sûr !! (Humour sarchastique bien entendu)!
Salutations amicales de votre camarade Gilles

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#55 2006-10-22 08:27:04

hervebahia
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

il faut rassurer nos cher lecteur ,la ville de rio n est pas la ville la plus dangereuse du monde!!! meme miami est plus dangereux.avec un president comme lula est une croissance forte le bresil  sortira des millions gens de la misere et la violence reculera dans les grands centre urbains mais il faut etre patient disont dix ans

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#56 2006-10-22 15:27:17

Mike
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Bon, mon opinion, sur Rio, c´est que tu as 2 villes dans une même ville.
Je connais Miami, bien. Ça peut être dangereux tu as raison.
Mais la zone nord de Rio est 50 000 fois plus chaude que la capitale de la Floride.

Et oui !
Tu as les quartiers sud, ou tu es vraiment pénard et tranquille, qui sont des endroits merveilleux, que tout le monde connait, Ipanema Leblon..etc.
Et les quartiers nord, qui sont pour la plupart on va pas se voiler la face, vraiment pas beau esthetiquement parlant (c´est beau Madureira? C´est beau Iraja ? et Pavuna, la classe non ? big_smile , et dangereux. C´est pas l´Irak, mais des fois c´est pas si éloigné big_smile )

Lundi dernier, le BOPE (Gign de Rio) a envahit Itararé (complexo do Alemão).
Résultat = toute la zona a chauffé, mardi j´ai pas réussi à sortir de chez moi, sans rire, [pourtant c est une rue calme à Bonsucesso, le seul problème et qu´elle se trouve à quelques centaines de mètres du Morro, comme quasiment n´importe quel endroit de la zona norte], mais j´ai eu l´impression que le morro do Adeus descendait dans la rue, ça tirait de tous les cotés. Un hélico a voulu se poser sur le morro (do Adeus), il s´est fait littéralement canardé et a du faire volte face. Tout ça, quasiment au dessus de chez moi.

Ça s est bien calmé depuis heuresement.

@+ !

PS: Sinon merci a Pierre, je connaissais pas le reportage ¨Notícias de Uma Guerra Particular (1999, de João Moreira Salles & Katia Lund)¨.
Je viens de le voir, excellent, je conseille et recommande. (on voit même le Uê, figure emblématique du ¨quartier¨ big_smile )
Je recommande également Falcão, meninos do trafico de MV Bill, excellent egalement.

Dernière modification par Mike do Leme (2006-10-22 15:37:41)

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#57 2006-10-22 22:23:03

jeanmarc
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Mike do Leme a écrit :

Bon, mon opinion, sur Rio, c´est que tu as 2 villes dans une même ville.
Je connais Miami, bien. Ça peut être dangereux tu as raison.
Mais la zone nord de Rio est 50 000 fois plus chaude que la capitale de la Floride.

Et oui !
Tu as les quartiers sud, ou tu es vraiment pénard et tranquille, qui sont des endroits merveilleux, que tout le monde connait, Ipanema Leblon..etc.
Et les quartiers nord, qui sont pour la plupart on va pas se voiler la face, vraiment pas beau esthetiquement parlant (c´est beau Madureira? C´est beau Iraja ? et Pavuna, la classe non ? big_smile , et dangereux. C´est pas l´Irak, mais des fois c´est pas si éloigné big_smile )

Lundi dernier, le BOPE (Gign de Rio) a envahit Itararé (complexo do Alemão).
Résultat = toute la zona a chauffé, mardi j´ai pas réussi à sortir de chez moi, sans rire, [pourtant c est une rue calme à Bonsucesso, le seul problème et qu´elle se trouve à quelques centaines de mètres du Morro, comme quasiment n´importe quel endroit de la zona norte], mais j´ai eu l´impression que le morro do Adeus descendait dans la rue, ça tirait de tous les cotés. Un hélico a voulu se poser sur le morro (do Adeus), il s´est fait littéralement canardé et a du faire volte face. Tout ça, quasiment au dessus de chez moi.

Ça s est bien calmé depuis heuresement.

@+ !

PS: Sinon merci a Pierre, je connaissais pas le reportage ¨Notícias de Uma Guerra Particular (1999, de João Moreira Salles & Katia Lund)¨.
Je viens de le voir, excellent, je conseille et recommande. (on voit même le Uê, figure emblématique du ¨quartier¨ big_smile )
Je recommande également Falcão, meninos do trafico de MV Bill, excellent egalement.

salut tout le monde

Pour ceux qui n ont pas encore vu ce qu est la guerre du trafic , voici un video du Bope ( bataillon d operation speciale de la police militaire ) dans la favela morro do macaco ...
http://www.youtube.com/watch?v=0ErxzoDu4Uc

j en ai un autre mais vraiment les images sont trop fortes mais si vous le voulez .... le video s appelle jour a jour d un policier du bope dans les favelas de rio , video incroyablement atroce !
Pour ceux qui ont l estomac sensible j ai prefere ne pas le poster sur ce message ...   

c est une guerre ... il ne manque plus que Rambo !
incroyable mais vrai !

folie totale !!!
a bientot
jean marc

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#58 2006-10-22 22:48:01

Mike
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Merci Jean Marc (je sais de quelle video tu parles, y´a 2 passages bien gores effectivement).
Je conseille de voir cette vidéo, je la connaissais deja bien sur, il suffit de taper ¨bope¨ ou ¨tiroteios¨ sur youtube.
J avais vu dernierement sur cidade alerta ce programme TV, en direct, un echange de tirs a la vila cruzeiro, encore pas trop loin d´ou j´habite, a Penha, et ça rigolait pas non plus.
Moi j´ai juste une chose a dire sur le BOPE, ces mecs ont vraiment des cou....
Faire un taf comme ça, je sais pas, tu as une durée de vie limitée, c est pas possible autrement.
Combien sont ils payés par mois ? meme pour 100 000 reais par mois 1 jour par semaine et 1 heure par jour je refuse big_smile c est de la folie pure.

Et je sais pas si vous avez remarqué, mais le cadre de Rio, geographiquement parlant, avec toutes ces collines, ces constructions anarchiques, ces allées étroites, tout cela fait que ça doit etre la seule ville au monde à avoir ce type d´affrontements (pire qu un jeu vidéo !), sorte de cache cache urbain.

J ai vu un reportage où ils explicaient (la BOPE) que, dû justement à l´étroitesse des rues et allées, ils étaient obligés de combattre comme ceci:
un premier homme devant, toujours agenouillé, avançant, et un autre juste derriere lui debout, pour le couvrir.

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#59 2006-10-23 00:44:55

luna
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Mike do Leme a écrit :

Moi j´ai juste une chose a dire sur le BOPE, ces mecs ont vraiment des cou....
Faire un taf comme ça, je sais pas, tu as une durée de vie limitée, c est pas possible autrement.
Combien sont ils payés par mois ? meme pour 100 000 reais par mois 1 jour par semaine et 1 heure par jour je refuse big_smile c est de la folie pure.

Et je sais pas si vous avez remarqué, mais le cadre de Rio, geographiquement parlant, avec toutes ces collines, ces constructions anarchiques, ces allées étroites, tout cela fait que ça doit etre la seule ville au monde à avoir ce type d´affrontements (pire qu un jeu vidéo !), sorte de cache cache urbain.

J ai vu un reportage où ils explicaient (la BOPE) que, dû justement à l´étroitesse des rues et allées, ils étaient obligés de combattre comme ceci:
un premier homme devant, toujours agenouillé, avançant, et un autre juste derriere lui debout, pour le couvrir.

J’hallucine...le voyeurisme a ses limites, peut-être… ? bref…ce qui suit est un peu long à lire, mais c’est dur, la culture, what can I do…vraiment désolée…

1/Source: ABI. (pour ceux qui ne connaissent pas, association de presse brésilienne, avec des idées aussi bizarres que liberté de la presse, démocratie, et toutes ces sortes de choses exotiques…si, si…a-t-on idée ?!!)

2/A suivre, l’histoire du BOPE…racontée par eux-mêmes sans la moindre trace de problématique…la nostalgie du bon vieux temps, sans fard… !!!
Source : leur propre site…à visiter d’urgence…on appréciera le design…et le premier paragraphe de l’historique en question…un must…ceci pour défendre les copains de l’ABI avant que les téléspectateurs de globo ne les accusent d’information partisane…
http://www.policiamilitar.rj.gov.br/bope/
Il ne faudrait peut-être pas les confondre avec une sorte de GIGN local…ni les reportages avec le dernier jeu vidéo…

1/ O Conselho Deliberativo da ABI decidiu encaminhar uma representação formal ao Conselho de Defesa dos Direitos da Pessoa Humana, órgão do Ministério da Justiça, denunciando os métodos fascistas adotados pelo Batalhão de Operações Especiais da Polícia Militar do Estado do Rio de Janeiro (BOPE), cujos integrantes desfilam diariamente, no Parque Guinle, localizado no bairro de Laranjeiras, na Zona Sul do Rio, entoando refrões em que expõem seu desrespeito aos direitos humanos e os métodos criminosos que adotam em suas missões policiais.

O relato sobre o BOPE foi feito na reunião de outubro do Conselho da ABI pelo jornalista Fritz Utzeri, que mora no Parque Guinle e se sente agredido pelos refrões que ouve diariamente nas sessões de treinamento do Batalhão.

“Tem geladeira,/ tem pau-de-arara,/ tem quebra-nozes,/ tem muita porrada.” Este refrão, segundo Utzeri, é alternado com outros com o mesmo teor de desrespeito aos direitos humanos, como quando a tropa faz uma pergunta a que ela mesma responde: “Homem de preto, qual é a tua missão? Entrar na favela e deixar corpo no chão.”

Fritz Utzeri declarou que há três anos denuncia essa apologia do assassinato e da tortura feita pelo BOPE, que fica ainda mais grave quando se considera que ela é feita nas proximidades do Palácio Laranjeiras, onde moram a Governadora Rosinha Garotinho e o ex-Secretário de Segurança do Rio Anthony Garotinho.

A intervenção de Utzeri provocou manifestações de outros Conselheiros da ABI, entre os quais Milton Coelho da Graça, segundo o qual o que causa horror não é o canto em si entoado pela tropa, mas a ideologia que ele retrata.


Proposta

O Conselheiro Mário Augusto Jakobskind propôs que, além da representação contra o BOPE no Conselho de Defesa dos Direitos da Pessoa Humana, a ABI encaminhe denúncias a organismos internacionais, em especial à Comissão Interamericana de Direitos Humanos.

Durante a realização do II Fórum de Debates Mídia e Violência, no auditório da Federação das Indústrias do Estado do Rio de Janeiro (Firjan), o Diretor Financeiro da ABI Domingos Meirelles, que também é membro do Conselho Deliberativo da Casa, reproduziu as denúncias de Fritz Utzeri diante do Secretário de Estado de Segurança do Rio de Janeiro, Delegado Marcelo Itagiba, que ruborizou diante da denúncia, declarou que desconhecia essa orientação do BOPE e que iria apurar o caso.

No artigo “Criminosos são os que nos governam”, publicado no site da ABI na última sexta-feira, Fritz Utzeri diz que todas as manhãs “um grupo de extermínio chamado BOPE” passa pela sua janela e a da Governadora, fazendo “apologia da morte e da tortura”.


O texto de Utzeri

“Todas as manhãs um grupo de extermínio chamado Batalhão de Operações Especiais da PM ( BOPE) passa sob a minha janela no Parque Guinle e sob a janela da “Governadora” e do Governador (?) deste Estado, fazendo a apologia da morte e da tortura. É uma força policial, mas declara em coro o seguinte: “Homem de preto, qual é tua missão?/ É entrar lá na favela e deixar corpo no chão.” A favela é um território habitado por inimigos e não cidadãos brasileiros. É terra para uma força militar entrar gritando “olha aí o caveirão, vim buscar a tua alma!” e sair atirando, arrombando portas, roubando e executando, como se fosse uma horda medieval em território estrangeiro, inimigo. Tropa que não respeita as convenções de Genebra aplicáveis a conflitos entre nações e não entre o asfalto e a favela de uma mesma cidade, entre cidadãos de uma mesma república.

O que o BOPE prega e faz é crime, crime pelo qual acuso os governos do Estado e da União. Os moradores das áreas pobres da cidade vivem sob o domínio feudal de verdadeiros baronetes da droga, submetidos a um código de fidelidade cuja quebra é punida com a expulsão da favela ou com a morte, vivem sujeitos às leis do traficante, sob toque de recolher e sujeitos a todo tipo abuso de poder.

E o Estado faz o quê? Vai construir torres de observação para vigiar essas comunidades. O Comandante da PM, Coronel Hudson Miranda, se regozija: “É uma estratégia sensacional e inovadora, que coloca o Rio na vanguarda”, diz o celerado, celebrando a construção, iniciada, da primeira torre no Complexo da Maré, uma torre de 20 metros de altura (equivalente a um edifício de sete andares), blindada, rodeada por um muro de dois metros de altura, guarnecida por soldados equipados com binóculos e visores noturnos e dotada de possantes holofotes.

Segundo o Comandante da PM, será a primeira de muitas. Parece coisa de israelense contra palestino — os “israelenses” no caso somos nós e os “palestinos” moram nas favelas. São encarados como inimigos, não como cidadãos, gente que é preciso vigiar e reprimir. Nem na África do Sul do apartheid houve algo parecido, em Soweto ou em qualquer outro bairro negro da periferia de Joanesburgo.
Os traficantes têm um termo para referir-se aos inimigos: “alemão”. Para eles, e por extensão inevitável para todos os favelados, os que não são de sua comunidade são “alemães” e o Estado brasileiro aceita esse jogo e tem como política oficial tratar os pobres das favelas como inimigos. A coisa é tão séria que essa cultura contamina as crianças onde começa uma guerra de facções, são “alemães” contra “alemães”.

Em lugar de garantir a liberdade, o direito de ir-e-vir e de cidadania, as forças da “ordem”, como o BOPE, jogam os moradores das favelas nos braços dos traficantes, não lhes dando qualquer saída, já que só atuam de forma violenta e arbitrária. Se eu fosse favelado, diante de uma força armada montada com o dinheiro de meus impostos e que declara abertamente que sua missão é me exterminar, eu me armaria e resistiria a ferro e fogo a essa guerra declarada e suja. O direito à legítima defesa é uma das bases da democracia e da liberdade.

Os traficantes exercem o poder de vida ou de morte, fecham e abrem comércio e escolas, cobram pedágio e exigem lealdade. Não o fazem com armas de pequeno calibre, roubadas dos chamados “cidadãos de bem”, mas com armamento pesado, de guerra, contrabandeado, roubado de quartéis ou ainda conseguidos das próprias polícias através dos amplos e múltiplos canais de corrupção que intercomunicam intimamente o mundo dos policiais e o dos bandidos.

A situação é tão séria que médicos militares suíços vêm fazer estágio no Hospital Miguel Couto, para ter contato com ferimentos produzidos por armas de guerra, ferimentos raríssimos lá e freqüentes por aqui, apesar de 38% dos lares suíços guardarem armamento pesado do Exército daquele país (os suíços são convocados aos 18 anos e permanecem mobilizados até depois dos 40 e as armas ficam nas casas dos cidadãos).

O que faz a nossa “Governadora”? Ocupa a favela com um policiamento que vise garantir direitos democráticos aos moradores? Reprime o tráfico? Orienta e oferece oportunidades de educação e inserção profissionais in loco para os jovens? Garante o direito à vida, sem facções criminosas, sem “alemães”, a esses BRASILEIROS? Nada disso, ela adota torres de observação, dignas de campos de concentração. Já que é para ser assim, por que não aproveitar a onda e não cercar logo a favela com arame farpado e eletrificado? Vamos estabelecer lagers (campos de concentração em alemão), passes, uma carteira de identidade especial amarela, com um “P” de pobre estampada nela. Já vejo a cena, a turma do BOPE parada no portão da favela pedindo em alemão — uma língua boa para isso — os ausweis (carteira de identidade, pronuncia-se hausvais) ou papieren (documentos) para que os moradores possam sair de seus guetos para trabalhar aqui fora (com direito a toque de recolher, pois a lei marcial já existe).

Mas a Governadora prefere sujar a Lagoa com isopor, vestir-se de branco e sair por aí, apregoando uma paz hipócrita, sustentada por ONGs como a Viva Rio que alegam um poder que jamais lhes foi concedido e que, como todas as demais, mantém obscuras as suas motivações e sua história financeira. Estamos cansados de blablablá, de soltar pombinhas brancas e responsabilizar cidadãos honestos pelo crime, ao mesmo tempo em que temos um Governo local incapaz sequer de dominar o território de sua própria cidade, além de um Governo federal — campeão de corrupção — que olha para o outro lado e finge nada ter a ver com o contrabando de armas, com os roubos ou o tráfico nos quartéis e com a desestruturação das polícias. O máximo que este Governo faz é um referendo ridículo, que prima pela confusão, pela desinformação (nos dois campos, é bom que se diga), pelo vazio da proposta e por jogar os verdadeiros problemas para debaixo do tapete.

Enquanto tivermos governos que dão as costas para a educação, que garantem a desigualdade econômica e social, destruindo o pouco que o malfadado Estado Brasileiro conseguiu fazer e deixando a infra-estrutura do País naufragar, com o objetivo declarado de honrar contratos “sagrados” com banqueiros e especuladores e ignorar qualquer tipo de contrato com a sociedade brasileira e — notadamente — a maioria de sua população, entregue à própria sorte, não dá para dizer SIM à perda do menor direito que seja.

Não sou um criminoso, jamais pus a mão numa arma de fogo, lutei contra a ditadura, mas não aderi à luta armada (andei perto), por acreditar que a via democrática poderia resolver. Hoje, restabelecida o que chamam de “democracia”, devo declarar a minha descrença, desengano e repúdio às instituições que estão aí. Elas não são republicanas nem democráticas.

Na Segunda Guerra, cidadãos (homens e mulheres) indignados, na Itália, foram à luta contra os alemães (estes verdadeiros alemães, ou tedeschi — lê-se “tedesqui” — como dizem os italianos). Pegaram em armas e se prepararam para expulsar de vez o invasor e acabar com o fascismo. Nada de pombinhas brancas ou discursos de “paz” dos pusilânimes e oportunistas, sempre do lado dos verdadeiros assassinos. As armas nas mãos daqueles italianos dispostos a reafirmar sua condição de cidadãos, que lhes havia sido usurpada pelo fascismo e pelo ocupante inimigo, não são instrumento de morte, mas de libertação da tirania e da morte. Em certos momentos da História, povos têm-se libertado recorrendo a elas.

Ghandi é admirável, considero-o um santo e o melhor ser humano público do século XX, mas infelizmente é uma exceção e de uma cultura bem diferente da nossa. Só para dar um exemplo recente, ao decidir fazer greve de fome até a morte para protestar contra a transposição do São Francisco, Frei Cappio foi advertido severamente pelo Vaticano e provocou reações até da CNBB, afirmando que, como cristão, não teria o direito de dispor da própria vida. À luz (?) de nossa cultura, boa parte dos atos de Ghandi seriam considerados ilegítimos, a começar pela auto-imolação.

No Brasil, é uma pena que a revolução ou a desobediência civil não tenham a menor possibilidade de acontecer, mas a degradação da sociedade e a desmoralização institucional são tão grandes que vai ser necessário, num dia não muito longe e se nada mudar, que todos nos defendamos como no faroeste. Numa sociedade em que valem somente o direito e o poder dos mais fortes, não vejo por que abrir mão de meu direito de defesa, mesmo que não o exerça. Meu voto é NÃO!”


2/ HISTORICO
A primeira idéia de criação de uma Companhia de Operações Especiais na PM (do antigo Estado da Guanabara) surgiu no ano de 1971, quando era Comandante Geral da Corporação o Exmo. Sr. Gal Bda OSWALDO FERRARO DE CARVALHO. O país vivia um regime de exceção e as ações de grupos armados, descontentes com a situação política que imperava, preocupava as autoridades, que vislumbravam o agravamento da situação com grave comprometimento da Ordem Pública.
         A idéia, todavia, não foi levada à frente, e as Polícias que dariam nascimento à atual PMERJ (as antigas PMEG e PMRJ), raramente estiveram envolvidas em ações voltadas à repressão daqueles grupos.
         Com missão bem definida de Prevenção na Segurança Pública por dispositivo constitucional, as PMs Fluminense e Carioca preocuparam-se em trabalhar no sentido de promover a tranqüilidade e paz públicas, através de ações de presença, não se eximindo de reprimir os delitos que, já naquela época, aumentavam consideravelmente, fazendo recrudescer a violência.
        Anos mais tarde, sob comando do Exmo. Sr. Gal Bda Adyr Fiúza de Castro, criou-se o Destacamento de Atividades Especiais (DAE), posteriormente transformado em Batalhão de Polícia de Atividades Especiais, BPAE.
O DAE não era constituído de Policiais Militares especializados, portanto seus integrantes não possuíam o preparo técnico e tático inerentes ao homem de Operações Especiais, o que veio a ser comprovado por ocasião da tentativa de fuga no Presídio do Galpão da Quinta da Boa Vista, no dia 02 Dez 74.
Na ocasião, o Diretor do Presídio, Cel PM Darcy Bitencourt Costa, havia sido feito refém dos presos Antonio de Barros Cavalcanti ("Antonio Branco"), Rivaldo de Morais Carneiro ("Marta Rocha"), Francisco Rosa da Silva ("Horroroso"), de alta periculosidade, que se encontravam entrincheirados e fortemente armados numa das galerias. Ficou decidida a imediata invasão do prédio, tendo sido o Cel DARCY atingido por vários disparos que motivaram sua morte, cerca de 10 dias após.
Este episódio fez renascer a idéia se formar Policiais Militares em Operações Especiais, dessa vez não mais embalada pelo assombro provocado pelas ações das guerrilhas, mas pela nova face ousada do crime, e, no dia 12 de janeiro de 1978, com a Corporação sob Comando do Cel EB Mário Sotero de Menezes, o Cap PM Paulo Cesar Amendola de Souza iniciou uma exposição oral ao Comandante Geral com a seguinte afirmação "A Polícia Militar tem necessidade de uma tropa de elite, tecnicamente mais preparada e adaptada a todos os tipos de missões que lhe sejam exigidas", propondo a criação de uma Companhia de Operações Especiais.
        Dessa forma nasceu, em 19 de Jan 78, o Núcleo da Companhia de Operações Especiais (NuCOE), com a finalidade de dotar a PMERJ de um Órgão Operacional que reunisse oficiais e praças voluntários, excepcionalmente selecionados entre os melhores da tropa, que, sob duras condições de treinamento, alcançassem elevado preparo técnico, tático e psicológico.
        Criado em 19 de janeiro de 1978, o Batalhão de Operações Policiais Especiais foi denominado, inicialmente, Núcleo da Companhia de Operações Especiais. Suas primeiras instalações físicas tiveram sede no Centro de Formação e Praças da PMERJ (CFAP), no bairro Sulacap, Zona Oeste do Rio. Ficou subordinado administrativamente ao antigo Batalhão de Polícia de Atividades Especiais (BPAE) e seu efetivo arranchado e alojado na antiga Escola de Formação de Oficiais (EsFO), hoje Academia de Polícia Militar D. João VI. Operacionalmente subordinava-se, diretamente, ao Chefe do Estado Maior da Corporação.
               Em abril de 1981 passou a ocupar parte das instalações do Núcleo do 22º BPM, subordinando-se, administrativamente, ao mesmo, e, operacionalmente, ao Chefe do EM.
        Em 07 de abril de 1982 o NUCOE passou a funcionar nas instalações do BPChq como uma de suas Companhias Orgânicas (1ª Cia), recebendo a designação de Companhia de Operações Especiais (COE).  Comandava a Unidade o Cel PM Danilo Rodrigues de Barros. 
        Em 27 de junho de 1984 passou a ser novamente denominado Núcleo da Companhia de Operações Especiais (NuCOE), funcionando nas instalações físicas do Regimento Marechal Caetano de Farias, permanecendo subordinado administrativamente ao BPChq, mas retornando sua subordinação operacional ao Chefe do Estado Maior da Corporação.
        Quanto as suas atribuições, o emprego do Núcleo da Cia de Operações Especiais foi regulado em publicação no Boletim da PM nº 86 de 10 de maio de 1978, que delineava sua atuação em Operações Policiais Militares não convencionais como a atuação contra as guerrilhas urbana ou rural (o que praticamente não mais havia), e em ações especiais de polícia que viessem exigir pessoal especializado. O NUCOE previa, ainda, sua regulamentação, que não deveria ser empregado em quaisquer modalidades de policiamento ostensivo preventivo e em missões de rotina policial militar.
        Em 23 de Março de 1988, por força do Decreto Lei nº 11.094, foi criada a Companhia Independente de Operações Especiais – CIOE – com autonomia administrativa e subordinada operacionalmente ao Comandante Geral.
        Finalmente, pelo Decreto nº 16.374 de 01 de março de 1991, deu-se a criação do Batalhão de Operações Policiais Especiais - BOPE, ficando extinta a CIOE.

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#60 2006-10-28 00:17:58

Alexrio
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

OI!

voir aussi la video violence dans une banlieu du Bresil :

http://www.youtube.com/watch?v=jFKh5pO1 … ed&search=

Ah qulle violence ces brésiliens!

Alex

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#61 2006-10-28 12:20:19

jeanmarc
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Alexrio a écrit :

OI!

voir aussi la video violence dans une banlieu du Bresil :

http://www.youtube.com/watch?v=jFKh5pO1 … ed&search=

Ah qulle violence ces brésiliens!

Alex

Salut Alex

Vraiment semblable la violence en banlieu d une ville Française , la difference avec la banlieu de ce video et une banlieu pres de Sao Paulo ou Rio et que le marginal utiliserait sans hesiter ses armes contre un policier estimant qu il n a absolument rien a perdre !
mais le video que tu mets sur ton post montre bien le probleme des grandes villes du monde .
En conclusion :
ici le policier de la Rota  de Sao Paulo ou Bope de Rio se protegerait bien plus contre ce genre de marginal sachant qu ils risquent leur vie , en France la force de l ordre  s expose bien plus sachant qu il est plus difficil d avoir une confront arme ..
Pour plus technique  qu elle soit , la police Française ne serait pas habitue  et ni a la hauteur pour un confront arme dans une favela de Rio qui represente dans bien des cas une veritable guerre sanglante , si la violence en France serait la meme qu au Bresil il serait necessaire d appeler l armee ...
N oublie pas non plus que le traficant au Bresil est super arme avec des armes de grand pouvoir de feu , on est pas encore a ce stade la dans une banlieu Parisienne ou de Marseille bien que le danger existe egalement mais a un stade different ...
ton video est tres interessant .

jean marc

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#62 2006-10-28 21:22:51

smarty
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Il n'y a pas a comparer les combats des banlieues Européennes des milices islamiques, contre les indigènes et le pouvoir en place......

Avec les heurts a rio ou ailleurs menés par les droits communs au Bresil....

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#63 2006-10-29 01:57:43

Mike
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Incomparable la violence des jeunes de ces banlieues avec toutes ces factions criminelles que l´on trouve sur Rio ou Sampa.
Le degré de violence n´est pas le même. Je continue et persiste a dire que certains quartiers de la zona norte de Rio (maré, dendê en priorité) doivent etre parmi les plus dangereux au monde au niveau urbain
Quand on voit la vidéo qu´Alex a posté, plusieurs choses me marquent (apres quasiment 3 ans a Rio)  :

- La ¨gentillesse¨ des forces de l´ordre, l´hésitation, le laxisme, la peur tout simplement ??? (toujours en comparaison avec la policia militar de Rio, où ils patrouillent en pick up avec mitraillettes aux fenetres, je les vois tous les jours ici)

- La proximité entre ces jeunes et les policiers (des faces a faces, tete a tete, chose que tu ne verras jamais ici, car comme l´a souligné Jean Marc, l´armement ici a Rio ou a Sampa est quelque chose de completement dingue, ils sont extremement equipés, donc les faces a faces rapprochés comme cela, sont impossibles sous peine d´execution immédiate.

Bon et en voyant la vidéo, je me dis que je suis bien content a Rio, ces energumenes sont totalement detestables, je les avais oublié mais cette vidéo m a raffraichi la mémoire. Attention, les traficants des bocas ne sont pas mieux, voire pires car plus dangereux, la violence est une bétise humaine, mais la différence est qu´ici tu ne vis pas 24/24 avec les traficants, par contre en France, tu es obligé de cotoyer ces pauvres cons avec toi à l ecole, au travail, dans les transports, aux restos, ...etc....etc

A + et vive le Brasil ! big_smile

Dernière modification par Mike do Leme (2006-10-29 02:04:43)

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#64 2006-10-29 12:55:13

jeanmarc
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Mike do Leme a écrit :

Incomparable la violence des jeunes de ces banlieues avec toutes ces factions criminelles que l´on trouve sur Rio ou Sampa.
Le degré de violence n´est pas le même. Je continue et persiste a dire que certains quartiers de la zona norte de Rio (maré, dendê en priorité) doivent etre parmi les plus dangereux au monde au niveau urbain
Quand on voit la vidéo qu´Alex a posté, plusieurs choses me marquent (apres quasiment 3 ans a Rio)  :

- La ¨gentillesse¨ des forces de l´ordre, l´hésitation, le laxisme, la peur tout simplement ??? (toujours en comparaison avec la policia militar de Rio, où ils patrouillent en pick up avec mitraillettes aux fenetres, je les vois tous les jours ici)

- La proximité entre ces jeunes et les policiers (des faces a faces, tete a tete, chose que tu ne verras jamais ici, car comme l´a souligné Jean Marc, l´armement ici a Rio ou a Sampa est quelque chose de completement dingue, ils sont extremement equipés, donc les faces a faces rapprochés comme cela, sont impossibles sous peine d´execution immédiate.

Bon et en voyant la vidéo, je me dis que je suis bien content a Rio, ces energumenes sont totalement detestables, je les avais oublié mais cette vidéo m a raffraichi la mémoire. Attention, les traficants des bocas ne sont pas mieux, voire pires car plus dangereux, la violence est une bétise humaine, mais la différence est qu´ici tu ne vis pas 24/24 avec les traficants, par contre en France, tu es obligé de cotoyer ces pauvres cons avec toi à l ecole, au travail, dans les transports, aux restos, ...etc....etc

A + et vive le Brasil ! big_smile

Le plus drole c est que dans le video tu vois des policiers se promenant dans un quartier de la peripherie en explicant tranquilement le probleme de la delinquance ...
Si cela serait ici , ils ne se baladeraient pas aussi zen et sans gilet parre balles ...
Sans aucun doute ils recevraient des balles de tous les cotes ...
En rentrant dans le vagon de train comme le montre le video ,  les policiers armes de matraques et en sortant le jeune qui avait donne un coup de pied ...ici un marginal rigollerait bien de voir un policier arme d une matraque , alors que lui a un colt 45 ou 9 mm pour les recevoir et cela quand il ne se balade pas avec une mitraillette Uzi du dernier modele ..
Pour chaque jour de travail un policier du bope reçoit trois jours de repos tel est le risque par policier  dans une favela de Rio ou sao paulo .
Le message du bope a l entree d une favela de rio est claire ! " PROMOTION  viens ici , achete de la drogue et on te donnera en cadeau un cerceuil et un enterrement !"

au moins ici ils sont clair , pas besoin de faire un expose sur la delinquance comme la police Française dans cette peripherie .


tu as raison Mike , j avais aussi oublie ces cons de la peripherie ..rien que de voir le video ils me degoutent !
Je suis bien content d etre a Rio aussi !

a bientot
jean marc

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#65 2006-10-30 03:30:48

Alexrio
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Les amis,

Alors, si je comprends bien il convient de vivre dans une société qui est violente tous les jours, à chaque coin de rue, accepter les agressions verbales, râler tout le temps, etc...que d'être zen tranquille, aimable, sympa mais qui peut te sortir ton flingue à tout moment?

La situation de "guerre" que nous décrit Smarty en Europe peut vraiment faire peur à n'importe quel touriste du monde! Heureusement ce n'est pas le cas!

Concernant le flics français, je suis d'accord ils paraissent sympas. Je ne sais pas si plus sympas que les flics brésiliens. A vrai dire jusqu'à maintenant mon expérience est minime...je peux dire qu'à l'éroport de Rio et les rues ils sont plus "cool"!

Maintenant, concernant la violence cela dépend comme vous le dites tous, contre qui se "battent" les flics. La France a aujourd'hui une société plus critique contre la violence employée par la police. Cela n'a pas toujours été le cas (Merci Papon!). Cela ne veut pas dire que la société française va virer "facho" et tolérer des mesures d'exception contre son peuple. Pour le moment (Viva la Démocratie!) les républicains sommes majoritaires!

Alex

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#66 2006-11-01 16:11:04

CAMEO172
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

jeanmarc a écrit :
Mike do Leme a écrit :

Bon, mon opinion, sur Rio, c´est que tu as 2 villes dans une même ville.
Je connais Miami, bien. Ça peut être dangereux tu as raison.
Mais la zone nord de Rio est 50 000 fois plus chaude que la capitale de la Floride.

Et oui !
Tu as les quartiers sud, ou tu es vraiment pénard et tranquille, qui sont des endroits merveilleux, que tout le monde connait, Ipanema Leblon..etc.
Et les quartiers nord, qui sont pour la plupart on va pas se voiler la face, vraiment pas beau esthetiquement parlant (c´est beau Madureira? C´est beau Iraja ? et Pavuna, la classe non ? big_smile , et dangereux. C´est pas l´Irak, mais des fois c´est pas si éloigné big_smile )

Lundi dernier, le BOPE (Gign de Rio) a envahit Itararé (complexo do Alemão).
Résultat = toute la zona a chauffé, mardi j´ai pas réussi à sortir de chez moi, sans rire, [pourtant c est une rue calme à Bonsucesso, le seul problème et qu´elle se trouve à quelques centaines de mètres du Morro, comme quasiment n´importe quel endroit de la zona norte], mais j´ai eu l´impression que le morro do Adeus descendait dans la rue, ça tirait de tous les cotés. Un hélico a voulu se poser sur le morro (do Adeus), il s´est fait littéralement canardé et a du faire volte face. Tout ça, quasiment au dessus de chez moi.

Ça s est bien calmé depuis heuresement.

@+ !

PS: Sinon merci a Pierre, je connaissais pas le reportage ¨Notícias de Uma Guerra Particular (1999, de João Moreira Salles & Katia Lund)¨.
Je viens de le voir, excellent, je conseille et recommande. (on voit même le Uê, figure emblématique du ¨quartier¨ big_smile )
Je recommande également Falcão, meninos do trafico de MV Bill, excellent egalement.

salut tout le monde

Pour ceux qui n ont pas encore vu ce qu est la guerre du trafic , voici un video du Bope ( bataillon d operation speciale de la police militaire ) dans la favela morro do macaco ...
http://www.youtube.com/watch?v=0ErxzoDu4Uc

j en ai un autre mais vraiment les images sont trop fortes mais si vous le voulez .... le video s appelle jour a jour d un policier du bope dans les favelas de rio , video incroyablement atroce !
Pour ceux qui ont l estomac sensible j ai prefere ne pas le poster sur ce message ...   

c est une guerre ... il ne manque plus que Rambo !
incroyable mais vrai !

folie totale !!!
a bientot
jean marc

je viens de voir les deux vidéos.

Celle à découvrir est en effet un peu dur à regarder et c'est surtout gratuit : la fin à nous montrer les blessures et les impacts c'est absurde.
Le choix de la musique en fait un spectacle de rue et certains visuels tout à fait jeux de rôle.
Aussi vrai et aussi dangeureuse que puisse être cette vie de policier et aussi dur que puisse être la vie dans ses quartiers, cette vidéo est nulle.

Sinon, je n'avais jamais vu Rio de ce côté là. En effet rien à voir avec mon Leme/Copa/Ipanema/Leblon etc..
Même la favela de Leme me semble d'un calme : pour y être rentré on 'y sent presque bien si on ferme les yeux sur deux trois flingues visibles

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#67 2006-11-02 13:37:25

samfisher
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Bonjour
je compte aller m'installer a Florianopolis , et je voudrais savoir si possible , l'etat de la securite dans cette ville , comparer a Rio biensur , je vous remercie d'avance !!

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#68 2006-11-03 19:43:13

luna
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Florianopolis...hyper tranquille... tout l'état est globalement riche, c'est le plus élevé par habitant du brésil, je crois...ou l'un des plus élevés, disons. Mais le niveau de vie aussi y est très élevé...assez uniformément ds la région de Florianopolis.

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#69 2006-11-06 23:22:44

Alexrio
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Oi!

La TV et Oglobo en particulier fait du "spectacle" à la CNN ou FOX. Mais la violence semble être un fait, même si jsuqu'à maintenant depuis le mois d'août que je suis à Rio je n'ai vu ni connu aucun fait (je touche vite du bois!).

En lisant hier OGlobo que j'achète pour voir les annonces immob (car franchement pas terrible ce cannard!), je me suis arrêté sur plusieurs "études" qui montrent le degré de violence de Rio...je ne le retrouve ps sur le net par contre autre tristes infos :

"le nombre de morts provoqués par la police est plus élevé à Rio qu'à Sao Paulo" (ça va faire plaisir au paulistas) voir http://oglobo.globo.com/rio/mat/2006/11 … 542298.asp

le plus triste :
"une Etude montre que Rio a les pires indices de violence contre les jeunes"
http://oglobo.globo.com/pais/mat/2006/1 … 545472.asp

Ceci dit encore une fois je suis CAMEO je n'ai moi non plus jamais encore connu ce Rio là! par contre je ne connais que des gente muita boa!

Abraços

Alex

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#70 2006-11-07 19:20:18

Re : Parlons de l'insécurité

Cette étude dont tu parles conclu en bref que la police tue trois personnes par jour à Rio .... Dont deux de ces trois par un tir dans le dos ou la nuque ... Et qu'aucune poursuite n'est faite à ces policiers.

La conclusion d'un sociologue défini que ces actes caractérisent un génocide ...

Hallucinant, surtout que la periode de comparaison couvre les pics de violence du PCC à São Paulo ou la Police pendant une semaine à tiré sur tout ce qui bougeait genre 300 morts en 10 jours ...

Triste ...

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#71 2006-11-10 05:26:34

smarty
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Mike do Leme a écrit :

la violence est une bétise humaine, mais la différence est qu´ici tu ne vis pas 24/24 avec les traficants, par contre en France, tu es obligé de cotoyer ces pauvres cons avec toi à l ecole, au travail, dans les transports, aux restos, ...etc....etc

A + et vive le Brasil ! big_smile

Bien dit l'ami !!!
Tu as oublier d'indiquer qu'on etait oblige de les cotoyer dans les differents points de survie, ANPE, ASSEDIC, la CAF, etc   srsrsrsrsrrs
Les Niketameres sont reconnaissables a leur survet, et aussi a leur language , env 100 mots ...
Entre eux 20 mots suffisent srsrsrsr
A plus !!!

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#72 2006-11-10 18:22:16

Mike
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Hahahah Excellent Smarty comment ça va au fait, plus de news !
20 mots et encore big_smile
Wallah, sur la mecque, ziva !!!!
Y a de quoi bater um bom papo déja avec ça non ?? kkkkkkkkkkk big_smile

Ah quelle saudade j´ai !!!!

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#73 2006-11-12 23:45:58

luna
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

De toutes façons, la police...au risque de me répéter...mais les fédéraux, et les factions "spéciales", n'attirent pas les mêmes individus...Il y a eu recyclage, voyez vous...ou résurgeance...par ailleurs, même sous les latitudes occidentales, la technique  dite de "provocation" a été amplement utilisée par des mouvement comme le GUD (mouvement d'extrême droite fascite à souhait pour ceux qui ne connaissent pas...)
à savoir, balancer des imbéciles bien payés casseurs de vitrines ou dealers pour donner une raison politico sociale à leur intervention...Ouh, plouf...pieds ds la mare...mais c'est à peu près ce qui se passe ds les favelas...en gros, la trafic de drogue et le bope, ce sont les mêmes commanditaires... et ils emm... tout le monde...pour être tout à fait explicite...

Ce n'est pas du dogme anti-flic...le chef du département immigration de la PF de mon coin il est très sympa intelligent et tout...et ne m'a demandé ni argent, ni rien du tout pour m'aider à débrouiller mes papiers...et pour m'éviter une quelconque relation avec un sombre avocat...excellent conseil...pas tâtillon du tout sur quoi que ce soit...par exemple...et non...
Par contre, la PM, je change de trottoir comme bon nombre de brésiliens...un genre de réflexe, disons...

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#74 2006-11-13 13:44:42

Re : Parlons de l'insécurité

Le capitaine Pimentel du docu "Noticias de uma guerra particular" expliquait dans les paginas negras du magazine TRIP que la police n'a pas de budget suffisant pour acheter des cartouches pour l'entrainement au tir. Ce qui explique que quand un flic tire au milieu de la foule comme ils le font regulierement, ils atteignent tout un chacun sauf le bandit ...

Bon j'en ai marre de ce post sur l'insécurité ... Mon Rio ne ressemble pas à ça!!!

Fin du chapitre!

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#75 2007-01-12 18:23:17

Tobermory
Membre

Re : Parlons de l'insécurité

Mike do Leme a écrit :

PS: Si il ya des cariocas de la zona norte sur ce forum [Penha Olaria Ramos Bonsucesso Madureira Iraja Guadalupe Pavuna Grajau Tijuca ...etc..etc], je suis sur a 100% qu ils ont tous quelquechose a raconter.

Bof j´habite Andaraí (Tijuca) depuis 5 ans, pas de problème. Je ne me sens pas à l´aise à Ipanema et Copacabana ni dans le Centre de la ville où j´avais mon bureau (pas une boutique sur rue) dans un grand immeuble de bureau en plein centre. Bilan en 2 ans: 3 cambriolages. J´ai pas voulu risque le 4eme, donc j´ai déménagé dans la zona norte (Vila Isabel), tranquille, je suis très content et beaucoup plus relax.

A partir de mon expérience personnelle, ce que je peux dire: oui, il faut faire gaffe et prendre plus de précautions qu´en France dans la vie quotidienne et quand on a son business, mais oui aussi on peut vivre à peu près tranquillement à Rio.

Maintenant il faut reconnaître que si t´as vraiment pas de chance à Rio, tu peux te prendre une balle alors qu´à Paris tu t´en tires avec un cocard.

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