A
l'origine du monde, les produits naturels étaient
le seul moyen d'échange. Animaux, esclaves, coquillages,
graines ont aussi longtemps servis de valeur étalon
au commerce. Le troc fut longtemps utilisé lui aussi,
et de nos jours on peut encore rencontrer sur quelques marchés
des Andes péruviennes des paysans troquant leurs
produits.
La monnaie fit son arrivée dans le Nouveau Monde
avec les conquérants espagnols et portugais.
Au
Pérou,
à l'époque de la Conquête, on utilisait
la feuille
de coca dans des bourses ou des paniers,
pour le paiement entre les indiens. Après la Conquête,
on acceptait comme monnaie les tissus, le coton, l'or et
l'argent.
Au Mexique,
on utilisait avant l'arrivée des Espagnols et pendant
la Conquête, des amandes de cacao. Pour exemple, 300
à 500 mesures servaient à acheter un esclave
homme, et de 240 à 400 s'il s'agissait d'une femme,
en fonction de leur âge et de leur robustesse. A l'époque
de la Conquête, un lapin valait 10 amandes. Le maïs
contenu dans la cavité de deux mains valait deux
amandes. Les prostitués percevaient 10 amandes. Le
maïs servait aussi d'unité d'échange.
Les plumes étaient aussi utilisées.
Au Paraguay
on a adopté comme monnaie le tabac, le maté,
le coton et les poules. En 1640 on a autorisé le
paiement en bovin, puis par la suite on a utilisé
le blé.
En Argentine,
tout comme au Paraguay, on employait le bovin, le maté,
le tabac, le blé et le coton, mais aussi: la laine
de brebis, les porcs, chèvres et moutons.
En Amérique Centrale, les caurís (petits coquillages)
ont été très utilisées par les
Indiens.