Accueil

L'actualité du Honduras en 1998

Elu en novembre 1997, le président Carlos Flores Facussé a pris officiellement ses fonctions au début de l'année 1998 et trouvé de nombreux dossiers délicats sur son bureau. Qu'il s'agisse de la question indienne et de l'attribution des terres ou de l'importante vague de criminalité qui s'est abattue sur le pays depuis quelques années. Mais tous ces problèmes ont été relégués au second plan par le passage du cyclone Mitch et son cortège de désolations.
Pour les habitants du Honduras, l'année 1998 restera en effet comme celle qui aura vu le cyclone Mitch dévaster le pays en quelques heures au début du mois de novembre, laissant derrière lui un paysage de dévastation et de souffrance. Des villages entiers ont été engloutis et une centaine de ponts routiers emportés par un océan de boue. Des milliers de personnes ont dû trouver refuge sur les toits de leurs maisons ou dans les arbres dans l'attente de secours. Difficile à établir, le nombre de victimes dépassait avec certitude 5.000 personnes. Dans un climat de panique indescriptible, le président de la République, Carlos Flores Facussé, a décidé d'instaurer le couvre-feu afin de contenir les pillages.
En s'abattant sur un des pays les plus pauvres d'Amérique – 70 % de la population vivait déjà sous le seuil de pauvreté avant son passage – le cyclone a ruiné les timides espoirs que pouvait encore former le gouvernement à la fin du mois d'octobre eu égard à la sensible amélioration des ratios économiques. Ainsi, la poussée des exportations, grâce aux produits agricoles, notamment bananes et café, a favorisé la croissance du PIB, l'inflation a été contenue et le déficit fiscal considérablement réduit. Des résultats qui n'ont pas laissé le Fonds monétaire international indifférent. D'ailleurs, le satisfecit du FMI a ouvert la porte à une renégociation de la dette extérieure avec les pays du Club de Paris. Il est vrai que le seul service de la dette, particulièrement important, suffit à empêcher le décollage économique et, par conséquent, ne permet pas de résoudre le problème de la pauvreté. Sur le plan extérieur, le différend qui oppose le Honduras au Nicaragua et au Salvador au sujet de la délimitation de leurs eaux territoriales dans le golfe de Fonseca n'a pas progressé d'un pouce.
© Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2002

 L'actualité en  1995  -  1996  -  1997  -  1998  -  1999  -  2000  -  2001 

Le HONDURAS en France, Belgique, Suisse et Canada

Facebook