Les
ruines de Chichén ltzá illustrent la gloire
et la majesté de l'une des plus imposantes cités
construites par les Mayas. Ces ruines sont aussi empreintes
des influences attribuables aux Toltèques, venus de
la partie centrale du Mexique. Le site présente un
ensemble de pyramides, de temples et de terrasses remarquablement
bien conservés. Chichén Itzá connut une
grande croissance entre les VIIe et IXe siècles ap.
J.-C., mais fut abandonnée peu après. La cité
se repeupla au XIIe siècle, au moment où des
Toltèques du centre du Mexique envahirent le Yucatán
et se mirent à mêler leur culture à celle
des Mayas.
Des
dieux et des guerriers des deux cultures sont représentés
dans des sculptures en pierre qui restent visibles à
ce jour. La cité fut abandonnée de nouveau au
XIVe siècle, mais sans toutefois perdre son statut
de haut lieu de pèlerinage.
Un petit musée,
à l'entrée principale, présente des sculptures,
des bas-reliefs et des vitrines sur l'histoire maya.L'un des
premiers édifices que vous verrez en pénétrant
sur le site a nom El Castillo et fait 24 m de hauteur. Au
sommet, vous jouirez d'excellents points de vue sur tout le
site. Cette pyramide fut érigée au VIIIe siècle,
bien avant l'arrivée des Toltèques, mais elle
fut modifiée par la suite pour incorporer des thèmes
toltèques. Le temple, au sommet, est consacré
à Kukulcán, le serpent à plumes qui fut
l'un des dieux les plus importants de la culture toltèque.
Des
archéologues et numérologues ont émis
l'hypothèse que cette pyramide pouvait représenter
le calendrier maya sculpté dans la pierre. Quatre escaliers
orientés en direction des points cardinaux comptent
chacun 91 marches. En ajoutant la plateforme supérieure,
nous obtenons un total de 365, soit une marche pour chaque
jour du calendrier solaire.
À
l'ouest d'El Castillo se trouve l'un des sept terrains de
balle où l'on pratiquait un jeu à caractère
religieux qui se terminait parfois par des sacrifices humains.
Des sculptures se trouvant près de cet endroit représentent
d'ailleurs des joueurs décapités. Cette cour,
longue de 135 m et large de 65 m, est ceinturée de
murailles en pierre et possède des propriétés
acoustiques surprenantes, le son y portant assez loin.
Le temple de
l'Homme barbu, ainsi nommé d'après une image
qui apparaît sur l'un de ses murs, compte plusieurs
colonnes sculptées et des bas-reliefs. Le temple des
Jaguars, tout près, révèle des colonnes
et tableaux entourés de sculptures représentant
des serpents et des jaguars. Au temple des Crânes, situé
entre le temple des Jaguars et El Castillo, vous verrez une
plate-forme en pierre affichant des rangées de crânes
humains et des aigles déchirant des coeurs humains.
Des images tout aussi horribles se présentent sur une
autre plate-forme voisine.
Le Cenote sacré
se présente comme un puits naturel, assez large et
profond, situé environ 300 m plus au nord et accessible
par un sentier en terre battue. Des objets sacrificiels, allant
des parures de jade aux restes humains, y ont été
trouvés par des plongeurs.
De retour au
site principal, vous verrez la plateforme de Vénus,
symbolisée dans la tradition toltèque par des
serpents à plumes. Un peu plus loin, vous atteindrez
le groupe des Mille Colonnes, qui comprend le temple des Guerriers.
Les très nombreux piliers qui font face à ce
dernier donnent leur nom à ce complexe; ils soutenaient
autrefois le toit du temple, qui s'est effondré depuis.
Tout près, vous apercevrez les vestiges de ce qui pouvait
être une sorte de sauna, comportant un four souterrain
et des conduites d'eau.
Vers l'extrémité
du site, vous verrez la Casa de las monjas, qui aurait vraisemblablement
été un palais royal, bien que ses nombreuses
salles aient d'abord fait croire aux premiers visiteurs espagnols
qu'il s'agissait d'un couvent. Cet édifice énorme,
ainsi que son annexe, affichent des tableaux sculptés
à l'image d'animaux, de fleurs et de masques humains.
À gauche se dressent La Iglesia, où vous verrez
des animaux sculptés dans la partie supérieure
de la façade, et Aka-Dzib, tenu pour l'édifice
le plus ancien que l'on ait jamais mis au jour sur ce site;
on n'a jamais réussi à interpréter certains
des hiéroglyphes trouvés ici.
Plan
du site archéologique de Chichen Itza