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L'actualité
du Nicaragua en 1997
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L'élection
présidentielle de 1996 avait vu la victoire
du candidat de la droite, Arnoldo Aleman. Toutefois, ce
résultat a été contesté par
Daniel Ortega, qui n'a pas caché qu'il entendait
utiliser tous les moyens pour empêcher son adversaire
d'appliquer sa politique économique. Et tout d'abord
les moyens politiques. Car s'il est vrai que D. Ortega
a été battu par A. Aleman, son parti,
le Front sandiniste de libération nationale (FSLN),
a toutefois recueilli 37 des 93 sièges de l'Assemblée,
contre 42 pour l'Alliance libérale du nouveau chef
de l'État.
Les
deux leaders nicaraguayens ont pris le risque d'aggraver
les tensions politiques: D. Ortega en «ruminant»
sa vengeance, A. Aleman en ne faisant pas mystère
de sa volonté de liquider tout l'héritage
révolutionnaire. Quoi qu'il en soit, l'un et l'autre
ont décidé de se concerter au sujet d'un
aspect essentiel de la «désandinisation»
: la question des propriétés confisquées
par les sandinistes pendant la révolution et qui
ont été acquises par certains militants
au moment où ils ont quitté le pouvoir en 1990.
L'actuel
gouvernement doit en effet faire face aux revendications
de plusieurs milliers de personnes qui réclament
des compensations financières à la spoliation
foncière dont elles ont été victimes:
les autorités estimaient à quelque 500 millions
de dollars le montant des indemnisations. Conscient qu'il
lui était indispensable de régler la question
de la dévolution des propriétés confisquées,
pour rassurer les investisseurs étrangers, le gouvernement
cherchait des financements auprès de la communauté
internationale.
Partisan
de l'économie de marché, A. Aleman
s'est toutefois démarqué de Violeta Chamorro
en mettant l'accent sur le rôle fondamental qu'il
entend accorder aux petites entreprises et surtout à
l'agriculture. En affirmant que le Nicaragua devait redevenir
«ce qu'il avait toujours été jusque
dans les années 1970: le grenier de l'Amérique
centrale», le chef de l'État s'est fixé
un objectif pour le moins ambitieux. Parallèlement,
le nouveau président s'est engagé à
accorder la priorité à la lutte contre le
chômage et le sous-emploi, qui touchent plus de
la moitié de la population.
© Hachette Multimédia / Hachette
Livre, 2002
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