Au
Nicaragua, le Front sandiniste de libération nationale
(FSLN) apparaît en 1961, en pleine dictature des Somoza.
Il reprend la tradition de Augusto
Sandino, leader de la guérilla qui, de 1927
à 1934, lutta et finalement chassa les " marines "
américains du pays. Sandino sera assassiné en 1936
par la Garde nationale, formée par les Etats-Unis et commandée
par le premier des Somoza.
Aidés
par Cuba, mais aussi par le Venezuela, le Costa Rica et le Panama,
relayés par une insurrection populaire, le Front sandiniste
de libération nationale renverse la dictature en 1979.
La désignation de Daniel
Ortega comme président de la république
marque le choix d'une politique modérée. Elle n'empêche
pas une guerre d'agression menée par les Etats-Unis, qui
financent, soutiennent logistiquement et arment les contre-révolutionnaires
ou contras.
Après la défaite électorale de 1990, la "
nouvelle classe ", formée par un certain nombre de
dirigeants sandinistes, tente de ménager ses intérêts
dans les structures de production acquises dans une logique de
" privatisation " tout en prétendant défendre
les acquis de la révolution. Ce qui s'avère évidemment
impossible et permet aux gouvernements successifs de mener des
politiques néolibérales qui saignent la population.
NOTA
Histoire du Nicaragua
Histoire
de l'Amérique latine