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L'actualité du Panama en 2001

Pour la deuxième année d'exercice de sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire, Panamá a voulu afficher une sérénité que démentait le ralentissement de l'économie. C'est pourquoi la politique sociale du gouvernement de Mme Mireya Moscoso est restée très en deçà des promesses de la campagne électorale de 1999.

Après avoir connu une année politique 2000 éprouvante — une soudaine défection d'un parti membre de la coalition au pouvoir avait redonné une majorité parlementaire à l'opposition, quelques semaines après la démission en bloc du cabinet —, la présidente de la République, Mme Mireya Moscoso, pouvait toutefois se prévaloir en 2001 d'un soutien populaire toujours solide. Là où l'opposition lui reprochait son immobilisme en matière économique, elle a voulu opposer son bilan, c'est-à-dire la mise en œuvre de quelques-unes de ses promesses électorales, notamment l'augmentation des droits de douane sur les produits agricoles et les subventions au logement, financées grâce aux recettes tirées des privatisations et au produit de la vente de la zone du canal. Il est vrai que Panamá tire l'essentiel de ses revenus de la gestion du canal, de la zone franche de Colón et de son secteur financier offshore. Ces trois activités, qui participent à hauteur de 76 % dans la formation du PIB, permettent aujourd'hui au pays d'offrir un revenu par habitant plutôt élevé eu égard à ce que l'on peut observer dans la région. Il reste que la répartition de la richesse apparaît toujours aussi inégalitaire. Dans le même ordre d'idées, d'importantes disparités subsistent en matière de développement régional. Dans ces conditions, le gouvernement a fait de la réduction de la pauvreté son objectif prioritaire pour les cinq prochaines années, en prévoyant la mise en œuvre d'une politique de grands travaux.

© Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2002

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