Evo
Morales, élu président de la Bolivie dès
le premier tour avec 53.72 % des voix, le 18 décembre
2005, est né le 26 octobre 1959, dans la province
d'Oruro, au sud de l'Altiplano bolivien.
Ses parents, de pauvres paysans, étaient issues des
communautés indiennes aymara et quechuas. Quatre
de ses six frères et surs sont décédés
avant l'âge de 2 ans, Lui doit arrêter ses études
au secondaire.
Dans les années 80, la pauvreté pousse sa
famille à quitter les montagnes pour les régions
agricoles. A Chapare, il devient le chef de file des planteurs
de coca, contre les tentatives des Etats-Unis d'éradiquer
la culture de cette plante " sacrée ",
offerte en offrandes et traditionnellement mâchée,
mais aussi base de la fabrication de la cocaïne,
En 1997, il est élu député de sa province,
avec 70 % des voix.
En tant que militant au sein de la Centrale ouvrière
bolivienne (COB) puis dirigeant du Mouvement vers le socialisme
(MAS, gauche), il connaît de nombreuses altercations
avec la police. Il est démis de fauteuil de député.
En 2002, il se présente à l'élection
présidentielle et, contre toute attente, termine
second, avec presque 21 % des voix.
En octobre 2003, il prend la tête d'une révolte
contre le président libéral Gonzalo Sanchez
de Lozada, qui la réprime dans le sang (80 morts).
Au fil de son ascension politique, il a noué des
liens avec d'autres adversaires déclarés des
Etats-Unis, tel le président vénézuélien
Hugo Chavez et le chef d'Etat cubain Fidel
Castro.
Généralement vêtu d'un blouson et chaussé
de baskets, ignorant la veste et surtout la cravate, le
candidat " indigène " s'est choisi pour
colistier Evo Alvaro Garcia Linera, un universitaire blanc.
Mais ce sont surtout les indigènes boliviens (60
% de la population totale) qui en ont fait leur leader.
©
AFP/AIZAR RALDES