Les
premiers habitants de l'île Quisqueya furent les lucayos,
ciguayos, tainos et caribes. C'était des communautés
de pêcheurs et d'agriculteurs qui pratiquaient une agriculture
rudimentaire. Le déplacement des groupes humains entre
les îles des Caraïbes fut toujours intense; le commerce
et le troc entre les tribus se faisaient avec l'échange
d'offrandes. En décembre 1492 Christophe Colomb arriva
sur l'île Quisqueya, qu'il appela Española, et
ainsi commença la colonisation européenne de l'Amérique.
Colomb gouverna l'île pendant huit ans. En 1697, une partie
de l'île fut conquise par les français alors que
l'Est était toujours sous contrôle des espagnols.
En 1795, la ville de Saint-Domingue (la ville la plus ancienne
de toute l'Amérique fondée en 1496 par le frère
de Colomb) fut cédée à la France. Dans
la bataille de Palohincado, en 1808, le Général
dominicain Ramirez infligea une lourde défaite aux français.
La colonie fut de nouveau sous la souveraineté espagnole
en 1809. En 1821 le trésorier colonial, José Nuñez
de Cáceres, proclama l'indépendance de Saint-Domingue.
Cette indépendance dura peu de temps, en 1822 les haïtiens
envahirent et occupèrent la colonie pendant 22 ans, jusqu'à
ce que le 27 février 1844, l'indépendance soit
proclamée.
Après
de nombreuses années de dictature, de guerre civile et
d'occupation américaine, la République fut dirigée
pendant trente ans (1930-1961) par le dictateur Rafael Trujillo.
Son assassinat mena à une période de régime
civil. Pendant les trois mandats (à partir de 1966) du
Président Joaquin Balaguer, leader du parti Réformiste
Social Chrétien (PRSC), le pays connut une période
de relative stabilité. Gúzman Fernandez du principal
parti d'opposition, le Partido Revolucionario Dominicano (PRD)
de centre gauche remporta les élections de 1978 mais
après une défaite aux élections de 1982,
Balaguer revint à la Présidence en 1986 et 1990.
Pendant les années 90, la République Dominicaine
dut affronter une grave crise économique, le FMI imposa
des programmes d'austérité impopulaires. En 1994,
Balaguer remporta de nouveau les élections mais les accusations
de corruption et de fraude enclenchèrent une révision
du processus électoral. Aux élections suivantes,
en novembre 1995, Balaguer qui avait 88 ans remporta pour la
septième fois un mandat présidentiel. Différentes
crises énergétiques, l'augmentation de l'inflation
et la détérioration du service public, provoquèrent
une série de protestations et de manifestations. Les
élections présidentielles de mai 1996 furent les
premières sous le nouveau système électoral
contrôlé par les observateurs internationaux. La
coalition Frente Nacional Patriotico composée par les
partis PLD et PRSC, permit à Leonel Fernandez Reyna du
PLD de rempoter les élections. La coalition remporta
également les élections législatives de
mai 1998. Balaguer se présenta une nouvelle fois aux
élections de mai 2000 mais il fut vaincu face au candidat
PRD Hipólito Mejia.