Le massacre de El Mozote est le résultat d’une stratégie militaire de génocide contre la population salvadorienne. Le gouvernement et son armée menèrent une politique d’extermination de paysans innocents dans cette de guérilla, utilisant l’affreuse technique « supprimer l’eau aux poissons ». Au matin du 11 décembre 1981, très tot, la population de El Mozote fut réunie sur la place et séparée en deux groupes : dans l’un des hommes et les adolescents, dans l’autre les femmes et les jeunes enfants. Ce dernier groupe fut enfermé dans une maison. A partir de 8 heures du matrin, l’armée commença les exécutions des hommes et des adolescents du premier groupe jusqu’au dernier. Dans l’après-midi, les militaires séparèrent les jeunes femmes pour les violer. Les autres femmes furent séparées des enfants et tuées près du cantonnement militaire. Enfin la nuit venue, ils massacrèrent les enfants enfermés dans une petite cabane en adobe d’à peine 2 x 5 mètres. En 1992, une équipe d’anthropologues argentins et divers experts nord-américains exhumèrent les victimes de la petite construction. Dans cette petite cabane, ils découvrirent les ossements de 146 personnes dont 140 enfants (âgés de 3 mois à 12 ans) et 6 adultes. Les travaux d’exhumation des anthropologues montrèrent, s’il en était besoin, l’extrême cruauté du massacre. Mais au total, ce sont 460 enfants qui ont été massacrés à El Mozote. Aujourd’hui les noms des enfants sont gravés sur la façade de l’église du village.
C’est l'un des plus anciens et des plus importants foyers indigènes du Salvador. Nahuizalco fut fondée et habitée depuis par les Pipils. Certains indigènes parlent encore le nahuatl et dans les rues, on peut encore rencontrer quelques femmes en habits traditionnels pipils. Le marché nocturne illuminé vaut le coup d’œil. Quelques bâtisses coloniales flattent le regard. Nahuizalco est un village d’artisans où l’on travaille essentiellement l’osier ou le tule (un roseau), le rotin, ainsi que le cèdre et le laurier.
Le nombre d'assassinats a été divisé par trois après un accord controversé entre les deux principales bandes rivales : la 18 et la Salvatrucha.
Depuis le mois de mars, le nombre de morts violentes a été divisé par trois. On est passé de quinze assassinats par jour à cinq, grâce à un «accord de paix» entre les deux bandes. Soit quelque 300 vies sauvées chaque mois. Entre 2002 et 2011, le nombre annuel d'assassinats était passé de 2346 à 4374 malgré les plans de répression de plus en plus durs adoptés par le pouvoir. La population carcérale a, elle, plus que doublé, passant de 11.451 en 2003 à 25.400 en 2011.
Qui sont ces bandes appelées les Maras ?
Les maras sont nées dans les prisons américaines et ont gagné l'Amérique centrale dans les années 1990, à la faveur des mesures systématiques d'expulsion des délinquants vers leur pays d'origine. Sans formation, sans travail, sans famille, ces jeunes ont trouvé dans la mara une structure, une appartenance, une identité et aussi un moyen de subsistance. Les maras rançonnent tous les commerces, compagnies de bus et autres chauffeurs de taxis qui pénètrent sur leur territoire. Leur extrême violence dissuade toute résistance.
Massacre de El Mozote
Coup de projecteur sur : NAHUIZALCO
C’est l'un des plus anciens et des plus importants foyers indigènes du Salvador. Nahuizalco fut fondée et habitée depuis par les Pipils. Certains indigènes parlent encore le nahuatl et dans les rues, on peut encore rencontrer quelques femmes en habits traditionnels pipils. Le marché nocturne illuminé vaut le coup d’œil. Quelques bâtisses coloniales flattent le regard. Nahuizalco est un village d’artisans où l’on travaille essentiellement l’osier ou le tule (un roseau), le rotin, ainsi que le cèdre et le laurier.
Salvador : Paix dans la guerre des gangs ?