Rubens
Barrichello (né le 23 mai 1972 à São Paulo,
Brésil - ) est un pilote de course automobile brésilien.
Il a fait ses débuts en Formule 1 en 1993. Depuis la
retraite de Michael Schumacher, à la fin de la saison
2006, il est devenu à seulement 34 ans
le plus ancien des pilotes en activité. Vainqueur de
9 Grands Prix à ce jour, il dispute la saison 2007 chez
Honda aux côtés de Jenson Button.
Né
à São Paulo, et originaire d'une famille qui possède
un garage à proximité du célèbre
circuit d'Interlagos, Rubens Barrichello se lance rapidement
dans le sport automobile. Dès son plus jeune âge,
il dispute ses premières compétitions de karting.
Plus tard, il y décrochera cinq titres de champion.
A 18 ans,
il part pour l'Europe effectuer ses débuts en sport automobile,
dans le championnat de GM Lotus Euroseries, qu'il remporte.
En 1991, il passe dans le championnat britannique de Formule
3, au sein de l'écurie de Dick Bennett (pour laquelle
avait également roulé son mentor Ayrton Senna
8 ans auparavant) et décroche à nouveau le titre
dès sa première année de participation
en s'imposant notamment devant le Britannique David Coulthard.
Enfin, en
1992, il accède au championnat international de Formule
3000. Rattrapé par son inexpérience, et également
handicapé par un matériel qui n'est pas toujours
à la hauteur des meilleurs, il doit se contenter de la
troisième place finale au championnat. Un résultat
suffisamment probant pour obtenir, avec l'aide de puissants
sponsors brésiliens, un volant en Formule 1 chez Jordan
pour la saison 1993.
Rubens Barrichello,
juillet 1995Barrichello a fait ses débuts en Formule
1 le 14 mars 1993, sur le circuit de Kyalami, lors du Grand
Prix d'Afrique du Sud. A seulement 20 ans, il devient l'un des
plus jeunes pilotes de l'histoire du championnat du monde. Son
premier Grand Prix se solde par un abandon suite à un
problème de boite de vitesses, une souci qui donne le
ton d'une saison marquée par le manque de fiabilité
de sa monture, puisqu'il totalisera 9 abandons en 16 courses.
Mais cela ne l'empêche pas de se montrer régulièrement
à son avantage. En qualifications tout d'abord, où
il domine copieusement des coéquipiers aussi expérimentés
que Ivan Capelli ou encore Thierry Boutsen, mais également
en course, comme au Grand Prix d'Europe, disputé sur
la piste humide du circuit de Donington, où il est en
3e position avant d'être contraint à l'abandon
à six tours de l'arrivée par un problème
de pression d'essence. Même s'il doit attendre la fin
de saison et une cinquième place au Japon pour inscrire
ses seuls points de la saison, Barrichello apparaît pour
beaucoup comme la révélation de la saison.
La saison
1994 démarre sur d'excellentes bases pour Rubens, qui
grâce à une quatrième place au GP du Brésil,
puis à une troisième place au GP du Pacifique,
pointe à une étonnante troisième place
du championnat des pilotes après seulement deux épreuves,
et confirme qu'il est l'un des grands espoirs de la discipline.
Sa progression est pourtant bien proche de s'interrompre brutalement
lorsqu'au cours des premiers essais libres du Grand Prix de
Saint-Marin, il perd soudainement le contrôle de sa monoplace
à l'entrée d'une chicane rapide (on parlera d'une
crevaison) avant de décoller, de s'écraser contre
un mur de pneus puis de se retourner. Barrichello est transporté
inconscient à l'hôpital du circuit, laissant craindre
le pire sur son état de santé, jusqu'à
ce que Ayrton Senna, venu à son chevet, n'apporte des
nouvelles rassurantes de son jeune protégé. Souffrant
de blessures légères, Barrichello est forfait
pour le reste du week-end, mais de retour dans le paddock dès
le lendemain. C'est donc en spectateur qu'il assiste le samedi
à l'accident mortel de Roland Ratzenberger, puis le dimanche
à celui de son ami et mentor Ayrton Senna.
Très touché par les événements du
GP de Saint-Marin, Barrichello n'en accomplit pas moins une
saison remarquable, malgré à nouveau une fiabilité
parfois aléatoire de sa Jordan-Hart. Il termine à
la quatrième place à quatre reprises supplémentaires,
et décroche le 28 août lors du Grand Prix de Belgique
sur le circuit de Spa-Francorchamps sa toute première
pole-position, devenant ainsi le plus jeune poleman de l'histoire
de la Formule 1 (un record qui ne sera battu qu'en saison 2003
par Fernando Alonso). Il boucle sa saison à la sixième
place du championnat du monde, avec 19 points au compteur.
En saison
1995, Barrichello est très attendu, et cela d'autant
plus que l'écurie Jordan a signé un partenariat
avec le motoriste Peugeot et peut ainsi revoir ses ambitions
à la hausse. Mais la pression est un peu forte pour le
jeune Brésilien, inévitablement présenté
par ses compatriotes comme le « nouveau Senna ».
Malgré une belle deuxième place lors du GP du
Canada, il semble perdre au fil des courses de son aisance des
saisons précédentes, et subit en interne la montée
en puissance de son impétueux coéquipier Eddie
Irvine. Alors que Barrichello avait été un temps
pressenti pour rejoindre Michael Schumacher chez Ferrari pour
la saison suivante, c'est d'ailleurs l'Irlandais qui lui est
préféré.
Toujours
chez Jordan en saison 1996, Barrichello réalise un solide
début de saison, mais comme l'année précédente,
se désunit en cours d'année. De plus en plus insatisfait
de son jeune pilote, Eddie Jordan lui signifie son intention
de ne pas prolonger son contrat. Au plus bas à la bourse
des pilotes, il semble devoir se résoudre à quitter
la F1 pour le CART lorsque l'ancien champion du monde Jackie
Stewart et son fils Paul font appel à lui.
Au sein
de la jeune et chaleureuse équipe Stewart, Barrichello
ne tarde pas à retrouver la flatteuse réputation
de ses débuts. Certes, le manque de fiabilité
chronique de sa monture ne lui permet de rallier l'arrivée
qu'à trois reprises lors de la saison 1997, mais grâce
à plusieurs coups d'éclat en qualification et
à une étonnante deuxième place sous le
déluge au GP de Monaco (où ses pneus Bridgestone
étaient il est vrai très efficaces), il prouve
qu'il reste à 25 ans un grand espoir de la Formule 1.
saison 1998
est une copie-conforme de 1997 avec de belles performances en
qualifications (qu'il s'agisse de Jan Magnussen ou de Jos Verstappen,
ses équipiers sont complètement éclipsés),
rarement concrétisées en course faute d'une voiture
suffisamment fiable. Contacté par l'équipe Williams
à la fin de la saison 1998, il est contraint d'honorer
son ultime année de contrat par Stewart, ce qu'il n'a
pas longtemps à regretter tant la Stewart de saison 1999
(conçue par l'ingénieur Alan Jenkins peu avant
son limogeage) s'avère être la meilleure réalisation
de l'équipe britannique. A son volant, il signe trois
podiums, une pole-position au GP de France, et termine le championnat
à la septième place finale. Ces performances lui
valent d'être recruté par la Scuderia Ferrari pour
devenir à partir de saison 2000 le nouveau lieutenant
de Michael Schumacher à la place d'Eddie Irvine.
Chez Ferrari,
avec l'une des meilleures monoplaces du plateau, Barrichello
s'affirme d'entrée de jeu comme un candidat régulier
au podium. Fiable et performant, il évolue toutefois
un ton en dessous de son redoutable coéquipier Michael
Schumacher, ce qui ne lui permet pas de jouer sa carte personnelle.
Au GP d'Allemagne à Hockenheim, il parvient tout de même
à remporter la première victoire de sa carrière,
au terme d'un scnéario particulièrement haletant:
parti du fond de grille suite à un ennui technique lors
des qualifications, Barrichello remonte tout le peloton et parvient
à effectuer la jonction sur les leaders grâce à
la neutralisation de la course consécutive à l'intrusion
d'un manifestant sur la piste. Tandis que la pluie commence
à tomber en fin de course, il fait le pari de ne pas
s'arrêter aux stands et de conserver ses pneus pour piste
sèche, ce qui lui donne la victoire pour sa 128e participation,
soit la plus longue attente pour un premier succès. Moins
en réussite en 2001 alors même que la domination
de la Scuderia se fait de plus en plus forte, il n'obtient pas
le moindre succès, mais termine le championnat à
la troisième place.
Sur le plan
comptable, la meilleure saison de «Rubinho », comme
il est souvent surnommé, a lieu en 2002 avec quatre victoires
et la deuxième place au championnat. Mais c'est également
la saison des polémiques liées aux consignes de
course. Au GP d'Autriche, particulièrement performant,
il parvient, une fois n'est pas coutume, à dominer Schumacher
tout au long du week-end, mais il est contraint sur ordre de
son équipe de céder la victoire à son équipier,
ce qu'il fait à quelques mètres de la ligne d'arrivée.
Si les consignes de course sont aussi anciennes comme le sport
automobile, celle-ci est particulièrement mal ressentie
par le public et par le presse dans la mesure où Schumacher
caracolait déjà largement en tête du championnat,
et ne semblait pas avoir un besoin impératif de quelques
points supplémentaires. Injustement privé de ce
qui aurait été sa deuxième victoire en
Grand Prix, Barrichello va pourtant à son tour bénéficier
dans la deuxième partie de saison de la politique sportive
de son employeur. Si son succès au GP d'Europe ne souffre
d'aucune contestation (encore que Schumacher n'aura rien fait
pour lui contester la victoire en fin de course), il n'en va
pas de même de ceux acquis aux GP d'Italie et de Hongrie,
où Schumacher lui cède plus ou moins discrètement
le commandement en cours d'épreuve. Il s'impose une quatrième
fois au GP des Etats-Unis à Indianapolis, à nouveau
dans la polémique, puisqu'il dépasse Schumacher
sur la ligne, sans que l'on sache si Schumacher souhaitait réellement
lui céder la victoire, ou juste réaliser une arrivée
groupée à la mode des 24 heures du Mans. Pour
mettre un terme à ces résultats "arrangés",
la FIA interdira les consignes ayant pour effet de fausser le
déroulement des Grands Prix.
En 2003,
Barrichello semble moins s'accomoder que son chef de file de
la nouvelle réglementation sportive ainsi que de la domination
moindre de Ferrari. Quatrième du championnat, il signe
tout de même deux victoires de grande classe à
Silverstone ainsi qu'à Suzuka en fin d'année,
où un succès de sa part était indispensable
pour priver Kimi Räikkönen de ses ultimes chances
de coiffer Schumacher au championnat. La supériorité
retrouvée de Ferrari en 2004 lui permet de terminer à
nouveau vice-champion du monde, mais il doit attendre la fin
de saison (et une certaine démobilisation de Schumacher,
déjà assuré d'un titre supplémentaire)
pour remporter ses deux seuls succès de l'année,
en Italie et en Chine.
En 2005,
la soudaine baisse de forme de Ferrari (en grande partie imputable
à l'infériorité des gommes Bridgestone
sur les Michelin) l'éloigne de la lutte pour la victoire.
Il n'accroche que quatre podiums et termine à une lointaine
huitième place au championnat. Vivant de plus en plus
mal son rôle de deuxième pilote, il obtient de
Jean Todt de ne pas honorer sa dernière année
de contrat pour pouvoir rejoindre l'écurie Honda.
Annoncé
comme un outsider crédible dans la lutte pour le titre
de champion 2006 suite aux excellents essais hivernaux des Honda,
Rubens Barrichello doit rapidement déchanter. Non seulement
la monoplace japonaise n'est pas l'arme absolue tant espérée,
mais il éprouve en plus les pires difficultés
à s'adapter au pilotage de sa nouvelle machine et à
soutenir la comparaison avec son coéquipier Jenson Button.
Au fil des épreuves, il apparaît plus à
son aise, mais peine à concrétiser en courses
ses progrès en qualifications. Seulement septième
du championnat, il ne monte pas sur le moindre podium, une première
depuis sa saison 1998 chez Stewart.
Rubens n'a
encore jamais pu remporter son Grand Prix national, qui lui
tient particulièrement à cur. De 1993 à
2005, il a participé à treize éditions
du Grand Prix du Brésil, qui se déroule dans sa
ville natale, sur le circuit d'Interlagos, qu'il pouvait voir
de la fenêtre de l'appartement de ses parents lorsqu'il
était enfant. Il a y obtenu deux pole positions (2003
et 2004), a souvent été bien placé sur
la grille, mais il n'a pu terminer la course qu'à trois
reprises (4e en 1994, 3e en 2004, et 6e en 2005), en raison
de nombreux incidents ayant entraîné son abandon
: accrochage (2001), tête à queue (1996), panne
d'essence (2003), boite de vitesse (1993, 1995 et 1998), panne
hydraulique (2002), suspension (1997), et casse moteur (1999,
2000). Rubinho espère un jour parvenir à vaincre
ce « chat noir » qui l'a empêché jusqu'ici
de triompher chez lui.
Source wikipédia
Date
de naissance: 23 mai 1972
Lieu de naissance: Sao
Paulo (Brésil)
Taille 1m72 - Poids 79 kg
Débuts en F1 en
Nombre de GP 160
5 Victoires en Grand Prix
Europe
2002 Nürburgring
Hongrie 2002 Hungaroring
Italie 2002 Monza
Etats-Unis 2002 Indianapolis
Allemagne 2000 Hockenheim
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