Pierre Daninos: "Un zig passe dans une superbe Cadillac. L'Amerlo pense: que je trouve le filon légal ou pas pour me la payer. Le Franzouse: j'appelle les copains, bloquer la bagnole et virer le zig dehors, non mais!"
Muito, je vois que cet article t'a motivé.
Surtout quand j'ajoute "normal et moral".
Retour vers le futur passé est classique, éclaire le présent sans pour autant en résoudre les problèmes et déviances. Evidemment... Pierre et Marie Curie = Nagasaki. La roue de Ariens à l'époque du bronze en Mésopotamie => armée égyptienne. Les dirigeables ont créé Led Zeppelin..!!
Suis un peu coriace pour relancer la boule (Axiom dixit, il aime ça) mais tout ce qui existe d'humain vient de l'Homme, of course (de ch'val). L'église interdisait les orfèvres pour garder sa puissance comme l'Islam interdit l'usure. Les Rois suivaient ou pas.. (Henri VIII, église anglicane).
Les pays faisant défaut sont légion. Le prêteur doit le savoir. On ne gagne jamais sans prise de risque qu'il faut parfois assumer.
La "normalité morale" des Rois se traduit actuellement par l'impunité des dirigeants d'une caste définie (ENA... familles bourgeoises...) car La Boétie écrivait bien que l'humain a un besoin viscéral d'être dirigé, protégé, que peu ont l'esprit d'aventure responsable de sa propre vie. Le système, SS, assurances, banques.. jouent sur cette faiblesse.
Je poursuis: Le premier libéralisme fut en effet, ceux qui avaient droit de travailler en autonomes quand la ville s'ouvrait, se franchisait.
Le Bourgeois et la banque (nouveau conte ):
Idem pour quiconque... t'es sympa, amical et de nature à aider ton prochain. Les autres prennent l'habitude que Muito va TOUJOURS les aider (puisqu'il le faisait sans sourciller, il PEUT facilement). Vient un jour où cela n'est plus possible. Tous vont le traiter de salaud et personne n'acceptera et prendra en compte les difficultés réelles à assumer. Tous vont croire qu'in veut plus... comme s'il était devenu comme eux.
A qui cette fâcheuse aventure n'est pas arrivée? les cœurs de pierre...
L'usage de "normal et moral" signifie surveiller, empêcher les abus. En tout, le bien n'est pas de virer le mal mais d'évoluer autour d'un chemin de moyen terme.
Les innovations de JP Morgan, Blythe Master n'ont pas pour finalité le rôle social économique dans la société mais le lucre. Refiler des saloperies bien enveloppées en paquets cadeaux. L'usage outrancier des hypothèques adossées sur des revenus misérables en tablant sur la bulle immobilière est du lucre comme au casino. Pas moral ni normal. Les CDS sont une assurance sur "qui perd, gagne".
Dans ce registre, je trouve normal suivant les lois capitalistes des marchés que ceux qui ont pris des risques, qui sont allé trop loin, payent et perdent.
Que les politiques donc les peuples aient favorisé cela, oui. Que personne n'ait mis de barrages en place, oui. Que tous à courte vue, aient profité, oui. Que les intérêts personnels l'aient favorisé, oui et qu'enfin, le peuple ignorant ait suivi comme des moutons de Panurge... normal !
J'en conclus que ceux qui savent ou qui sont en situation de "devoir savoir" sont les premiers responsables des excès commis.
Pour revenir à une norme, ceux qui ont empoché et se sont outrageusement enrichis, doivent perdre leurs excès de richesse AVANT de faire courber l'échine aux peuples.
Voila une question de "moral et normalité logique".
Que ce ne soit pas le cas, qu'il soit plus facile et de coutume de faire suer le burnous des non-informés, qu'enfin, des excès arrivent dans d'autres profession dont la médecine (grave..), oui mais c'est un autre débat. Nature humaine et aussi, le toubib n'a pas accès à l'étude vraie des produits. Il est sous influence comme l'emprunteur de base. La faute revient aux institutions de contrôle qui sont fonctionnaires, lentes et.. ouvertes à la corruption du privé.
Le schéma est donc à l'identique, très humain.
Où le "moral normal" disparaît est quand la collusion états-finance devient primordiale, quand le monde de la finance est totalement obscur et presque ennemi du peuple et dire que ce sont NOS banques!
Quant aux supports tous basés sur la monnaie, surtout depuis la fermeture des guichets d'or de Nixon, 1971, les hurlements du grand Charles, tous savent l'appui sur du néant, une certaine confiance, une puissance militaire comme depuis toujours. Le Roi à l'armée en forme, ça va. Contraire? il n'est plus d'essence divine.
Dans un monde où tout est devenu uniquement relatif, de rapports, de %, rien d'étonnant avec l'informatique, les jeux vidéo que tous soient formatés sur du virtuel.
La désaffection pour les politiques est évidente. La désaffection pour les banques arrive. Les peuples sont perdus, sans repère, grave.
Dans cette optique, virer le virtuel des dettes en % par exemple n'est qu'un jeu de clic-clic qui ne sera pas aussi catastrophique que prédit.
Prédit catastrophique car plus personne accepte de vivre plus risqué. Trop formaté. La bagarre est le panier de crabes. Qui baisera son voisin plus qu'il ne le sera. très humain aussi. Tous l'accepte en cas de guerre, les esprits ont d'autres motivations, survie... fatalité des guerres... pourquoi ne pas l'accepter sans guerre?
Simple: a vélo, tu te râpes le coude et le genou sur le mur... on demande de râper volontairement. Refus car la douleur serait insupportable.