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la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
Dans les livres de Fernando Bonassi, vous courez le risque de découvrir un autre Brésil, bien plus sombre et bien plus violent que tous les horribles faits divers que vous avez pu lire, voir ou entendre. Avec comme point de mire sa ville natale, São Paulo. Auteur prolifique de 43 ans, Fernando Bonassi n'est pas encore traduit en français. Il a à son actif 19 romans, 15 pièces de théâtre, des dizaines de scénarios (qui ont donné naissance à certains films primés à Cannes et à Biarritz). Et il n'a pas sa langue dans sa poche. Il démarre au quart de tour. "En France, vous connaissez Gilberto Gil, n'est-ce pas ? Vous l'aimez bien, je suppose, notre ministre de la Culture ? Eh bien, laissez-moi vous dire qu'il se comporte de manière scandaleuse, pour ne pas dire vulgaire. Il profite de son statut pour faire une tournée mondiale." Le ton est donné. Pour parler de l'œuvre de Fernando Bonassi, un seul mot possible : pessimisme. Sa vision du Brésil est bien loin des clichés. "Mon dernier roman, Suburbio (Banlieue), est très noir, c'est vrai, avoue-t-il. Mais je vis à São Paulo et ce que je raconte n'est que la réalité." Il se dégage de ce texte une violence sociale, politique et criminelle d'une telle intensité qu'on a du mal à imaginer cet homme calme, au discours clair et posé, survivre dans une ville comme São Paulo. Mais derrière ses lunettes aux grosses montures noires se cache une réflexion sur son pays des plus pertinente. Pour Bonassi, les événements du 15 juin dernier dans sa ville natale - des policiers, en réaction à des assassinats dans leurs rangs, ont ce jour-là tué 150 supposés délinquants, faisant de São Paulo une ville assiégée - ne sont que le début de la fin. "Le futur est bien sombre. Nous vivons une sorte d'haïtisation ou d'irakisation qui va devenir rapidement incontrôlable, estime-t-il. Il existe aujourd'hui dans mon pays une absence totale des valeurs démocratiques." Il avoue aussi, le sourire aux lèvres, que ce qu'il préfère en Europe, "c'est pouvoir se balader tranquillement dans les rues à 2 heures du matin sans aucun problème, sans risquer de se faire tuer. C'est le paradis !" Cet admirateur inconditionnel de Marguerite Duras – Hiroshima mon amour est son film préféré – n'est pas tendre avec ses compatriotes, encore moins avec son président, admiré à l'extérieur, critiqué à l'intérieur. "Lula est un héros à l'étranger, mais, pour nous, c'est juste un libéral. C'est notre Gorbatchev. J'ai voté pour lui, je revoterai pour lui, mais il n'est plus ce sauveur que nous attendions, il s'est transformé en homme ordinaire." Virulent quand il parle du Brésil, Fernando Bonassi est beaucoup moins prolixe, il est même timide, lorsqu'il s'agit d'évoquer sa vie personnelle. "J'ai commencé à écrire parce que j'étais amoureux d'une fille. Elle ne l'a jamais su, je ne lui ai jamais envoyé toutes les lettres que je lui avais écrites. J'ai découvert à ce moment-là que l'écriture permettait de dévoiler ses sentiments, de les organiser." Pour lui, l'imagination est plus intéressante que la réalité, surtout quand il est question d'amour. Il travaille aujourd'hui sur un nouveau roman, intitulé Le jour où le Brésil a disparu, journal de bord d'un homme au chômage, qui démarre le 15 juin dernier à São Paulo, quand des dizaines de flics se sont fait justice eux-mêmes. Une histoire encore très noire. "Je ne sais faire que ça." Marc Fernandez - Article paru dans Courrier international - septembre 2006 En savoir plus sur Fernando Bonassi : http://www.revista.agulha.nom.br/fbonassi.html
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :Dans les livres de Fernando Bonassi, vous courez le risque de découvrir un autre Brésil, bien plus sombre et bien plus violent que tous les horribles faits divers que vous avez pu lire, voir ou entendre. Avec comme point de mire sa ville natale, São Paulo. Auteur prolifique de 43 ans, Fernando Bonassi n'est pas encore traduit en français. Il a à son actif 19 romans, 15 pièces de théâtre, des dizaines de scénarios (qui ont donné naissance à certains films primés à Cannes et à Biarritz). Et il n'a pas sa langue dans sa poche. Il démarre au quart de tour. "En France, vous connaissez Gilberto Gil, n'est-ce pas ? Vous l'aimez bien, je suppose, notre ministre de la Culture ? Eh bien, laissez-moi vous dire qu'il se comporte de manière scandaleuse, pour ne pas dire vulgaire. Il profite de son statut pour faire une tournée mondiale." Le ton est donné. Pour parler de l'œuvre de Fernando Bonassi, un seul mot possible : pessimisme. Sa vision du Brésil est bien loin des clichés. "Mon dernier roman, Suburbio (Banlieue), est très noir, c'est vrai, avoue-t-il. Mais je vis à São Paulo et ce que je raconte n'est que la réalité." Il se dégage de ce texte une violence sociale, politique et criminelle d'une telle intensité qu'on a du mal à imaginer cet homme calme, au discours clair et posé, survivre dans une ville comme São Paulo. Mais derrière ses lunettes aux grosses montures noires se cache une réflexion sur son pays des plus pertinente. Pour Bonassi, les événements du 15 juin dernier dans sa ville natale - des policiers, en réaction à des assassinats dans leurs rangs, ont ce jour-là tué 150 supposés délinquants, faisant de São Paulo une ville assiégée - ne sont que le début de la fin. "Le futur est bien sombre. Nous vivons une sorte d'haïtisation ou d'irakisation qui va devenir rapidement incontrôlable, estime-t-il. Il existe aujourd'hui dans mon pays une absence totale des valeurs démocratiques." Il avoue aussi, le sourire aux lèvres, que ce qu'il préfère en Europe, "c'est pouvoir se balader tranquillement dans les rues à 2 heures du matin sans aucun problème, sans risquer de se faire tuer. C'est le paradis !" Cet admirateur inconditionnel de Marguerite Duras – Hiroshima mon amour est son film préféré – n'est pas tendre avec ses compatriotes, encore moins avec son président, admiré à l'extérieur, critiqué à l'intérieur. "Lula est un héros à l'étranger, mais, pour nous, c'est juste un libéral. C'est notre Gorbatchev. J'ai voté pour lui, je revoterai pour lui, mais il n'est plus ce sauveur que nous attendions, il s'est transformé en homme ordinaire." Virulent quand il parle du Brésil, Fernando Bonassi est beaucoup moins prolixe, il est même timide, lorsqu'il s'agit d'évoquer sa vie personnelle. "J'ai commencé à écrire parce que j'étais amoureux d'une fille. Elle ne l'a jamais su, je ne lui ai jamais envoyé toutes les lettres que je lui avais écrites. J'ai découvert à ce moment-là que l'écriture permettait de dévoiler ses sentiments, de les organiser." Pour lui, l'imagination est plus intéressante que la réalité, surtout quand il est question d'amour. Il travaille aujourd'hui sur un nouveau roman, intitulé Le jour où le Brésil a disparu, journal de bord d'un homme au chômage, qui démarre le 15 juin dernier à São Paulo, quand des dizaines de flics se sont fait justice eux-mêmes. Une histoire encore très noire. "Je ne sais faire que ça." Marc Fernandez - Article paru dans Courrier international - septembre 2006 En savoir plus sur Fernando Bonassi : http://www.revista.agulha.nom.br/fbonassi.html
Salut Bon ... certainement la violence en France n est pas la même que au Bresil , pourtant j ai deux amis de Paris qui sont policiers , l un d eux de la brigade criminelle , il me semblerait d apres eux que Paris a 2 heures du matin n est pas aussi calme que cela , mais bon ..... la violence il y en a partout dans le monde mais c est vrai qu ici c est le delire total exemple 1300 morts par assassinats ou balles perdues a Rio depuis le debut de l année ... La semaine derniere apres l intervention de la police speciale dans une favela du Catumbi il y a eu 16 morts , tous des delinquants ... délire total ! En ce moment Rio ressemble a une place de guerre .. jean marc
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
salut jm ;-) héhéhé ! je me disait bien que tu pourrais bien etre le premier a répondre ... sur ce post :-) tudo bem ? en fait je voulais savoir /fernando bonassi : s'il est connu, credible, ... ou plutot contesté au bresil ;-) à le lire sao polo sa ville natale, ou plutot sa peripherie c'est la palestine ... ??
Dernière modification par axiom (2007-04-27 13:30:21)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :salut jm ;-) héhéhé ! je me disait bien que tu pourrais bien etre le premier a répondre ... sur ce post :-) tudo bem ? en fait je voulais savoir /fernando bonassi : s'il est connu, credible, ... ou plutot contesté au bresil ;-) à le lire sao polo sa ville natale, ou plutot sa peripherie c'est la palestine ... ??
Salut pour ma part je ne connais pas cet auteur ... aqui esta tudo bem e voce ? Sao Paulo est une ville avec 16 millions d habitants , mais la violence ne se limite pas seulement a la peripherie de Sao Paulo mais bien dans l ensemble du pays , et tant qu ils auront ce genre de droit criminel je t assure que ça va devenir bien pire encore .. Il y a plus de morts par jour dans les grandes villes du Brésil que en palestine . En Juillet comme tu le sais il y aura les jeux pan amercican a Rio , ceci dit dans une ville ou la violence est incontrolable , je me demande ce qui va encore arriver ... mais ça sera rien de bon je te jure ! jean marc
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
personne pour "remettre 100 balles dans le juke box" ?? / sampa ;-) :-)) les littéraires ;-) vagner, smarty . et les autres ...on peut comparer la ville a rio ou c'est completement différent ?
Dernière modification par axiom (2007-05-01 04:40:47)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
Gilberto Gil ? Un pote Brésilien m'avait raconté que ce grand homme politque avait fait prendre l'avion à on estéticienne pour se faire faire une belle manucure, et celà aux frais du contribuable Brésilien...évidemment SAO PAULO la nuit, j'ai jamais eu de probléme dans le centre et de toute façon il y a des voitures de Police dans tous les coins.On voit la lumiére rouge clignoter à 100 métres.ça rassure. Mais avec tout ce qu'on lit et voit dans les journaux, il y a pas de quoi être tranquille.
Dernière modification par maluko (2007-05-05 13:32:27)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
maluko :le centre oui :-) je me doute ! mais les quelques périphéries ?
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :personne pour "remettre 100 balles dans le juke box" ?? / sampa ;-) :-)) les littéraires ;-) vagner, smarty . et les autres ...on peut comparer la ville a rio ou c'est completement différent ?
Je veux bien, ajouter une petite touche perso ! Dans les années 60, Rio de Janeiro était, à ce qu'il paraît, une ville parfaitement sûre. Puis est venu l'exode rural et des populations des campagnes, poussées par des périodes de sécheresse ou attirées par le développement des grandes villes, ont afflué. Pauvres et déracinées, n'ayant guère les moyens de se loger en ville, elles se sont entassées dans des logements de fortune dans des zones péri-urbaines dépourvues d'infra-structures, mais où l'on pouvait s'installer sans permis de construire. En france, les maires successifs ont fermé les yeux lorsque les trafiquants de drogue se sont installés et l'accroissement de la violence est devenu exponentiel. Les hurluberlus qui, après les émeutes dans nos banlieues en 2005, se réjouissaient que celles dominées par les trafiquants fussent restées calmes, feraient mieux de se renseigner. La délinquance et les trafics en tous genres sont étroitement liés. A Rio, être réveillée vers les 3h du matin par des tirs d'armes automatiques et autres explosions de grenades venant de la favela voisine (parce qu'à Rio on est toujours dans le voisinage d'une favela, même à Ipanema), la première fois, ça surprend ! Alors je veux bien les croire. Si l'on considère maintenant la situation actuelle des banlieues françaises abandonnées aux trafics mafieux avec la complicité tacite des autorités locales et des services de l'Etat... il est flagrant que la France chemine à grands pas dans la même direction. Causes comparables, mêmes effets. Paris, Marseille, Lyon, Toulouse... seront bientôt aussi dangereuses que Rio ou Sao Paulo. Mais cela restera cantonné aux banlieues, me répondront plaisamment les habitants des centre-ville. Que nenni ! Les transports en commun et les véhicules automobiles sont faits pour se déplacer. Sans compter que, sous couvert de logements sociaux, plusieurs cités forment déjà des abcès de fixation de la délinquance en plein Paris... Une croissance exponentielle, je vous dis. Et les banlieues Européennes? Lors des émeutes de l'automne 2005, le Ministre de l'Intérieur avait manifesté son opposition catégorique à l'éventualité de la constitution de milices de quartier : ce n'était pas sa conception de la sécurité. Mais dans le même temps, il interdisait formellement aux unités de CRS mobilisées pour l'occasion de pénétrer dans les cités : "pour ne pas provoquer"... Interdire l'auto-défense et entraver la police, n'est-ce pas la quadrature du cercle ? N'est-ce pas livrer les habitants au bon vouloir des criminels ? Faut-il donc se résoudre à abandonner les quartiers pauvres aux mains des délinquants et des trafiquants de drogue ? Aujourd'hui, les Français ne semblent pas prêts à se défendre, mais demain, si l'Etat continue d'être défaillant... Les chiffres de l'insécurité sont mauvais ? Demain ce sera pire ! Et quand j'affirme que Paris va devenir aussi dangereux que Rio, je fais encore preuve d'optimisme. Au Brésil, honnêtes gens et trafiquants appartiennent à une même population. La violence est seulement générée par le trafic. Si la cocaïne est destinée aux habitants des beaux quartiers, les enfants pauvres se droguent à la colle. Vingt mots de vocabulaire, la cervelle en compote, sans repères, ils peuvent être ultra-violents si vous faites mine de refuser votre porte-feuille. Mais ils ne vous haïssent pas. Vous me direz, avec ou sans haine, quand on se prend une balle dans la tête, le résultat est le même ! Mais en France, à la convoitise du voleur, s'ajoute la haine du "jeune" pour tout ce qui ne lui ressemble pas : le Français, le Blanc, la Femme occidentale, nous. Il ne s'intéresse pas qu'au porte-feuille ou au portable, il s'amuse à humilier. Alors ça promet !
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
bon, je vais voter ;-) a plus sur sampa ;-))) !!!
Dernière modification par axiom (2007-05-06 06:01:30)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :maluko :le centre oui :-) je me doute ! mais les quelques périphéries ?
Dur de se repérer dans la périphérie à SAO PAULO. Mais je suis toujours avec des amis et ça finit toujours par un retour en bus vers le centre. Ce qui est marrant c'est qu'aprés 45 minutes de bus on reste toujours dans la même ville à SP. Bon le centre à une époque était un enfer pours les moradores da rua qui étaient exécutés par des policiers.Il s'avérait que ces habitants des rues vendaient de la came pour ces mêmes policiers. Aprés dans la Rua major diogo j'ai assisté à une attaque de voiture (casse de vitre et vol de sac à main), 1 minute plus tard il y avait 40 flics dans la rue car la caserne se trouve vraiment trés prêt de cette rue.. Mois même dans un hotel du centre je me suis fait braqué par 2 flics qui cherchaient un malandro qui avait fait plusieurs attaques à main armée dans la rue avant de prendre une chambre dans le même hotel que moi et de se faire dénoncer par un coups de fils anonyme !!!!! Les flics ont fait toutes les chambres arme au poing pour le trouver !! ;-))))
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
smarty a écrit :axiom a écrit :personne pour "remettre 100 balles dans le juke box" ?? / sampa ;-) :-)) les littéraires ;-) vagner, smarty . et les autres ...on peut comparer la ville a rio ou c'est completement différent ?
Mais en France, à la convoitise du voleur, s'ajoute la haine du "jeune" pour tout ce qui ne lui ressemble pas : le Français, le Blanc, la Femme occidentale, nous. Il ne s'intéresse pas qu'au porte-feuille ou au portable, il s'amuse à humilier. Alors ça promet !
Malheuresement c´est bien vrai. Excellente analyse. J´en ai été victime, mon frère, des amis aussi. Et je précise que tu dois te les ¨farcir¨ partout dans la vie quotidienne, tu n´as pas le choix (travail, restaurant, transport..etc). C´est ça qui est terrible. Ici les traficants, sur RJ par exemple, ils restent dans leur ¨area¨ pour la plupart. La différence est la. Sinon sur Sampa, je suis pas du tout un pro de cette ville. (pas encore, ça y viendra ! ) Faudrait que je fasse un tournage avec Smarty !!!
Dernière modification par Mike (2007-05-06 06:46:44)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
Mike a écrit :Sinon sur Sampa, je suis pas du tout un pro de cette ville. (pas encore, ça y viendra ! ) Faudrait que je fasse un tournage avec Smarty !!!
Entre Sampa et Rio il y a pas photo...Au mieux à Sampa il y a quelques plages sympas sur le littoral (je connais Santos et Guarujá) mais il faut prendre le métro et aprés le bus, et pas de montagnes ni de christ rédompteur pour surveiller tout ça !!! =|=|=|=|=|=|
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
maluko a écrit :Mike a écrit :Sinon sur Sampa, je suis pas du tout un pro de cette ville. (pas encore, ça y viendra ! ) Faudrait que je fasse un tournage avec Smarty !!!
Entre Sampa et Rio il y a pas photo...Au mieux à Sampa il y a quelques plages sympas sur le littoral (je connais Santos et Guarujá) mais il faut prendre le métro et aprés le bus, et pas de montagnes ni de christ rédompteur pour surveiller tout ça !!! =|=|=|=|=|=|
C est pas comparable comme villes, et franchement je trouve SP moche, je me suis balladé plusieurs fois...seul bon point la vie nocturne...pour Mike lol Axiom je crains que tu sois déçu...tu donneras tes impressions...quant à la rivalité Carioca/paulista elle est bien reelle...
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
BaRoN NoiR a écrit :je me suis balladé plusieurs fois...seul bon point la vie nocturne...pour Mike lol Axiom je crains que tu sois déçu...tu donneras tes impressions...quant à la rivalité Carioca/paulista elle est bien reelle...
C'est clair que SP c'est moche et en semaine on a l'impression d'être dans une station essence tellement c'est pollué. Quant à la rivalité Sampa/Rio,c'est clair que c'est une réalité. Par exemple pour un paulista Rio est plus dangeureux que Sampa, pour un carioca c'est l'inverse !!!
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
je ne cherche pas a comparer rio et sampa du moins seulement/ aux peripheries ou aux favelas et tenter de comprendre si on peut faire du copier/ coller ... ou si choses sont radicalement différentes ;-) je sais bien qu'a rio les favelas sont à 3 blocs des coins "chics" . les periphéries de sampa peuvent elles etre comparées au coins "chauds" de la zona norte ? ou les choses comme toujours sont plus complexes ;-) !!
Dernière modification par axiom (2007-05-06 14:41:46)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :ou les choses comme toujours sont plus complexes ;-) !!
Désolé , mais les choses sont belles et biens complexes.J'ai pas vu de quartiers plus craignos que d'autres, pourtant j'ai été dans pas mal de zone différentes en train ou en bus. Quand on est accompagné tout coule tellement de source.
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
maluko : compris ;-) donc on ne peut pas du tout faire un parallele avec certains coins de la zona norte de rio. meme si comme l'indiquait tobermory il y a aussi zona norte et zona norte ...
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
A rio il n´y a pas seulement la zona norte qui craint un peu, allez faire un tour en ZONA OESTE !!!! Bangu, Realengo principalement, y´a aussi Santa Cruz... J´ai decouvert ça y a pas longtemps et je vous garantis que c est ambiance ¨pesado¨ !!! Bon je me suis égaré, on revient sur Sampa.. 
Dernière modification par Mike (2007-05-10 19:39:37)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
mike : non non ;-) c'est intéressant ! ... développe STP :-) il n'y a pas 1 ligne ailleurs sur la zona oeste !
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
axiom a écrit :mike : non non ;-) c'est intéressant ! ... développe STP :-) il n'y a pas 1 ligne ailleurs sur la zona oeste !
Realengo cela craint ? j y est passe un mois et j ai rien vu !!!!,bon c est un peu favella,mais sans plus,idem Bangu, c est moche, lol,comme auoi les perceptions.....
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
Realengo, Bangu, Santa Cruz et Campo Grande en Zona Oeste, ce sont les plus grands quartiers de Rio, quand tu regardes sur une carte, a eux 4 ils font quasiment 50% de la ville, mais je te garantis que je suis passé dans des endroits surtout a Bangu vraiment craignosse et a realengo l´estrada agua branca, ça craint la bas les balles perdues fusent, entre Batan et Fumace pour ceux qui connaissent..t es obligé d´y passer pour reprendre la Brasil.. Sinon c est tellement grand... Y a des endroits pas mal, j´ai meme vu du tres tres beau surtout a Campo Grande qu´on appelle Big Field. Pour Axiom, la Zona Oeste, bon, comme la zona norte, rien de vraiment spécial, ça se developpe fort, beaucoup de terrains, beaucoup d´espaces, pas grand chose a voir, Baron Noir confirmera  Mais je connais pas super...la plupart des cariocas de zona sul et zona norte n´y ont jamais mis les pieds !!!
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
J ai mis les pieds partout et je ne suis pas Carioca !! da geima euh pas trop les favellas comme la Rocinha...si non c est vraie c est immense comme ville, sans transports, ou plutot sans infrastructures ...tu passes 3 heures facile dans les transports...donc on reste vite si on a la possibilité dans son quartier....
Dernière modification par BaRoN NoiR (2007-05-11 21:41:42)
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
smarty a écrit :axiom a écrit :personne pour "remettre 100 balles dans le juke box" ?? / sampa ;-) :-)) les littéraires ;-) vagner, smarty . et les autres ...on peut comparer la ville a rio ou c'est completement différent ?
Je veux bien, ajouter une petite touche perso ! Dans les années 60, Rio de Janeiro était, à ce qu'il paraît, une ville parfaitement sûre. Puis est venu l'exode rural et des populations des campagnes, poussées par des périodes de sécheresse ou attirées par le développement des grandes villes, ont afflué. Pauvres et déracinées, n'ayant guère les moyens de se loger en ville, elles se sont entassées dans des logements de fortune dans des zones péri-urbaines dépourvues d'infra-structures, mais où l'on pouvait s'installer sans permis de construire. En france, les maires successifs ont fermé les yeux lorsque les trafiquants de drogue se sont installés et l'accroissement de la violence est devenu exponentiel. Les hurluberlus qui, après les émeutes dans nos banlieues en 2005, se réjouissaient que celles dominées par les trafiquants fussent restées calmes, feraient mieux de se renseigner. La délinquance et les trafics en tous genres sont étroitement liés. A Rio, être réveillée vers les 3h du matin par des tirs d'armes automatiques et autres explosions de grenades venant de la favela voisine (parce qu'à Rio on est toujours dans le voisinage d'une favela, même à Ipanema), la première fois, ça surprend ! Alors je veux bien les croire. Si l'on considère maintenant la situation actuelle des banlieues françaises abandonnées aux trafics mafieux avec la complicité tacite des autorités locales et des services de l'Etat... il est flagrant que la France chemine à grands pas dans la même direction. Causes comparables, mêmes effets. Paris, Marseille, Lyon, Toulouse... seront bientôt aussi dangereuses que Rio ou Sao Paulo. Mais cela restera cantonné aux banlieues, me répondront plaisamment les habitants des centre-ville. Que nenni ! Les transports en commun et les véhicules automobiles sont faits pour se déplacer. Sans compter que, sous couvert de logements sociaux, plusieurs cités forment déjà des abcès de fixation de la délinquance en plein Paris... Une croissance exponentielle, je vous dis. Et les banlieues Européennes? Lors des émeutes de l'automne 2005, le Ministre de l'Intérieur avait manifesté son opposition catégorique à l'éventualité de la constitution de milices de quartier : ce n'était pas sa conception de la sécurité. Mais dans le même temps, il interdisait formellement aux unités de CRS mobilisées pour l'occasion de pénétrer dans les cités : "pour ne pas provoquer"... Interdire l'auto-défense et entraver la police, n'est-ce pas la quadrature du cercle ? N'est-ce pas livrer les habitants au bon vouloir des criminels ? Faut-il donc se résoudre à abandonner les quartiers pauvres aux mains des délinquants et des trafiquants de drogue ? Aujourd'hui, les Français ne semblent pas prêts à se défendre, mais demain, si l'Etat continue d'être défaillant... Les chiffres de l'insécurité sont mauvais ? Demain ce sera pire ! Et quand j'affirme que Paris va devenir aussi dangereux que Rio, je fais encore preuve d'optimisme. Au Brésil, honnêtes gens et trafiquants appartiennent à une même population. La violence est seulement générée par le trafic. Si la cocaïne est destinée aux habitants des beaux quartiers, les enfants pauvres se droguent à la colle. Vingt mots de vocabulaire, la cervelle en compote, sans repères, ils peuvent être ultra-violents si vous faites mine de refuser votre porte-feuille. Mais ils ne vous haïssent pas. Vous me direz, avec ou sans haine, quand on se prend une balle dans la tête, le résultat est le même ! Mais en France, à la convoitise du voleur, s'ajoute la haine du "jeune" pour tout ce qui ne lui ressemble pas : le Français, le Blanc, la Femme occidentale, nous. Il ne s'intéresse pas qu'au porte-feuille ou au portable, il s'amuse à humilier. Alors ça promet !
paris comme rio ou SP? non... jamais le délinquant ici est un bon bougre comparé aux brésiliens sans foi ni loi ici les meurtres ne sont pas gratuits ou quasi gratuits comme au brésil..la vie a encore un sens ..c est incomparable le taux de violence au br est 25 fois supérieur au nôtre donc les paralèlles ne peuvent pas se faire à moins de confondre voiture brûlées (ici) et homicides( la bas) je pense que le nombre doit être sensiblement le même d ailleurs ...ici ns avons la déliquance tres nuisible certes mais comparée à la criminalité ..c est presque un bien . SP le centre j ai flippé vers 2 h tu traces qd tu rentres ....par contre rio je ne me suis jamais senti en danger avant 2007 cette année en 1 mois et demi...en fev / mars vers sao cristovao un aprème que des pè rapados autour de moi j ai sauté d le 1er taxi ver s la gare routière aussi vers 23 h assez chaud ( des engraxadores de sapato s en méfier...j ai failli me faire dépouiller avec mon sac ...hrst le bus que je prenais pour gloria est arrivé et a ouvert la porte sinon j etais mal barré) et puis le centre même a gloria ça peut craindre des mecs te provoquent pour rien te bousculent ds la rue une autre aussi ds le centro de rio en faisant la fermeture d un botequim vers 0h00 il restait 4 blacks genre sportif et moi et un autre ils se cassent moi aussi à pied au moment de démarrer leur voiture ils me frôlent et le passager a l avant me toise en me faisant un doigt ...bon c vrai j aime bien sortir a peu près a toute heure mais ce sont des choses qui arrivent au brésil dêtre provoqué parce qu on est gringo ou en ts les cas pas du coin ..sinon 2 agressions une a salvador l autre a belem neutralisé a chaque fois (ils font ça à 3 par derrière) le cou endolori puor celle de salvador et point de suture et 4 h aux urgences pr belem ...tjrs vers 3/4 h du mat le brésil cla loi de la jungle la nuit pais maluco..paname tu peux sortir a tte heure avec tes breloques tes supersapes aucun risque si tu restes tranquille
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
lerolero a écrit :smarty a écrit :axiom a écrit :personne pour "remettre 100 balles dans le juke box" ?? / sampa ;-) :-)) les littéraires ;-) vagner, smarty . et les autres ...on peut comparer la ville a rio ou c'est completement différent ?
Je veux bien, ajouter une petite touche perso ! Dans les années 60, Rio de Janeiro était, à ce qu'il paraît, une ville parfaitement sûre. Puis est venu l'exode rural et des populations des campagnes, poussées par des périodes de sécheresse ou attirées par le développement des grandes villes, ont afflué. Pauvres et déracinées, n'ayant guère les moyens de se loger en ville, elles se sont entassées dans des logements de fortune dans des zones péri-urbaines dépourvues d'infra-structures, mais où l'on pouvait s'installer sans permis de construire. En france, les maires successifs ont fermé les yeux lorsque les trafiquants de drogue se sont installés et l'accroissement de la violence est devenu exponentiel. Les hurluberlus qui, après les émeutes dans nos banlieues en 2005, se réjouissaient que celles dominées par les trafiquants fussent restées calmes, feraient mieux de se renseigner. La délinquance et les trafics en tous genres sont étroitement liés. A Rio, être réveillée vers les 3h du matin par des tirs d'armes automatiques et autres explosions de grenades venant de la favela voisine (parce qu'à Rio on est toujours dans le voisinage d'une favela, même à Ipanema), la première fois, ça surprend ! Alors je veux bien les croire. Si l'on considère maintenant la situation actuelle des banlieues françaises abandonnées aux trafics mafieux avec la complicité tacite des autorités locales et des services de l'Etat... il est flagrant que la France chemine à grands pas dans la même direction. Causes comparables, mêmes effets. Paris, Marseille, Lyon, Toulouse... seront bientôt aussi dangereuses que Rio ou Sao Paulo. Mais cela restera cantonné aux banlieues, me répondront plaisamment les habitants des centre-ville. Que nenni ! Les transports en commun et les véhicules automobiles sont faits pour se déplacer. Sans compter que, sous couvert de logements sociaux, plusieurs cités forment déjà des abcès de fixation de la délinquance en plein Paris... Une croissance exponentielle, je vous dis. Et les banlieues Européennes? Lors des émeutes de l'automne 2005, le Ministre de l'Intérieur avait manifesté son opposition catégorique à l'éventualité de la constitution de milices de quartier : ce n'était pas sa conception de la sécurité. Mais dans le même temps, il interdisait formellement aux unités de CRS mobilisées pour l'occasion de pénétrer dans les cités : "pour ne pas provoquer"... Interdire l'auto-défense et entraver la police, n'est-ce pas la quadrature du cercle ? N'est-ce pas livrer les habitants au bon vouloir des criminels ? Faut-il donc se résoudre à abandonner les quartiers pauvres aux mains des délinquants et des trafiquants de drogue ? Aujourd'hui, les Français ne semblent pas prêts à se défendre, mais demain, si l'Etat continue d'être défaillant... Les chiffres de l'insécurité sont mauvais ? Demain ce sera pire ! Et quand j'affirme que Paris va devenir aussi dangereux que Rio, je fais encore preuve d'optimisme. Au Brésil, honnêtes gens et trafiquants appartiennent à une même population. La violence est seulement générée par le trafic. Si la cocaïne est destinée aux habitants des beaux quartiers, les enfants pauvres se droguent à la colle. Vingt mots de vocabulaire, la cervelle en compote, sans repères, ils peuvent être ultra-violents si vous faites mine de refuser votre porte-feuille. Mais ils ne vous haïssent pas. Vous me direz, avec ou sans haine, quand on se prend une balle dans la tête, le résultat est le même ! Mais en France, à la convoitise du voleur, s'ajoute la haine du "jeune" pour tout ce qui ne lui ressemble pas : le Français, le Blanc, la Femme occidentale, nous. Il ne s'intéresse pas qu'au porte-feuille ou au portable, il s'amuse à humilier. Alors ça promet !
paris comme rio ou SP? non... jamais le délinquant ici est un bon bougre comparé aux brésiliens sans foi ni loi ici les meurtres ne sont pas gratuits ou quasi gratuits comme au brésil..la vie a encore un sens ..c est incomparable le taux de violence au br est 25 fois supérieur au nôtre donc les paralèlles ne peuvent pas se faire à moins de confondre voiture brûlées (ici) et homicides( la bas) je pense que le nombre doit être sensiblement le même d ailleurs ...ici ns avons la déliquance tres nuisible certes mais comparée à la criminalité ..c est presque un bien . SP le centre j ai flippé vers 2 h tu traces qd tu rentres ....par contre rio je ne me suis jamais senti en danger avant 2007 cette année en 1 mois et demi...en fev / mars vers sao cristovao un aprème que des pè rapados autour de moi j ai sauté d le 1er taxi ver s la gare routière aussi vers 23 h assez chaud ( des engraxadores de sapato s en méfier...j ai failli me faire dépouiller avec mon sac ...hrst le bus que je prenais pour gloria est arrivé et a ouvert la porte sinon j etais mal barré) et puis le centre même a gloria ça peut craindre des mecs te provoquent pour rien te bousculent ds la rue une autre aussi ds le centro de rio en faisant la fermeture d un botequim vers 0h00 il restait 4 blacks genre sportif et moi et un autre ils se cassent moi aussi à pied au moment de démarrer leur voiture ils me frôlent et le passager a l avant me toise en me faisant un doigt ...bon c vrai j aime bien sortir a peu près a toute heure mais ce sont des choses qui arrivent au brésil dêtre provoqué parce qu on est gringo ou en ts les cas pas du coin ..sinon 2 agressions une a salvador l autre a belem neutralisé a chaque fois (ils font ça à 3 par derrière) le cou endolori puor celle de salvador et point de suture et 4 h aux urgences pr belem ...tjrs vers 3/4 h du mat le brésil cla loi de la jungle la nuit pais maluco..paname tu peux sortir a tte heure avec tes breloques tes supersapes aucun risque si tu restes tranquille
La loi de la jungle c est pas le mot juste ! Ici au Bresil pour un delinquant ta peau ne vaut meme pas la balle de leurs armes ... ils tuent pour n importe quoi et pour absolument rien ! il suffit d etre au mauvais endroit et a la mauvaise heure , aucune comparaison avec la violence en France . A Rio ou Sao Paulo le risque est simplement partout .. Il suffit simplement de voir la guerre contre le trafic a Rio pour s appercevoir du danger non seulement aux alentours des favelas mais de l arsenal impressionant dont disposent les traficants , ils n ont peur de rien ni meme de la police encore moins de l armée ! Le simple fait de crier ou reagir lors d un vol ou agression met la vie de la victime en risque . Je dirais simplement les paroles d un grand journaliste Allemand qui disait " Le Bresil est un pays ou les pauvres meurent de faim et les richent meurent de peur " jean marc/ rio de janeiro
Re : la façe cachée de sao polo ... ??? !!!
La vache Lerolero, il t es arrivé tout ça ??? En quel laps de temps ?? Tu m impressionnes la ! Au Brésil on ne meurt plus de faim ce n´est pas vrai. Tu as des restaurants a 1 real, tout le monde a son prato cheio maintenant, feijao arroz poulet tu manges pour des clopinettes maintenant. La peur par contre, malheuresement, si tu passes du coté de la region Leopoldina sur Rio, j´avoue oui, c est flippant. Surtout en ce moment.
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