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18 juillet 2013
Mercosur, Unasur et l’indécision du Brésil (Aporrea)
Atilio BORON
Bien des évènements de la semaine dernière ont été révélateurs des réussites obtenues par la contre -offensive de Washington pour dynamiter les divers processus intégrationnistes qui se développent en Amérique Latine.
suite:
http://www.legrandsoir.info/mercosur-un … orrea.html
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Autre aperçu du même auteur :
http://www.guardian.co.uk/commentisfree … sange-case
Il suffit de ne pas garder le nez dans le guidon pour voir.
L'arme dollar depuis 60 ans risque de s’essouffler, ne trouvant plus d'issue.
Sans focaliser que sur le Brésil, la seconde arme us est évidemment son armée, son omniprésence dans le monde.
L’Amérique et synonyme de marchandage et de mensonges et se depuis très longtemps. Sauf au départ de la Constitution, leurs attitudes sont toujours à plusieurs niveaux.
Usage des « amis »... trafics d'armes par le biais d'Israël pour l'Amérique du sud, l'Irangate etc.
La rage quand un pion refuse d'aller droit et plus avant comme la Turquie.
Mais il y a quelques contre-pouvoirs comme la Russie ou maintenant la Chine.
Ne pas oublier les faits historiques comme à l'époque d'Hitler. Un diplomate de seconde zone était en vacances et déjà sur le bateau pour l'Europe. Un télex au commandant, un ordre très bref et voilà.
Le gars a donné l'avis américain aux dirigeants européens qui n'en revenaient pas et il répondait :
C'est la décision de l'Amérique et cela doit suffire.
Les Us = manipulations sans cesse et pas que sur las banques, l'or mais Kissinger, Nobel de la paix ! Avec la CIA a érigé tous les dictateurs sud américains en même temps pour la main mise américaine et on sait les résultats pour les peuples.
L’Amérique est un psychopathe, dédoublement de la personnalité et schizophrène.
Mais cela ne devrait plus trop durer pour la simple raison qu'il suffit de regarder deux choses :
Les puissances ont commencé en Iran puis se sont déplacées vers l'ouest. Chacune sa période et cette période va en se réduisant de plus en plus.
Les US ont pris la place de l'UK au profit de la guerre qui les a sorti de la mouise de 29-33.
Utilité de faire entrer en guerre toute l'Europe.
Le règne US devrait se terminer avec la montée de la Chine à l'ouest puis.. à terme retour en Iran.
Les dirigeants peuvent être manipulés par l'argent ou de belles promesses fumeuses tandis que les peuples restent avec un fond d'anti-américanisme évident. On aime pas le colonisateur du monde.
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Jaganda avec une longueur d'avance en lançant le sujet et Indysantista,
vous reléguez ici même, l'essence même de la géopolitique pensée par les brains
de la CIA, le coeur des affaires du cartel financier US mêlé à l'admin US
hautement nuisible au monde, et le conflit géopolitique implique en tout cas
le contrôle des zones énergétiques, qu'elles soient exploitées ou pas.
Si les USA veulent contrôler aussi le Groenland ce n'est pas pour rien.
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@vaps , oui sur le petrole il ya même ceci qui traine sur le Bresil et dont la veracité serait a vérifier ..
La guerre froide du pétrole. NOTE DE L’ÉDITEUR
Dans un précédent ouvrage intitulé La guerre occulte du pétrole, l’auteur, M. Pierre Fontaine, prétend qu’en « raisonnant pétrole » chacun peut facilement prévoir les événements internationaux. Il annonça avec deux années d’avance les incidents d’Iran, les troubles sanglants de l’Afrique du Nord française, l’agitation de l’Asie Mineure, etc. L’actualité de ces dernières années justifia ces pronostics.
Celte sagacité nous incite, l’ouvrage étant épuisé et toujours demandé, à en présenter une nouvelle édition sous le titre : La guerre froide du pétrole.
Celle édition mise à jour, refondue et complétée par d’important chapitres sur l’Allemagne, sur l’Arabie, sur la « stratégie mondiale du pétrole », etc., avec caries, est attendue par le public ; elle constitue une œuvre sans équivalence par son indépendance totale parmi les rares livres en veille sur les questions pétrolières.
Nous pensons répondre à une préoccupation permanente des problèmes tragiques conditionnant la Paix en diffusant La guerre froide du pétrole.
J'extrais ci- dessous les pages 69 à 73 du livre de Pierre Fontaine , le guerre froide du pétrole. Ces pages concernent le Brésil.
------------------------------------------------------------------------------- SIMPLE ANECDOTE BRÉSILIENNE
Les histoires des luttes occultes pour les sources de pétrole se répètent souvent et leur narration risquerait de devenir fastidieuses. Pour beaucoup d’entre elles, il n’y aurait que les noms et les lieux à changer. Aussi avons-nous choisi essentiellement des pays aux aventures typiques pour que l’on comprenne mieux les manières de gouverner le monde des grandes congrégations économiques internationales.
Voici une anecdote de l’histoire économique du Brésil.
En décembre 1942, la presse américaine, sous des manchettes sensationnelles, « révèle » la découverte de gisements pétrolifères au Brésil, dans la région d’Alagoas. Cette information fait grand bruit... grand bruit pour le public non averti, car les pétroles d’Alagoas ont un début d’histoire jusqu’alors tenue secrète.
Depuis longtemps, comme la plupart des terres d’Amérique du Sud, le Brésil est reconnu comme un pays riche en espérances pétrolifères. Les trusts américains savent à quoi s’en tenir, mais, fidèles à leur tactique d’exploiter à fond les régions hérissées de derricks avant de mettre en valeur d’autres gisements (afin de ne pas provoquer une baisse des cours par un afflux de carburant), ils considèrent le Brésil comme une réserve en cas de « shortage », c’est-à-dire de disette de pétrole.
Le Brésil possède donc des richesses minières reconnues mais inexploitées. Après une courte lutte d’influence entre Anglais et Américains, ces derniers acquièrent la prépondérance au Brésil au moyen d’entreprises commerciales visant les transports et les installations portuaires. Rio de Janeiro, après avoir tenté de s’insurger, comprend vite que soutenir les intérêts des pétroliers britanniques contre les Américains lui causerait de multiples ennuis ; il se souvient qu’à un moment
donné, le café brésilien — la grande richesse nationale — ne trouva plus, comme par hasard, d’acquéreurs sur le marché mondial et que l’on se servit du café vert pour alimenter les foyers des locomotives.
La leçon lui suffit et, un coup d’État opportun instaura un gouvernement résolument partisan de la doctrine de Monroe. Depuis, la production de café du Brésil ne connut plus de graves crises de mévente et le pays ne fut plus secoué par les rébellions politiques qui coupaient les voies et sabotaient, la puissance politique centrale.
Cet ordre établi, et rétabli, n’empêche pas les Brésiliens indépendants de songer à leurs gisements pétrolifères. Pourquoi, pensent-ils, les Américains nous envahis sent- ils avec leur carburant quand nous pouvons produire nous-mêmes du pétrole à bien meilleur marché puisque non obéré d’un prix de transport par mer ? Cette thèse est soutenue par quelques conseillers d’origine allemande, car le Brésil a accueilli des émigrés germaniques qui n’ont pas voulu vivre dans leur pays vaincu au lendemain de la guerre 1914-1918. Il est permis de supposer que les Allemands qui, de loin, s’intéressent à ce projet, visent peut-être avec beaucoup plus de précision les conséquences d’un Brésil maître et libre de son carburant. Bref, un groupe financier brésilien est créé, à Rio de Janeiro, la Companhia Petroleo Nacional et la fièvre du pétrole s’empare des milieux brésiliens qui croient que leurs richesses minières sont si étendues qu’elles suffiront à battre en brèche tous les pétroliers existants ; la régiond’Alagoas est réputée et reconnue comme la contrée devant donner d’immédiats et sûrs rendements.
L’ingénieur allemand José Bach est chargé par la Companhia Petroleo Nacional de prospecter l'État d’Alagoas. Il commande un outillage spécial, engage des ouvriers dans les villes de Maceio et de Muricy et commence d’enfoncer sa première sonde dans la région de Riocho Doce à 14 kilomètres de la côte Atlantique 28 . Les puits se multiplient dans le désert de Riocho Doce et José Bach ne tarde pas à communiquer à la société que la prospection s’annonce sous les meilleurs auspices. L’optimisme fleurit à Rio de Janeiro. ( Alors Capitale du brésil ).
Mais les travaux de Bach ne se déroulent pas avec discrétion. Les agents pétroliers américains, qui ont des postes d’observation dans tout le Brésil, s’émeuvent des sondages effectués hors de leur contrôle en Alagoas. Ils réalisent immédiatement le danger qui naîtrait d’un succès de l’entreprise, car, pour mener le carburant jusqu’à un port d’embarquement, il suffirait d’un pipe-line d’une vingtaine de kilomètres (il avait fallu 1.000 kilomètres en Mésopotamie !) ce qui serait peu de chose dans les frais généraux : donc prix de revient ridiculement bas. Immédiatement, ils alertent leurs supérieurs et, peu de temps après, le matériel que José Bach continue à recevoir est saisi par la douane brésilienne à son débarquement à Maceio. Après de longues et multiples démarches auprès du ministre de l’Agriculture brésilienne, les dirigeants de la Companhia Petroleo Nacional obtiennent la levée de l’embargo sur le matériel de prospection minière et l’ingénieur allemand peut poursuivre et intensifier ses travaux qui donnent d’excellents résultats.
Les pétroliers américains interviennent de plusieurs côtés à la fois, suivant leur tactique habituelle, pour être certains qu’au moins une de leurs manœuvres atteindra le but recherché. Des sabotages, des malfaçons, des « erreurs » se produisent sur les chantiers de Riocho Doce ; les ouvriers noirs se mettent en grève, certains désertent l’exploitation. Le coup est classique : Bach perd du temps.
Parallèlement, de mystérieuses influences s’exercent au sein même du gouvernement brésilien et plus particulièrement au Departemento Nacional da Produçao Minerai qui supervise tout le Brésil en matière de forage et de production minière. Les échantillons de naphte remis pour contrôle et expertise à ce Départemento sont volés et les fonctionnaires ne se pressent pas de les rechercher, prétendant qu’ils se sont égarés et qu’ils les retrouveront un jour. Un journaliste de Rio de Janeiro qui a entrepris un reportage “ sensationnel “ sur Riocho Doce est prié de cesser d’écrire des articles
sur ce sujet. José Bach reçoit des lettres de menaces lui enjoignant de renoncer à ses travaux sous peine de mort ; il continue et, à plusieurs reprises, il sort presque miraculeusement d’attentats manqués. Le Departemento Nacional de Produçao Minerai fait enfin savoir qu’il enverra sur place une commission technique officielle qui statuera sur les suites à donner à l’exploitation pétrolifère. José Bach n’en poursuit pas moins ses forages et bientôt sa première sonde atteint le naphte qui jaillit et encombre rapidement les modestes réservoirs de Maceio construits à cet effet. Il faut prendre une décision pour étendre les installations, car le liquide est tellement abondant que les réservoirs prévus seront bientôt insuffisants.
Or, le Departemento Nacional de Produçao Minerai se complait dans l’inertie et le silence. Bach télégraphie à sa compagnie, à Rio de Janeiro, la pressant de hâter l’autorisation définitive ; et les dirigeants obtiennent l’envoi de la fameuse commission officielle.
Lorsque les techniciens arrivent à Riocho Doce, le chef de la mission montre ses papiers à José Bach. Ces papiers informent le directeur de l’exploitation que l’enquête de la commission technique devra se dérouler en dehors des ingénieurs de la Companhia Petroleo Nacional et même en dehors de la présence des ouvriers travaillant sur les chantiers. Bach s’insurge contre de telles prétentions, mais il doit s’incliner. L’enquête dure trois semaines et quand les techniciens officiels quittent les lieux, on s’aperçoit que deux forages ont été bouchés avec des fers et du ciment, Bach, furieux, entreprend de réparer les sondes détériorées et il apprend par sa compagnie, que la commission officielle a déposé son rapport qui conclut dans un sens défavorable à la continuation de l’exploitation en décidant d’attendre.
Quelques jours après, l’ingénieur allemand José Bach est retrouvé noyé dans le Rio Moxito et personne n’a jamais pu donner une version plausible de cette fin tragique qui arrangeait si bien les affaires de beaucoup de gens, sauf celles des Brésiliens.
La Companhia Petroleo Nacional, qui sait à quoi s’en tenir sur toutes ces manœuvres, ne se décourage pourtant pas. Elle fait appel à de nouveaux capitaux et envoie, pour succéder à José Bach. un ingénieur brésilien, Pinto Martins, qui est non seulement un technicien de valeur, mais aussi un ardent patriote. Il déclare qu’il veut que son pays s’affranchisse de la tutelle étrangère en matière de carburant pour y gagner en indépendance politique. Pinto Martins voit très clair dans la lutte pour les pétroles et sait les risques qu’il court en voulant fait jaillir, contre tous, le pétrole brésilien.
Lorsque Pinto Martins arrive à Riocho Doce, il étudie avec soin les plans et les notes de José Bach et interroge longuement les contremaîtres des chantiers. À peine se met-il au travail que le gouvernement de la province d’Alagoas envoie des troupes et fait occuper militairement les chantiers de pétrole, paralysant ainsi toute l’exploitation. Pinto Martins proteste, demande des explications, alerte Rio de Janeiro, mais le silence ou des réponses évasives accueillent ses doléances.
Les semaines s’écoulent sans changement de situation, les troupes du gouverneur d’Alagoas ne se décident pas à évacuer les lieux. Nous avons dit que l’ingénieur Pinto Martius est un Brésilien, ardent et obstiné. Dans ce pays aux appétits politiques toujours latents, il n’est pas difficile de « stimuler » des adversaires politiques. Une révolution régionale ne tarde pas à déferler en Alagoas et le gouvernement est obligé de s’enfuir ; il est bientôt remplacé par un successeur qui s’empresse de donner aux troupes l’ordre d’évacuer la région pétrolifère de Riocho Doce et Pinto Martins peut recommencer à faire couler le pétrole vers Maceio avec une ardeur renouvelée.
Les sabotages et les obstructions reprennent, mais Pinto Martins répond du tac au tac ; natif du pays, il tient mieux son personnel en main que José Bach et son énergie en impose dans les chantiers. Le résultat est obtenu, Riocho Doce évacue un tonnage de carburant qui ne peut plus être passé sous silence dans l’économie brésilienne. La Companhia Petroleo Nacional a le sourire, elle est maintenant assurée du succès, le Brésil aura ses propres ressources de pétrole et les pétroliers américains pourront bientôt diriger leurs tankers vers d’autres pays.
Pinto Martins ne pense pas que ce calme durera malgré le système de sécurité installé dans ses concessions. Il s’attend encore à tout sauf à ce qui va lui arriver. Un jour il reçoit une notification du Departemento Nacional de Produçao Minreal, dirigé par M. Fleury da Rocha l’avisant que « l’intérêt supérieur de la nation brésilienne exige l’acquisition par l’État de terrains pétrolifères de l’Alagoas ».
Martins relit plusieurs fois la communication officielle. Il comprend. Riocho Doce, malgré toutes les pressions, ne pouvant être réduit au silence, une opération « par la bande » décrétait le pétrole monopole national ; alors, par le truchement des hommes politiques influençables, lorsque les concessions deviendront propriété de l’État brésilien, la technique officielle s’arrangerait pour étouffer Riocho Doce.
L’affaire est d’autant plus singulière que, seule, la région d’Alagoas est visée par le Departemento. Pinto comprend, mais refuse de s’incliner. Il proteste, M. Fleury da Rocha lui répond que cette décision est dictée par des « considérations militaires et stratégiques ». L’ingénieur rétorque que ces considérations sont pour le moins bizarres pour ne se manifester que lorsque l’exploitation de Riocho Doce se trouve en lutte avec les pétroliers américains de la Standard Oil. Le directeur du Departemento National de Produçao Mineral maintient ses positions et fait appel aux sentiments de l’ingénieur en spécifiant « qu’un Brésilien patriote ne peut pas s’opposer décemment aux motifs invoqués ».
Pinto Martins jauge à leur juste valeur ces « sentiments patriotiques », s’indigne et menace de porter le débat devant l’opinion publique brésilienne. L’ingénieur devient un homme très gênant d’autant plus qu’il rédige un manifeste à l’adresse du ministre de l’Agriculture qu’il se propose d’aller remettre personnellement à Rio de Janeiro.
Avant de partir, il communique à ses amis de copies de son manifeste dont nous détachons :
« ... J’ai l’honneur de faire savoir à Votre Excellence que le Département des Mines exige la remise des sources de pétrole de Riocho Doce. J’ai l’impression que celle mesure ne résulte pas d’une procédure officielle. Des bruits qui circulent laissent conclure à l’activité de manigances occultes. Il est regrettable que le Departemento National de Produçao Minerai prêle la main à ces milieux... »
Pinto Martins emporte les documents, les plans et les notes de José Bach pour discuter avec le ministre et essayer de lui démontrer toute l’importance pour le Brésil des travaux de Riocho Doce. Il glisse un browning dans sa poche et prend un avion de la Panamerican Airways qui le conduira plus rapidement dans la capitale brésilienne.
Ultime coïncidence, Pinto Martins trouve la mort au cours de son voyage en avion et ses documents sont détruits ou volés, en tout cas introuvables.
Cette fois, la Companhia Petroleo National ne s’obstine plus. Elle ne songe plus qu’à limiter les dégâts et s’inquiète des conditions de rachat de Riocho Doce que la « nationalisation » lui arrache. Le Departemento National de Produçao Minerai envoie en Alagoas une autre mission de techniciens brésiliens accompagnés de trois spécialistes américains. L’avis de la commission est formel, Riocho
Doce ne présente qu’un petit gisement sans importance dont le rendement ne peut être que déficitaire ou tellement négligeable qu’il ne vaut pas la peine d’être exploité. Et l’on commence à démonter les sondes après avoir bouché les puits. Le Brésil demeure et demeurera sous l’entière dépendance du pétrole étranger, ce qui est le plus sûr moyen de pression politico- diplomatique.
Guerre 1939-1945. Les sous-marins allemands opèrent dans les mers de l’Amérique Centrale et torpillent des navires pétroliers. Les États-Unis ont besoin de leur propre carburant pour l’essaimer .dans le Pacifique ; les flottes, les avions, les engins blindés, les Jeeps sont de gros mangeurs d’essence. Le gouvernement de Washington pense, en premier lieu, aux besoins pour la défense nationale des Alliés ; les envois de carburant vers les pays secondaires se raréfient. L’essence manque, gêne l’économie des pays satellites des U. S. A. et, tout particulièrement le Brésil, pays de vastes étendues sans communications ferroviaires en rapport avec sa’ superficie. Or le Brésil est un ami dévoué de Washington, voisin d’un autre pays, l’Argentine, qui résiste depuis toujours à l’influence du capitalisme américain. À tout prix, il faut éviter de mécontenter le Brésil.
Alors, en décembre 1942, des titres « sensationnels » apparaissent dans la presse américaine ; on vient de découvrir des gisements pétrolifères dans l’État brésilien d’Alagoas qui permettront au Brésil de ne pas manquer de carburant. Des bateaux bourrés de matériel et de personnel américain partent de New-York et arrivent à Maceio. On fait reculer la brousse qui a repris ses droits depuis la mort de Pinto Martins, on débouche les sondes, on fore de nouveaux puits et, bientôt, le pétrole brésilien recommence à couler. Mais cette fois, du pétrole sous contrôle américain !
Et c’est ainsi que, seul des «Alliés» d’Amérique du Sud, le Brésil envoya un brave corps expéditionnaire de soldats brésiliens pour la libération de l’Europe ce qui valait mieux que de chercher à libérer le Brésil...
En 1954, le Président Vargas, chef d’État du Brésil, meurt tragiquement au cours d’une rébellion à laquelle il ne veut pas céder. Une presse intéressée a présenté Vargas comme un « dictateur ». Dans son testament politique Vargas s’excuse de ne pas avoir accompli assez de réformes pour le peuple.. La presse de gauche se tait. Seul, un grand hebdomadaire parisien illustré évoque, oh, très légèrement, la véritable cause du drame. Vargas, conquis aux réformes sociales cherche de l’argent pour les réaliser. En toute indépendance, il se penche sur les bénéfices des compagnies pétrolières étrangères. Il envisage une nationalisation des pétroles au profit de l’État brésilien...
Et le correspondant de l’hebdomadaire en question écrit : « On n’ignore pas, ici, la part des pétroliers américains dans la chute de Vargas ».
Nous entendrons encore parler du Brésil...
Last edited by Jaganda (2013-07-21 18:10:45)
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@MuitoBon
en accord parfait avec ton analyse ci dessus .et le role des ex colonisateurs ou grandes puissances .
sur le plan yeux bridés –US au niveau de l´Amérique Latine et plus précisément du Brésil, il semblerait que les Us ont une longueur d´avance , et malgré la présence des pays Bolivariens. Les nattes ont pris le temps de gangréner les gouvernements Africains et coloniser l´Afrique de ce fait ils n´ont pas encore vraiment traversé l´atlantique, ou ils n´ont pas trouvé la Rodoviaria .
Pour l´Europe c´est la boutade bien connue quel est le téléphone de l´Europe ? , comment avoir ou tracer une politique extérieure dans ce foutras de pays multi-couples voire échangistes qui font chambre à part .
Giscard pensait avoir une politique étrangère, avec un Ministre chargé de ce domaine, mais il faut avoir du chien pour mener cette tache, la britannique chargée de ce ministère ou commissariat est complètement absente de la scène. Cela paraissait plausible car avant a ce poste il y avait Solana qui ne restait pas avec les mains dans ses poches et il n´était qu´un commissaire aux AE .Il avait une connaissance des enjeux internationaux avec son expérience précédente a l´Otan . c´était un genre Mario Draghi qui n´attendait pas des directives pour agir .
A la place de cette britannique il y avait un belge qui possédait les qualités nécessaires et une très bonne connaissance du sujet : je pense à l´ancien commissaire au DEV de la CEE le Belge Louis Michel .
Bien non , on a été chercher miss rosbif , une parfaite inconnue .
L´europe ne pourra pas marquer sa zone et sa marque comme les 2 chiens de mon voisin.
Il faut se rappeler que lorsque l´autre fainéant de W est sorti de son ranch pour aller faire des joutes en Irak . alors que Villepin faisait son vibrant plaidoyer à l´Onu pour un non a cette offensive . Dans le même temps Barroso alors premier ministre Portos organisait une réunion aux Acores
Avec Espagne, Italie , et W pour soutenir les US . ( tiens donc nous retrouvons les PIGs )
Montre bien le bazar Européen . j´allais dire le souk à Mohamed .
Pas de vision collective cohérente et solidaire .
Mais dans cet Alibaba Center peut –etre que la Dilma pourrait bien trouver sa mise et être reine d´un jour woua ..
A propos des nattes entre 2005 et 2007 les nattes avaient proposé de construire une ligne de chemin de fer qui partait du sud du Bresil , puis devait descendre en Uruguay et Argentine et ensuite bifurquer plein Ouest sur le Chili
But : avoir un port sur le pacifique et un acces terrien en AL .
projet sans doute encore dans les cartons .
Last edited by Jaganda (2013-07-22 00:08:27)
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Pourquoi le pétrole brésilien ne serait pas pillé comme en Afrique et ailleurs?
Qu'n est-il actuellement avec Petrobras? avec près de 40 ans d'autonomie jq aux conneries de développer atrocement le parc automobile?
L'Amazonie regorge de terres rares et un autre... dont le Canada a 2% des richesses mondiales mais 95% du commerce mondial.
Des blogs ralent... préfèreraient cela ç la cannes à sucre qui détruit tout.. mais etc.
Faudrait des gouvernements moins corrompus, une vraiue figure nationale, pas Lula.
Ce besoin est général dans le monde et surtout en Europe.
Est-il déjà né?
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