Dès fois on se prend le bec pour un simple problème de communication, là où d'autres, simples spectateur sur le même problème, rient.
Un malentendu
Toute communication contient 1/3 de dit et 2/3 de non dit, et dans l'humour c'est plutôt 1/10 de dit 9/10 de non dit.
Le non dit est
dans la culture (le fait de rire de la même histoire en Portugais et en Français, montre que l'on a la même culture quoi qu'on en dise.),
dans le moment, dans l'historique
dans le ton, dans les silences
dans les yeux, dans les gestes etc ...
et au delà, des capacités du cerveau d'entendre ce qu'il veut et d'occulter le reste.
Car le cerveau (d'autres plus cultivé que moi emploieraient d'autres termes) a la capacité soit de filtrer en éliminant une partie du message, soit de reconstituer le message à partir d'une fraction de celui-ci ... mais dès fois de façon biaisée selon les critères exposés ci-dessus.
Ce mécanisme est par exemple flagrant quand considère le mécanisme d' un logiciel de reconnaissance de la parole :
celui-ci écoute, il traduit avec les règles de premier degré qu'il connaît. Le second degré lui est inconnu. Il est par exemple incapables d'isoler une conversation particulière dans un échange multi personnes autour d'une table où 10 personnes s'expriment.
Le cerveau sait le faire à volonté, mais le fait aussi de façon inconsciente quand le message est fragmentaire : on reconstitue une phrase, sans forcément l'avoir toute entendue ou lue.
Dans le cas des messages informatique SMS ou sur un forum, où - par le côté court du message, ou simplement le fait de ne pas connaître son interlocuteur et lui rattacher ainsi son wagon d'a priori, il est très difficile de faire passer le second degré, si ce n'est par des smiley pour dire "là je plaisante" ou comme dans les sitecoms où des rires artificiels disent aux spectateurs : c'est là qu'il faut rire !
Pour ma part je m'y refuse. A quoi bon faire de l'humour fléché ?
Pour rire, il faut que le cerveau humain reconstruise lui même ces fameux second et troisième degré, voire qu'il reconnaisse l'absurde ou l'outrance dans son premier degré (humour noir si cher au Negro Spirituel, si je puis dire sans passer pour un aigrefin)
Comme en électricité, la puissance de l'humour à faire rire peut-être exprimée en différence de potentiel et en intensité.
- La différence de potentiel peut par exemple se modéliser en mettant en scène l'"interdit" en 2 concepts extrêmes voire choquant : par exemple le sexe et la religion. (soit dit en passant la puissance de l'érotisme, est aussi basée sur l'interdit, mais vade retro satanas)
- L'intensité, par la fulgurance de la compréhension qui doit par conséquent être personnelle et sans aide autre que sa propre "intelligence" càd compréhension par ses propres moyens sans aide extérieure.
Il va sans dire que l'on s'expose aux courroux si incompréhension, mais aussi au plaisir partagé, si la compréhension de son interlocuteur nous fait reconnaître un pair.
Un exemple Français, dont je ne sais s'il est exportable, est la contrepèterie. Très ancien, des grands s'y sont exercés, Rabelais et d'autres
je n'apprécie guère les femmes folles de la messe
Sagesse est source de foi
Un gars à écrit un bouquin un jour sur "Le Mot d'esprit et sa relation à l'inconscient". Pas de commentaire en retour merci : je ne l'ai pas lu !
Rions des malentendus
Um gringo, a passeio pelo Conceição do mato dentro - interior de Minas, quis assistir a uma briga de galo e não resistiu em fazer uma apostinha.
Mas, como não era bobo e não conhecia nada de galos, perguntou a um caipira do seu lado:
- Qual dos dois galos aí é o bom?
O caipira, rapidinho, respondeu: O bom é o galo vermelho.
Então, com a informação, o gringo apostou todo o seu dinheiro no galo vermelho.
Começou a luta e o galo vermelho levou a maior surra e perdeu feio. Revoltado, o gringo foi ter com o caipira:
- Você não falou que o galo bom era o vermelho?
- Falei sim, mas o marvado é o preto!
Un gringo de passage à Conceição do Mato Dentro (souvenir personnel d'un bled dans la serra entre Bello Hoizonte et Diamentina) voulu assister à un combat de coq et ne résista pas à faire un pari. Mais comme il n'était pas bête et n'y connaissait rien il demanda à un paysan à côté de lui :
- Lequel des 2 coqs est le bon
Le paysan répondit rapidement : le bon est le coq rouge.
Alors, avec cette information, le gringo paria tout son argent sur le coq rouge
Commence le combat, et le coq rouge pris une grosse branlée. Révolté le gringo interpella le paysan
- Vous n'aviez pas dit que le bon était le rouge ?
- C'est ce que j'ai dit, mais le méchant est le noir !