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Discussions sur l' Amérique Latine

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#1901 Re: Brésil - voyage » Visiter Rio » 2009-01-28 18:53:49

lacstjean wrote:

Salève....le Nannai, tu n'y vas pas en pauvre! Pfffffff....1200 à 900 reals la nuit, selon que tu te prend un ptit bungalow bien simple avec piscine privée où plutôt la chambre ordinaire! Comme mon beau-frère y est en charge du département informatique, on nous avait fait des prix d'amis: 700 reals la nuit. J'ai préféré ne faire que visiter! rsrsrsrsrsrs

Le Nannai au final cela ne  coute pas tellement plus cher que quand il faut que je trimballe toute ma smala pour aller visiter la famille en France et en Suisse .. Rien qu'en billets d'avion ....  mais je n'y retournerai pas .... j'aime pas la plage de Muro Alto ...

le plus salé .... c'est l'unique garden ... on a qu'une vie :-)

la derniere fois que je suis allé à Rio ... Garcia e Rodrigues ..je me suis fait une tranche de pâté de campagne ... excellent avec une "cesta" de baguette de pain a faire pâlir d'envie pas mal de boulangers en France ... Génialement bon ... Verdict ...14 reais ...  un rapport qualité prix etonnant

Pas très Brésilien tout cela ... mais le Brésil c'est, pour moi,toute l'année :-)

#1902 Re: Brésil » Un petit coup de pouce » 2009-01-28 17:02:37

maelys44D wrote:

Bonjour,

Pour mon sujet de mémoire de fin d'étude j 'ai choisis un sujet en relation avec le Brésil,pays que j'adore!!
Ma problématique est la suivante: En quoi le Brésil est-il une opportunité de développement pour les PME françaises?? Maintenant il faut que que je construise un plan , auriez vous quelques idées???

Merci

Maëlys

je tu suggère dans un premier temps ...pour éviter de reinventer la roue ... de chercher un  peu l'existant sur le sujet ...

Notamment sur le site des missions économiques www.dree.org et sur le site Ubifrance qui commercialise les études des missions éco ...

et bien sur la Chambre de Chambre de Commerce Franco Brésilienne

#1903 Re: Brésil - économie business finance » Parité Euro / Real » 2009-01-28 13:23:53

Chico brasil wrote:

Saléve,


Mais pour en revenir au départ, en  9 ans de 1998 à 2008 mon capital a augmenté de 237%......sans avoir pris le moindre risque......il faut savoir acheter au son du canon ...


la spéculation pour 2009 sera sur les devises et le R$ avec ses 12% de rentabilité est intéressant surtout pour ceux qui voudront se refaire après la débacle sur les matières premières ou autres.

Salut Chico ...

Belle évolution ... 237 % que ce soit en valeur nominale comme en parité de pouvoir d'achat ...

Sur la rentabilité au brésil a 12 % compte tenu d'une inflation sur les 12 derniers mois si tu prends l'IGPM ... C'est un rendement pas très génereux  ...  l'inflation sur les 12 derniers mois a été de 9,81 %  mais on est dans une tendance de baisse de l'inflation en raison de la baisse de la consommation ... si tu prends l'inflation sur un an avant le "crunch" du credit ... un rendement á 12 % est un rendement qui ne compensait même pas l'inflation ...

#1904 Re: Brésil - voyage » Visiter Rio » 2009-01-28 12:56:38

axiom wrote:

pour les prix en front de mer, je me souviens d'une churrascaria "chez marius" a la fois poisson a volonté ou viandes

quand j'ai vu la note arriver, j'ai cru qu'ils s'etaient gourés , pas vraiment des prix bresiliens
en plus le poisson de la baie ? je ne sais pas si on peut avoir confiançe ???

Pour des adresses avec des prix "non brésiliens" ...

je peux vous indiquer quelques trucs sympa ...mais qui depasse largement les 40 reais la nuit  ou le repas  ...

mes resto quand je vais  passer des WE :

Genro ( tous les éts du groupe fasano http://www.fasano.com.br/ )

Garcia & Rodrigues http://www.garciaerodrigues.com.br/restaurante.asp

Antiquarius http://www.antiquarius.com.br/rio/index.html

Carlota http://www.carlota.com.br/

Guiseppe Grill http://leblon.giuseppegrill.com.br/

Nam Thai http://www.namthai.com.br/site2/

Cais do oriente http://www.caisdooriente.com.br/ ( mais un peu déçu la  derniere fois  le menu n'a pas changé mais en termes de gout ... c'était un peu banal mais le cadre est marrant et apres on peut se faire le centre culturel de la banque du Bresil et les exposition au centre culturel du Correio)

Etc ..


Sur São Paulo pour te détendre Unique Garden http://www.uniquegarden.com.br/ 

c'est tranquille comme endroit pour se reposer :-)

j'ai gardé un excellent souvenir d'une pousada à Trancoso http://www.mybrazilianbeach.com/en/boasvindas.html

et du côté de Recife le Nannai  juste à côté de porto de galinha ... tranquille  http://www.nannai.com.br/ mais la plage de muro alto pas terrible ...

#1905 Re: Brésil - économie business finance » Parité Euro / Real » 2009-01-28 12:09:48

Chico brasil wrote:

Axiom..... fin 2003 j'ai vendu ma maison que j'avais acheté 5 ans plutôt en faisant du 200% de plus value , j'ai pas attendu l'effondrement du marché pour sortir et j'ai attendu le bon moment pour acheter mi 98.....tout mes amis me traitaient de fou....2008, la maison que j'ai vendu début 2004 est passé en dessous de mon prix de vente de l'époque smile, la bulle immobilière n'était pas loin d'exploser et cela je l'envisageais dés 2002

début 2004, j'ai acheté du R$ pour plusieurs milliers d'euro, celui ci était à 3.80 pour 1 euro, tous le monde me prenait encore une nouvelle fois pour un fou..... le Brésil un pays de créve la faim etc......
1 an plus tard le R$ était à 2.50 et il s'est maintenu pendant 3 ans et demi face à l'euro.....alors ce n'est pas une remonté temporaire vers les 3.00 R$ pour 1 euro qui confirmeront une tendance baissière du R$ dans le temps.....

Pour ceux qui font du trading sur le forex, le retour de manivelles sont fréquents et il faut plus qu'un accident de parcours pour couler une tendance, la crise actuelle n'est que temporaire et n'affectera que moyennement le Brésil, ce qui n'est pas le cas de la France et ces milliard d'euro de déficit de budget, pour info le Brésil est plus riche que la France et de loin....

Point n'est besoin d'élever la voix quand on a raison smile

Salut Chico

Excuse-moi...Mais une plus value de 200 % j'ai du mal a y croire :-) tu aurais vendu á un prix multiplié par 3 par rapport à ton prix d'achat ?

Tu voulais sans doute dire une plus value de 100% autrement dit un prix de vente du double du prix d'achat ?

Ensuite ... je suppose que  pour évaluer ta plus value tu as utilisé le coefficient d'érosion monétaire... En effet . si tu prends un prix de vente 2004 ( fin 2003) pour et que tu utilises le coefficient de 6,55957 Francs pour un euros pour comparer au prix d'achat 1998 ... ton calcul sera un peu erronné en terme de pouvoir d'achat ... car la somme de 1998 entre cette date et 2004 a subi de l'érosion monétaire

l'Insee publie annuellement les coefficients d'érosion monétaire..Ils sont d'ailleurs ( si je me souviens bien) utilisés par l'administration fiscale pour les calculs de plus value ...

Dans ton cas le coefficient à utiliser ( achat 1998 vente 2004 pour simplifier ta vente fin 2003) est de 5,942 ( http://www.insee.fr/fr/indicateurs/indi … achat.pdf) et non pas le coefficient de 6,55957 qui est le taux de conversion Euro/franc au moment du passage à l'euro en 2002.

car si on utilise le taux 6,55957 .... on va dire que tu as acheté revendu 30 490 euros ta maison acheté soit 200 000 francs en utilisant le coefficient 6,55957... tu as donc une plus value de 100 %

Mais si tu utilises le coefficient INSEE sur l'érosion monétaire tu dois faire le calcul ( prix de vente en euro X 5,942 = 30490 euros X 5,942 = FF 181171,58

autrement dit ta plus value n'est plus de 100% mais un misérable :-) 81 % :-)

Cela reste une excellente affaire ... D'autant qu'il s'agit de ta résidence principale qui est exonérée d'imposition sur les plus values immobilières ...

Cela dit.... les plus values sur résidence principale me laissent toujours dubitatifs ....
car il faut bien se loger ....

Ce n'est donc une plus-value intégralement réalisée que si tu as un autre bien immobilier disponible pour te loger .... autrement une partie de la plus-value sera forcément "mangée" en location ou en un nouvel achat pour te loger ...
Moyennant quoi ... je suis preneur de placements qui font du rendement, net d'impôt,  à 80 % sur 5 ans :-)

#1906 Re: Brésil - Immobilier » formalites » 2009-01-27 20:35:16

Chico brasil wrote:

la prefeitura envoie en principe courant décembre le montant de la taxe à payer pour l'année à venir, que tu peux payer soit pour la totalité soit par mensualité, ceci dépendant des préfeitura

la taxe IPTU est calculé sur la valeur vénale du bien déterminé par la Receita Federal, pour exemple me concernant je paye 2000 R$ / an pour une valeur de 230 000 R$....la valeur vénal étant différente de la valeur supposée de vente de son bien...

Salut Chico ...

Juste un détail ... la valeur vénale n'est pas, il me semble, déterminie par la Receita Federal ..

l'Iptu est un impot municipal et la valeur venale de l'immeuble servant d'assiente pour le calcul de l'impot ( bien diffe´rente de la valeur du marché..:-) ouf ) est déterminée, il me semble, par la municipalité elle même ...
Mais cela change pas grand  chose  sur le fond ... faut payer ... :-)  que ce soit fédéral ou municipal :-)

#1907 Re: Brésil - Immobilier » formalites » 2009-01-27 20:20:40

takoon wrote:

A 70 kilometre de fortaleza je paie 11 reals par année pour IPTU pour un terrain de 1000m2 avec rien dessus.....

a+

C'est même etonnant que tu payes de l'IPTU ....

Ce serait pas plutot l'IPTR Imposto sobre propriedade territorial rural :-)

#1908 Re: Brésil - économie business finance » transfert argent du Brésil vers France » 2009-01-27 17:50:42

Bonjour

les agences bancaires au Brésil ne sont pas habitués au transfert bancaire ... Donc on peut avoir des réponses étonnantes ....

Ceci dit les transferts se font dans des conditions encadrées au travers de "contrato de cambio"

je n'ai jamais eu besoin d'user de tels services ...mais cela n'a pas l'air si impossible....

le transfert d'argent est un service offert par, il me semble, toutes les grandes banques  et notamme la HSBC ( sans même avoir besoin d'être client )
http://www1.hsbc.com.br/para-voce/cambi … rior.shtml

les conditions sont énumérées et notamment le cas de figure de rapatriement de patrimoine en cas de sortie définitive du territoire brésilien ... dans ce cas il faut présenter certains documents .... notamment la déclaration de sortie definitive du territoire et le certificat negatif de la receita federal

tu peux même regarder le formulaire on-line...

Unibanco fournit le formulaire en PDF  remplissable avec en dernière page les conditions et justificatifs à fournir

http://www.unibanco.com.br/arq/publicac … r_Site.pdf

Itau indique ces tarifs pour ce genre de choses

http://www.itau.com.br/conta_corrente/t … cambio.htm


Pour les cas de personnes qui souhaitent transferer de l'argent en dehors du Brésil sans pour autant quitter le brésil il faut lire l'option "disponibilidade"...

#1909 Re: Brésil » SECURITE SOCIALE » 2009-01-27 10:49:55

fernita wrote:

Merci pour les renseignements....
Espérant que ce ne soit pas trop long...!!!
Et qui sait s'il trouve un travaille rapidement, et la ca lui permettra également d'avoir un numéro de sécu....
Enfin tout dépend de ce titre de séjour....assez long il me semble à obtenir!!!

Salut

Effectivement, si il trouve du travail, son employeur devra procéder à la DUE - Déclaration Unique d'Embauche - qui emporte , notamment, immatriculation à la´Sécu si besoin est ...

Ceci dit.... on revient à la case départ ... Car l'employeur ... pour l'embaucher à l'obligation de vérifier qu'il est en possession d'un titre de séjour lui permettant de travailler en France ... c'est le principe général pour les ressortissants non UE ... ( article L8251-1  du Code du Travail ( nouvelle numérotation)

------------------------
Article L8251-1
Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France.


Il est également interdit à toute personne d'engager ou de conserver à son service un étranger dans une catégorie professionnelle, une profession ou une zone géographique autres que celles qui sont mentionnées, le cas échéant, sur le titre prévu au premier alinéa.


NOTA:
Ordonnance 2007-329 du 12 mars 2007 art. 14 : Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur en même temps que la partie réglementaire du code du travail et au plus tard le 1er mars 2008.

La loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008 dans son article 2 X a fixé la date d'entrée en vigueur de la partie législative du code du travail au 1er mai 2008.

#1910 Re: Brésil » SECURITE SOCIALE » 2009-01-26 11:32:02

fernita wrote:

Bonjour,

Quelqu'un a des infos sur les démarches pour que mon futur mari Brésilien puisse avoir un numéro de sécurité sociale???
Faut il que je l'affilie au mien?
Y'a t'il d'autre soultion?
Merci

Très simple ... Il faut qu'il soit en situation régulière ( c'est à dire qu'il est le titre de séjour ou à minima le récipissé du titre de séjour) qu'il soit marié ( mariage opposable au tiers cela veut dire ou mariage en France ou mariage retranscrit au consulat  si mariage à l'etranger) et qu'il soit ton dépendant économique ( c'est à dire qu'il n'ait pas de revenus ou d'activités economiques)

Dès lors que tu remplis ces trois conditions ...Il suffit que tu fasse une demande de "rattachement d'ayant droit " au moyen du document suivant et des justificatifs demandés..

http://www.ameli.fr/fileadmin/user_uplo … /S3182.pdf

Problème ... Parfois pour obtenir le "recipissé du titre de séjour" ... selon les prefectures .... cela peut prendre de long mois avant de l'obtenir .... et tant que tu n'as pas ce papier ou le titre de séjour ... tu ne pourras obtenir le rattachement en qualité d'ayant droit ...

Mais il y a aussi l'AME l'Aide Médicale d'Etat .... au dela de trois mois de sejour
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_uplo … /S3720.pdf

Avant...il est censé avoir une assurance maladie schengen ....

Autrement dit, faut pas qu'il tombe malade les 3 premiers mois si le "récipissé" de demande de titre de séjour traîne un peu ...

à noter que les Caisses d'assurances maladies se font, parfois, un peu prier pour accepter le "récipissé" comme titre justifiant de la régularité du sejour et permettant l'admission en qualité d'ayant droit ... Faut insister... au besoin en leur produisant les articles du Code de la sécurité sociale ( ils sont cités dans le formulaire de rattachement d'ayant droit... suffit de chercher sur le site legifrance pour trouver ces articles )

#1911 Re: Brésil - économie business finance » Cherche investisseur pour restaurant français au Brésil (RECIFE) » 2009-01-23 19:33:08

Meiga wrote:

Bonjour Salève,

on me fait rarement des commentaires sur mon nom de famille, mais quand cela arrive, je suis fier de mon ancêtre. L´année passée Hervé This m´a dédicacé son live en écrivant ´Meiga, qui a la cuisine dans le sang´

Meiga Von Liebig

Et tu as bien raison d'en ~etre fier ...

car , en dehors de l'extrait de viande, son apport scientifique fut notable, significatif et important ....

#1912 Brésil » Pour une vision différente du Brésil » 2009-01-23 19:20:12

Salève
Replies: 0

Salut à tous

Pour une vision qui sorte un peu des clichés " Festa axe pagode praia caipirinha" je vous recommande deux revues :

La première "Pagina 22" qui est éditée par la FGV et qui était auparavant réservée aux abonnés  plutôt consacrée aux questions environnementales et de développement durable ...

http://www.pagina22.com.br/index.cfm

La seconde Problemas Brasilieros aborde des thèmes de société plus généraux. C'est une revue assez ancienne ... et cela fait au moins 10 ans qu'elle est accessible via internet :

http://www.sescsp.org.br/sesc/revistas/ … eadCrumb=1

Bonne lecture

#1913 Re: Brésil » qui a des nouvelles pour Macaé? » 2009-01-23 17:21:20

Salut ..

Il semble effectivement qu'il y ait eu quelques bus de brûlés ( en France ce sont plutot les voitures qui crament en banlieu..)  et des magasins obligés de fermer ..

je vous mets quelques liens ..

Mais cela ne  parait pas tellement plus "préoccupant" que les interventions régulières du caveirão  dans le Complexo do Alemão .... Triste ... c'est devenu la routine dans certaines favelas ...semble t il ...

A vous de faire la part des choses entre ce que peut être la réalité et la déformation journalistique qui fait toujours un peu dans le sensationel ..:-)

http://www.estadao.com.br/noticias/cida … 1408,0.htm

http://br.noticias.yahoo.com/s/22012009 … -apos.html

http://noticias.terra.com.br/brasil/int … Macae.html

http://www1.folha.uol.com.br/folha/coti … 3333.shtml

#1914 Re: Brésil - économie business finance » Questions création de société » 2009-01-23 13:29:16

BaRoN NoiR wrote:
Salève wrote:
morenarj wrote:

hahah " je te conseille de t associer avec personne " trés drole !!! tu  conseilles  des cabinets d avocats  mais en privé .....


les conseils de Etiennecarioca sont  trés bon !!!

Pour une fois tu tombes juste sans le faire exprès .... :-)

En effet, le Conseil de Baron si il est assez juste ( ne s'associer avec personne)  pour la tranquillité....est insoutenable si tu exerces sous une forme sociale ( une société si tu préfères)....  car le droit brésilien ne connaît pas, au contraire de la France, la forme sociale unipersonnelle ... donc il faut au moins deux associés pour une sté....

Mais, au final, le conseil de Baron est à suivre ... il faut consulter un avocat ( ou un comptable) pour la création d'une entreprise .... d'une part car en certaine situation ..les statuts doivent portés le visa d'un avocat ( cas jamais vu pour ma part mais possible selon le regime fiscal adopté) et ensuite certaines formes d'association sont interdites par le droit brésilien ( notamment la forme LTDA n'est pas possible entre époux en fonction du régime matrimonial adoptés des époux ) ...
En plus certaines activités sont réservés aux entreprises dont les capitaux sont détenus par des brésiliens ( activités de Radio et TV notamment ..)

Si tu rajoutes à cela la complexité de l'administration brésilienne qui peut s'avérer tatillonne ( en terme de bureaucratie ...Match nul avec l'administration française) ... Le recours à des personnes experimentés ( avocats ou comptable) est non seulement souhaitable ... C'est même un prérequis pour ne pas faire direct un ulcère ....

Tsss de toute façon c est ulcère garanti !!! Et match nul, non pas tout à fait, en France sans passer par qui que se soit tu peut créer ta SARL/EURL en une semaine maxi et seul, pas d avocats ou de comptables nécessaires...des frais en moins.Ici c est impossible effectivement et pour Bahia51 si je ne donne pas de noms, c est que je n ai rien à gagner en jetant des noms en pâture sur un forum public...bien au contraire !!!!

Salut Baron

Tu n'as pas tort ... pour les sociétés en France ....Il est possible de faire tout ce tintouin par internet ....

http://www.cfenet.cci.fr/mode_emploi

#1915 Re: Brésil - économie business finance » Parité Euro / Real » 2009-01-23 12:02:15

BaRoN NoiR wrote:

oui c est les dividendes qui expliquent la bonne tenue , relative actuelle du marché ici...c est d ailleurs bien qu ils ont la trouille pour se payer de la pub dans bourso, meme si ils veulent aller sur EURONEXT....sont déja sur le NYSE, vois pas trop l avantage mais bon !!!

Et faut il rappeler que les dividendes distribuées par les entreprises brésiliennes (selon le regime fiscal desdites entreprises)   ne sont pas soumises à imposition ... c'est quand même mieux que le (défunt) avoir fiscal :-) en France

C'est pas beau la vie ?

le principe est que le bénéfice ayant été imposé au niveau de l'entreprise... ce serait une double imposition qu'il soit à nouveau imposé dans les revenus de l'actionnaire .... ce n'est pas sans logique si l'on considére que ce revenu n'est le resultat que d'une seule activité economique productrice de richesse ...

J'attends de voir cette logique adoptée par le législateur français ....
je vous mets les références :

http://www.receita.fazenda.gov.br/legis … 082002.htm

Lucros e dividendos

Art. 45. Não estão sujeitos à incidência do imposto os lucros e os dividendos calculados com base nos resultados apurados a partir de 1º de janeiro de 1996 e pagos, creditados, entregues, empregados ou remetidos pela pessoa jurídica a seus sócios ou acionistas não-residentes.

http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/LEIS/L9249.htm
LEI Nº 9.249, DE 26 DE DEZEMBRO DE 1995.

Art. 10. Os lucros ou dividendos calculados com base nos resultados apurados a partir do mês de janeiro de 1996, pagos ou creditados pelas pessoas jurídicas tributadas com base no lucro real, presumido ou arbitrado, não ficarão sujeitos à incidência do imposto de renda na fonte, nem integrarão a base de cálculo do imposto de renda do beneficiário, pessoa física ou jurídica, domiciliado no País ou no exterior.

        Parágrafo único. No caso de quotas ou ações distribuídas em decorrência de aumento de capital por incorporação de lucros apurados a partir do mês de janeiro de 1996, ou de reservas constituídas com esses lucros, o custo de aquisição será igual à parcela do lucro ou reserva capitalizado, que corresponder ao sócio ou acionista.

#1916 Re: Brésil - économie business finance » Questions création de société » 2009-01-23 11:55:18

morenarj wrote:
BaRoN NoiR wrote:

Je te conseille de t associer avec personne !!!, et les démarches sont identiques, il y en a un qui attend depuis 1 an son visa, sa société est crée mais les fonds restent au Banco do Brasil...et le visa il l attend toujours malgré les promesses de l avocat.
Il y a plusieurs cabinets spécialisés, mais comme disait un article posté par Saléve en rubrique immo...tout est trés long , trés compliqué, et la corruption n est pas un mythe !!!!
Si tu veux des coordonnés d avocats qui vivent de ce business envoie un MP

hahah " je te conseille de t associer avec personne " trés drole !!! tu  conseilles  des cabinets d avocats  mais en privé .....


les conseils de Etiennecarioca sont  trés bon !!!

Pour une fois tu tombes juste sans le faire exprès .... :-)

En effet, le Conseil de Baron si il est assez juste ( ne s'associer avec personne)  pour la tranquillité....est insoutenable si tu exerces sous une forme sociale ( une société si tu préfères)....  car le droit brésilien ne connaît pas, au contraire de la France, la forme sociale unipersonnelle ... donc il faut au moins deux associés pour une sté....

Mais, au final, le conseil de Baron est à suivre ... il faut consulter un avocat ( ou un comptable) pour la création d'une entreprise .... d'une part car en certaine situation ..les statuts doivent portés le visa d'un avocat ( cas jamais vu pour ma part mais possible selon le regime fiscal adopté) et ensuite certaines formes d'association sont interdites par le droit brésilien ( notamment la forme LTDA n'est pas possible entre époux en fonction du régime matrimonial adoptés des époux ) ...
En plus certaines activités sont réservés aux entreprises dont les capitaux sont détenus par des brésiliens ( activités de Radio et TV notamment ..)

Si tu rajoutes à cela la complexité de l'administration brésilienne qui peut s'avérer tatillonne ( en terme de bureaucratie ...Match nul avec l'administration française) ... Le recours à des personnes experimentés ( avocats ou comptable) est non seulement souhaitable ... C'est même un prérequis pour ne pas faire direct un ulcère ....

#1917 Brésil - voyage » entrée et sorties de devises du Brésil » 2009-01-22 20:25:13

Salève
Replies: 0

Pour ceux que cela intéresse ...les règles relatives aux obligations déclaratives de devises à l'entrée et à la sortie du Brésil ....




https://www4.receita.fazenda.gov.br/dpv … rIdioma.do

INFORMATIONS AU VOYAGEUR
 
Déclaration Électronique de Valeur - e-DPV 


 
Évitez les intermediaires. Les services fournis par la Recette Fédéral du Brésil (RFB) sont gratuits. 
 
La déclaration électronique de valeur (e-DVP) doit être presentée par le voyageur sur l’adresse suivante: https://www4.receita.fazenda.gov.br/dpv-viajante/ 
 
QUI DOIT PRÉSENTER LA DÉCLARATION
 
Tout voyageur partant ou rentrant le pays avec un montant d'argent, chèques de banque ou chèques de voyage au-dessus de R$10.000,00 (dix mille reais) ou équivalent en monnaie étrangère. 
 
QUI EST DISPENSÉ DE PRESENTER LA DÉCLARATION
 
Tout voyageur qui porte un montant d'argent, chèques de banque ou chèques de voyage égal ou au-dessous de R$10.000,00 (dix mille reais). 
 
COMMENT REMPLIR LE FORMULAIRE
 
1 - Identification du Voyageur
 
Le voyageur doit informer nom, prénom, date de naissance (JJ/MM/AAAA) et nacionalité. Après l’envoi de la déclaration, les données d’identification du voyageur ne pourront pas être modifiées. En cas d’erreur, une nouvelle déclaration devra être remplie et la déclaration envoyée, dûment annulée.

 
2- Données du Voyage
 
Le voyageur doit signaler les données de son voyage, si entrée ou sortie du pays, le moyen de transport utilisé, le lieu d’entrée ou sortie (port, aéroport ou point de passage de frontière) et le motif du voyage (tourisme, affaire, déménagement ou autre). Pour l’option « autre » une description du motif du voyage est obligatoire. 
 
2.1 - Moyen de Transport
 
- Aquatique : Nom de l’embarcation
 
- Aérien : Numèro de vol et nom de la companie aérienne.
 
Terrestre :
Autocar de ligne

Autocar de tourisme

Véhicule privé automobile particulière

D’autre

 
3 - Valeur Portée
 
Ici vous devez déclarer la valeur totale portée, en argent, chèques de banque ou chèques de voyage si le montant est superieur à R$10.000,00 ou équivalent en monnaie étrangère. 
 
OÚ ET QUAND PRESENTER VOTRE DÉCLARATION
 
Après l’envoi, la déclaration recevra un numéro dans le suivant format aa/xxxxxxx-x. Le voyageur devra imprimer deux voies pour être presentées aux autorités douanières: 
 
- En partant du pays: Aux unités douanières situées dans les ports et aéroports internacionaux ou points de passage des frontières. La déclaration doit être presentée avant la rentrée dans les zones reservées des ports et aéroports ou avant la sortie du territoire nacional par voie navigable, terrestre ou aérienne. 
 
- En arrivant au pays: avant le contrôle de bagage. 
 
OBSERVATIONS:
 
En partant du pays, le voyageur devra presenter conjointement avec la e-DVP un des trois documents suivants : 
 
5.1 – le reçu d’achat de monnaie étrangère émis par une banque ou institution financière autorisée à faire des opérations de change au Brésil dans des valeurs égales ou superieures à la valeur declarée. 
 
5.2 - la déclaration de valeur presentée à la RFB en arrivant au Brésil de valeur égale ou superieur à la valeur portée. 
 
5.3 - le reçu d'achat de monnaie, des chèques de voyage, ordre de paiement en monnaie étrangère ou retrait par carte bancaire internacionale. 
 
OMISSION
 
Dans le cas où la déclaration ne serait pas presentée à l’arrivée, les valeurs portées par le voyageur pourront être retenus. 
 
- IMPORTANTE: L’ e-DVP qui n’a pas été présentée à l’autorité douanière pour validation dans le délais de 30 jours à partir de son enregistrement deviendra, automatiquement, nulle. 
 
BASE LEGALE
 
IN SRF 619, du 7 février 2006, publiée par le Journal Officiel de l’ Union (D.O.U.) le 17 février 2006.

#1919 Re: Brésil » l'adoption » 2009-01-22 13:05:58

Salève wrote:
jeanmarc wrote:
Salève wrote:

Salut Jean Marc

Salut Salève

Merci pour cette reponse ..

L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants  de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...

C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..

A mon avis la question de l  adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans  .
Apres  l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves  problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs ,  les problemes sont nombreux  et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de  descendance africaine .

Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire ,  le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L  adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays  .

Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les  femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )   

Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...

Amitiés

Jean Marc

Salut Jean Marc ...


Sur ton idée de réserve les adoptions des enfants en bas âge aux étrangers .... Je pense que politiquement ... ce serait  une mesure insoutenable .... 

donner la préférence aux étrangers aux détriments des nationaux ... Ce serait une "discrimination" difficilement jusitifiable .. auprès des Brésiliens .... Va expliquer cela à un adoptant brésilien ....

Même si les arguments que tu avances sont réels.... Il me paraît impossible de mettre en place une telle "préférence" ... On entendrait vite dire que le "gouvernement" vend ou se débarasse des enfants brésiliens en les envoyant à l'étranger ...

Au demeurant, le problème ne me paraît pas ( mais je peux me tromper ; je n'ai aucune connaissance de "terrain" du problème au contraire de toi)  la priorité réservée au adoptants brésiliens ..... mais plutôt, comme tu le soulignes très justement les délais judiciaires et administratifs ... le manque de coordination entre les différents acteurs, et le manque de moyens financiers ... qui font que se constitue ( je vais utiliser des termes un peu choquant) un "stock" d'enfants qui prennent de l'âge et ne trouvent plus "preneur"...

Sur la complexité de la législation brésilienne qui rendrait difficile l'adoption ..Je la crois malheureusement absolument nécessaire ....  je te retrouverai un vieil article du monde diplomatique qui date d'avant l'adhésion du Brésil à la Convention de La Haye ... Cela fait froid dans le dos ....

J'ai retrouvé l'article _ Il me laisse toujours incrédule ...mais pas de fumée sans feu ... en tout cas ...la Convention de La Haye et le "compliqué" de la loi brésilienne me paraissent bien nécessaires ...:
Je ne peux pas mettre de lien ... c'est un article que j'ai sur le CD-Rom du Monde Diplomatique :

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Le Monde diplomatique


Août 1992, page 16;17


fiche documentaire


ENQUÊTES SUR UNE ABOMINATION

Enlèvements d'enfants et trafic d'organes


PINERO MAÏTÉMAÏTÉ PINERO sur l'auteur*


L'implacable loi du marché ne connaît pas de limites. Puisqu'il existe, dans les cliniques et hôpitaux des pays développés, une importante demande d'organes humains pour greffes et transplantations, pourquoi ne pas organiser l'offre? De gré, par l'achat d'un rein, par exemple, à des miséreux, ou de force, par le rapt ou la fausse adoption d'enfants, revendus pour leurs organes sains... C'est à de telles abominations que s'emploient, en Amérique latine et ailleurs, des réseaux criminels bénéficiant de complicités à des niveaux élevés des gouvernements qui, des Etats-Unis à l'Argentine, nient tout en bloc.


Une rumeur court l'Amérique latine et sème la peur dans les bidonvilles et les campagnes: des enfants, enlevés ou achetés aux familles pauvres, seraient utilisés comme donneurs d'organes.


En mars dernier, à San-Luis-Potosi (Mexique), M. Librado Ricavar Ribera, secrétaire général du gouvernement provincial, annonce l'ouverture d'une enquête sur le trafic d'organes et révèle que des enfants de la zone de l'Altiplano et des faubourgs de San-Luis disparaissent; au bout de quelques semaines, ils sont restitués à leurs familles après avoir subi l'ablation d'un rein. M. Ricavar Ribera affirme que les enfants sont emmenés dans des cliniques à la frontière américaine. Il ajoute que le même trafic existe dans l'Etat voisin de Tamaulipas, limitrophe des Etats-Unis. Quelques milliers de dollars achètent le silence des familles très pauvres. Ce sont des voisins qui accusent (1).


Une semaine plus tard, après une brève enquête, le docteur Salazar Martinez, directeur des services de santé, referme le dossier. Selon lui, un tel réseau "nécessiterait une organisation hospitalière extrêmement sophistiquée".


Alors que le secrétaire du gouvernement provincial avait affirmé que les opérations étaient effectuées non sur place mais à la frontière, les services de santé réfutent ses accusations sous prétexte qu'à San-Luis-Potosi aucun hôpital ne procède à des greffes (2)... Lorsque nous le rencontrons, le docteur Salazar Martinez ne dispose que de deux minutes. Selon lui, le fonctionnaire qui a donné l'alarme "a fait preuve de légèreté". Cependant, une enquête a bien eu lieu. Le docteur n'a pas le temps de nous donner de détails. Sait-il que, voilà deux ans, une enquête similaire avait été ordonnée? Il n'a pas le temps de poursuivre la discussion.


Pour sa part, M. Librado Ricavar Ribera est devenu l'homme invisible. Impossible de le rencontrer ou de le joindre au téléphone. Rien d'étonnant. Tous ceux qui ont dénoncé l'existence du trafic d'organes - ministres, hauts fonctionnaires, juges - ont été soit destitués, soit contraints au silence.


Ce scénario a été inauguré à San-Pedro-Sula (Honduras). C'est là que, fin 1986, la police découvre plusieurs garderies clandestines nommées casas de engorde (maisons d'engraissage). Les enfants sont ensuite envoyés illégalement à l'étranger "pour adoption".


En janvier 1987, après quelques semaines d'enquête: coup de théâtre. M. Leonardo Villeda Bermudez, secrétaire de la Junte nationale du bien-être social, révèle que les enfants étaient utilisés comme "donneurs d'organes". Il ajoute que des institutions charitables recueillant des handicapés physiques ou mentaux ont été dupées par les trafiquants qui s'étaient présentés comme de généreux bienfaiteurs. Dans un entretien au journal la Tribuna puis à Radio America, M. Leonardo Villeda donne les détails de l'enquête. Il conclut: "Nous avons la preuve que des enfants achetés ou volés à des familles pauvres étaient vendus, à des réseaux des Etats-Unis, 10 000 dollars au minimum, pour servir de donneurs d'organes (3)."


Le 9 janvier, le président du Honduras dément ses affirmations, puis le démet de ses fonctions.


Un mois plus tard, scandale au Guatemala: la police démantèle un réseau qui envoyait des enfants aux Etats-Unis et en Israël. Parmi les personnes arrêtées: Mme Ofelia Rosal de Gama, belle-soeur de l'ex-général-dictateur Mejia Victores. M. Baudilio Hichos Lopez, chef des services d'information de la police, déclare: "Nous savons que les enfants envoyés aux Etats-Unis sous prétexte d'y être adoptés étaient en fait utilisés comme donneurs d'organes (4)."


Dans ce même pays, l'affaire rebondit en janvier 1988. La police judiciaire arrête deux trafiquants d'enfants de nationalité israélienne, Michal et Luis Rotman. Le directeur du bureau de lutte contre la drogue, M. Miguel Aguirre, annonce que "les détenus ont avoué qu'ils exportaient les enfants en Israël et aux Etats-Unis. Ils étaient vendus 75 000 dollars à des familles ayant besoin de greffes pour leurs enfants (5)".


Adoptés ou dépecés?


Une violente polémique s'engage. L'ambassade d'Israël proteste contre "la monstrueuse accusation" basée sur "les déclarations irresponsables d'un fonctionnaire". Elle précise: "Il est impossible de penser que de tels crimes puissent être commis en Israël", où les prélèvements d'organes seraient interdits par la loi et où les seules greffes autorisées "se déroulent dans de strictes conditions de contrôle". A l'ambassade des Etats-Unis qui exige la publication d'un démenti, le journal El Grafico rétorque qu'il n'a fait que reproduire les informations données par le directeur du bureau antidrogue. Un communiqué du ministre de la santé conclut l'affaire. D'après lui, toutes les informations publiées dans El Grafico étaient fausses.


Au même moment, l'Agence américaine d'information (USIA) remet au Congrès un rapport intitulé "Les activités soviétiques à l'ère de la glasnost". Rédigé par Herbert Romerstein, responsable de l'USIA, ce rapport rappelle que le fonctionnaire hondurien à l'origine de l'affaire s'est rétracté, sans mentionner qu'il l'a fait après avoir été réprimandé par son président. Selon l'USIA, les journaux guatémaltèques se sont contentés de reprendre l'affaire hondurienne. L'agence passe sous silence les accusations très précises de deux fonctionnaires.


Les Etats-Unis n'ont jamais changé d'attitude. Selon leur thèse, la rumeur procède d'une "campagne cubano-soviétique". Ceux qui donnent l'alerte ministres, juges, avocats, évêques, ou organisations comme Defense of Children International ou l'Association internationale des juristes démocrates sont dénoncés comme "inféodés à Moscou" (6). Quand, en septembre 1988, le Parlement européen votera une résolution condamnant le trafic d'organes, M. Richard Schifter, secrétaire adjoint au département d'Etat, à Washington, l'accusera de propager "des mensonges éhontés" inventés par les Soviétiques.


En août 1988, les révélations d'un juge d'Asuncion (Paraguay), M. Angel Campos, font grand bruit. La police démantèle un réseau d'exportation de petits Brésiliens qui utilise le Paraguay comme plaque tournante. Le juge se demande: "Allaient-ils être adoptés ou dépecés?" Son attention avait été attirée par le fait que les mineurs étaient adoptés par "des gens peu soucieux du fait que l'enfant boite, ait un bec-de-lièvre ou soit né avec un bras en moins". Le juge entend "mettre le doigt sur la plaie". Selon lui, "le trafic d'organes est un sujet tabou. Prouver l'existence de ce délit est extrêmement difficile (7)".


Le juge est convoqué à l'ambassade des Etats-Unis. Cette dernière publie ensuite un communiqué révélant que, durant l'entretien, le juge a déclaré: "Je n'ai à aucun moment émis l'hypothèse que les organes de ces enfants auraient pu être utilisés pour des greffes aux Etats-Unis."


Pourtant, de nouvelles affaires éclatent: le 14 novembre 1988, la presse péruvienne rapporte l'histoire de Rosita, une petite fille dont les yeux ont été prélevés (8). A Lima, la police perquisitionne les centres médicaux liés à la Mafia, tandis que Mgr Luis Armando Bambarem, évêque de Chimbote, affirme que des enfants pauvres et handicapés sont effectivement "assassinés pour utilisation de leurs organes".


Au Brésil où, selon le rapport parlementaire remis en décembre dernier, sept mille enfants ont été tués durant les quatre dernières années, le Père Barruel, professeur de théologie à l'université de Sao-Paulo, alerte l'ONU: "75 % des cadavres présentent des mutilations internes et les yeux ont été prélevés sur la majorité d'entre eux."


Au Mexique, les accusations s'accumulent. Le 24 juin 1989, la correspondante à Puebla du journal El Universal dénonce l'enlèvement de trois enfants et précise: "Dans un village situé sur les berges du rio Cuichal, un enfant a été enlevé. Il a été retrouvé quelques semaines plus tard à Tlatlauquitepec, à 50 kilomètres de son domicile. Il avait été opéré et il lui manquait un rein; il est hospitalisé à Puebla." Le journaliste ajoute: "Le manque de noms et de prénoms est dû à la panique qui s'est emparée des familles; les gens ont refusé de me donner des renseignements plus précis par peur des représailles (9)."


Le procureur adjoint du district fédéral de Mexico, M. Gustavo Bareto Rangel, déclare, en mai 1990, que ces disparitions d'enfants "peuvent être liées au trafic d'organes qui se pratique à la frontière nord du pays (10)". En octobre, la commission population et développement de la Chambre des députés crée une commission d'enquête. M. Hector Ramirez Cuellar, président de la commission de santé, éducation et assistance sociale du district fédéral, précise que sa commission se rendra à la frontière où, entre Tijuana et Rosarito, on soupçonne l'existence de cliniques clandestines... Il ajoute que les enfants enlevés pourraient être "utilisés pour couvrir les besoins de nombreux étrangers qui arrivent là-bas en attente d'une greffe (11)".


Les cliniques clandestines de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique sont aussi dénoncées quand éclate, en Italie, l'affaire du trafiquant d'enfants Lucas Di Nuzzo. En quatre ans, quatre mille enfants brésiliens munis de visas sont arrivés en Italie pour y être adoptés. Un millier sont effectivement retrouvés. Aucune trace des trois mille autres... Or, curieusement, de nombreuses demandes d'adoption venaient de Campanie, région de familles nombreuses. Celle aussi où la Camorra règne. Deux juges italiens, MM. Angelo Gargani et César Martinello, se rendent au Brésil, à Salvador-de-Bahia. A leur retour, ils alertent le gouvernement: selon eux, la Camorra a mis au point "un trafic d'organes d'enfants". Ces enfants seraient envoyés dans des cliniques clandestines du Mexique, de Thaïlande, mais aussi d'Europe, où on leur prélèverait tous les organes sains... Le gouvernement italien demande l'aide d'Interpol (12).


Depuis 1987, dans les pays développés, la demande de greffes a très fortement augmenté. La ciclosporine permet de ralentir les réactions de rejet. Le viaspan, mis au point par deux chercheurs américains et commercialisé par Du Pont, permet de transporter et de conserver les organes plus longtemps (un foie pendant trente-deux heures au lieu de huit; un coeur pendant douze heures au lieu de quatre).


Grâce au progrès de la science, le corps devient un fabuleux gisement de matières premières: sang, organes, tissus, os, sperme, ovules, cornée, peau, foetus, placenta, tout est exploitable. Et les trafics en tout genre se multiplient (13).


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté, en 1990, des principes directeurs dont le premier stipule qu' "aucun organe ne peut être prélevé sur un mineur vivant aux fins de transplantation". L'OMS relève: "L'une des caractéristiques de la transplantation d'organes, depuis le début, est le manque d'organes. L'offre n'a jamais permis de faire face à la demande. Cette pénurie a entraîné une augmentation du trafic commercial d'organes humains. Des craintes ont également été manifestées quant à la possibilité d'un trafic portant sur des êtres humains (14)."


En effet, de nombreux scandales révèlent la création d'un sinistre marché noir. La grande misère des populations du tiers-monde fait d'elles un vivier facile pour les marchands sans scrupules. En Grande-Bretagne, en 1989, un néphrologue, le docteur Crockett, a été radié à vie pour avoir organisé un réseau qui s'approvisionnait en reins en Turquie... Un an plus tard, The Lancet révèle que cent trente personnes de six à soixante ans se sont rendues à Bombay pour une greffe de rein. Des médecins indiens justifient ce commerce, qui sévit notamment à Bombay et à Madras, sous prétexte que les donneurs sont "volontaires" et ont besoin d'argent (15).


En Amérique latine, trois scandales récents prouvent que ce funeste commerce se développe.


En février 1992, en Argentine, le ministre de la santé a reconnu que le directeur de la clinique psychiatrique Montes-de-Oca, située près de Buenos-Aires, prélevait effectivement du sang et des organes, des cornées notamment, sur les malades. L'enquête se poursuit actuellement pour connaître la destination des organes ainsi que celle des nombreux enfants nés dans l'établissement. Le ministre a révélé une effrayante statistique: entre 1986 et 1992, mille trois cent vingt et un malades sont morts. Le dragage des marécages entourant la clinique devrait permettre d'élucider le mystère de mille trois cent quatre-vingt-quinze disparitions (16).


L'Argentine était depuis longtemps citée comme l'un des pays où avait lieu un trafic d'organes. Dès 1985, le juge Mahiquez avait ordonné une enquête à la suite d'accusations faisant état de trafic de sang et d'organes à Montes-de-Oca. Un an plus tard, le dossier était refermé. En 1987, nouvelle enquête du ministère de la santé sur les rumeurs de trafic d'enfants fournisseurs d'organes. "Rumeurs sans fondement", déclarait-on plus tard. Pourtant, en décembre dernier, le ministre de la santé avouait prudemment: "Il existe un trafic d'enfants et d'organes (17)."


Le massacre des "jetables"


Après l'Argentine, vint le tour de la Colombie. Début mars 1992, éclate une épouvantable affaire digne du monstrueux univers du docteur Frankenstein; dans l'amphithéâtre de la faculté de médecine de Barranquilla sont retrouvés dix cadavres d'indigents, dont celui d'une adolescente de quinze ans, et les restes de quarante autres personnes. Les gardiens de la faculté assommaient les mendiants à coups de batte de base-ball. Les victimes, plongées dans le coma, n'étaient achevées qu'après extraction de leurs organes les plus rentables, qui étaient écoulés sur le marché noir. Les corps étaient ensuite utilisés pour les travaux pratiques des cours d'anatomie ou jetés dans les décharges (18).


La Colombie découvrait avec effarement et effroi la consistance de la rumeur selon laquelle le massacre des desechables (les "jetables"), ainsi que sont surnommés les indigents et les enfants abandonnés, vise aussi à fournir des banques d'organes.


C'est dès octobre 1989 que le quotidien de Bogota El Tiempo puis le docteur Nestor Alvarez Segura sur Radio Cadena Nacional avaient rapporté que des gamins des rues étaient retrouvés assassinés et énucléés. En mars 1990, Antenne 2 diffusait le reportage de l'agence Tribulations qui, dans le quartier Compartir de Soacha, près de Bogota, avait filmé une fillette enlevée et restituée à sa famille après ablation des yeux... En octobre 1991, dans cette même ville, les juntes communales organisèrent une manifestation pour dénoncer les disparitions d'enfants. Un paysan, M. Garrido Mesa, témoigna devant les caméras de télévision. Il raconta avoir retrouvé, près d'un égout, le cadavre d'un petit garçon de quatre ans: on lui avait enlevé les yeux... D'après El Tiempo: "Au début, les fonctionnaires de l'Institut de bien-être familial de Cundinamarca se refusèrent à croire Garrido Mesa. Ils purent se rendre compte qu'il disait vrai. Le médecin de l'hôpital régional signa l'acte de décès de l'enfant non identifié après avoir constaté que ses globes oculaires avaient été vidés (19)."


Le juge Iñes Valderrama, chargée de l'enquête, aura beau sillonner Soacha, elle ne retrouvera ni la famille de la petite fille ni M. Garrido Mesa. A Cundinamarca, médecins et fonctionnaires déclarent ne rien savoir. Mme Iñes Valderrama demandera à consulter les archives de médecine légale, l'institution où sont amenés les cadavres non identifiés. On lui répondra que sa recherche est impossible étant donné le grand nombre de dossiers... Mais, depuis l'affaire des desechables de la faculté de médecine, les langues se délient...


En Uruguay, en avril dernier, c'est un réseau qui envoyait des adultes "volontaires" pour ablation d'un rein dans des cliniques brésiliennes qui a été démantelé. Parmi ses clients bénéficiaires des "reins des pauvres": M. Filiberto Ginzo Gil, vice-ministre des relations extérieures de la dictature militaire, et M. Jorge Presno, ministre de l'industrie de l'ex-président Sanguinetti.


Malgré les enquêtes qui n'aboutissent jamais, malgré les fonctionnaires qui se rétractent après s'être montrés si prolixes, malgré les témoins et les victimes qui disparaissent, les pièces du puzzle s'imbriquent les unes après les autres. La prétendue rumeur sait de quoi elle parle: d'ablation de reins au Mexique, pays- pilote en ce domaine, puisque les greffes de rein sur enfant y sont pratiquées depuis 1970. En Colombie, c'est de vol de cornées qu'il est question. Or ce pays dispose d'une prestigieuse et ancienne tradition ophtalmologique et, dans toutes ses grandes villes, existent des banques de cornées...


Plus personne ne nie sérieusement l'existence d'un effroyable marché clandestin dont sont victimes les populations misérables des pays sous-développés. Après l'or, l'argent et les pierres précieuses; après le pétrole, le café, le coton, la recherche des organes deviendrait-elle une variante moderne du pillage du Sud par le Nord? Pourquoi les enfants seraient-ils épargnés, alors que la pénurie d'organes est si grande?


Le 6 mai 1991, lors de la réunion de la sous-commission de l'ONU chargée d'étudier les formes modernes d'esclavage, plusieurs ONG ont recommandé une enquête internationale sur ce sujet. Dans son dernier document, M. Vitit Muntarbhorn, rapporteur spécial de l'ONU, signale qu'il est très difficile d'apporter les preuves de l'existence de ce trafic, bien que les présomptions ne cessent de grandir (20).


L'une d'entre elles réside dans la prolifération des réseaux d'adoption illégale, les sommes colossales qu'ils brassent et l'énorme demande qui suscite des vagues de rapts en Amérique latine. Une véritable traite enfantine s'est mise en place du Sud vers le Nord, que ne suffisent à expliquer ni l'adoption ni le développement des réseaux pédophiles. Les évêques latino-américains, la centrale missionnaire franciscaine de Bonn s'étonnent aussi de l'ampleur du phénomène. Mgr Nicola de Jésus Lopez Rodriguez, archevêque de Saint-Domingue et président du conseil épiscopal latino-américain, a déclaré que l'Eglise va "suivre toutes les plaintes concernant les ventes d'enfants en vue d'adoptions illégales ou de transplantations d'organes (21)".


Au Pérou, en trente mois, c'est un total de trois mille enfants que l'avocat américain Patrick Gagel, arrêté en février dernier, a envoyé aux Etats-Unis et en Italie. Que sont devenus ces enfants? Pourquoi Patrick Gagel a-t-il été remis aussitôt en liberté, comme, avant lui, dans chaque pays, tous les autres trafiquants arrêtés? Se trouvera-t-il un gouvernement pour saisir Interpol, puisque telle est la condition requise pour une véritable enquête internationale? Faudra-t-il attendre d'autres horribles découvertes pour oser admettre l'effroyable vérité?


920801MD6679

* Journaliste.

(1) La Jornada, Mexico, 8 mars 1992.

(2) El Sol, Mexico, 13 mars.

(3) International Children's Rights Monitor, 1er avril 1987.

(4) El Tiempo, Bogota, 9 janvier 1987.

(5) El Grafico, Ciudad-Guatemala, 24 janvier et 27 janvier 1988.

(6) Cette thèse a été récemment reprise par le Nouvel Observateurdu 11 juin 1992, dans un article de Vincent Jauvert, "La rumeur du KGB".

(7) El Diario, Asuncion, 7 août 1988; O Globo, 8 août 1988.

(8) El Comercio, Lima, 14 novembre 1988.

(9) El Universal, Mexico, 24 juin 1989.

(10) El Universal, 7 mai 1990.

(11) La Jornada, Mexico, 10 et 23 octobre 1990.

(12) La Repubblica, 17 septembre 1990; The Guardian, 19 septembre 1990.

(13) Sur les problèmes d'éthique que cela pose, lire "L'homme en danger de science?", Manière de voir, n° 15, mai 1992.

(14) OMS, Rapport général, 19 novembre 1990.

(15) L'Événement du jeudi, 18 juillet 1991.

(16) Clarin, Buenos-Aires, 23 février 1992.

(17) Libération, 12 décembre 1991.

(18) Semana, Bogota, 10-17 mars 1992.

(19) El Tiempo, Bogota, 13 octobre 1991.

(20) Vitit Muntarbhorn, "Rapport devant la Commission des droits de l'homme", 28 janvier 1991 et janvier 1992, et "Rapport de l'Association internationale des juristes démocrates devant la sous-commission de l'ONU sur les formes contemporaines d'esclavage", 15 juin 1991.

(21) Bulletin d'information missionnaire, 23 juillet 1991.


FICHE DOCUMENTAIRE:


Sujet(s): BIOÉTHIQUE; ENFANCE

Type d'article: Reportage

Taille: Long

#1920 Re: Brésil » l'adoption » 2009-01-22 12:54:02

jeanmarc wrote:
Salève wrote:

Salut Jean Marc

Salut Salève

Merci pour cette reponse ..

L AFA n est toujours pas reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui provoque un bloquage de toutes les demandes d adoption venant de Couple de Français , le tribunal de justice et la cejai conseille aux adoptants  de se diriger vers une OAA qui a mon avis sera plus rapide dans les démarches ...

C est étrange mais ici a Rio pour les couples d adoptants Italien tout est ok , et pour le coté Français c est la poisse , pourquoi ont ils changé la MAI poutant tres sérieuse par l afa ? ceci a frustré des centaines de couples de Français qui attendent deja depuis plusieurs mois un enfant ..

A mon avis la question de l  adopion au Brésil devrait être résolue de forme prioritaire en fonction du nombre d enfants en orphelinat , mais a mon avis également un enfant a adopter de plus de 10 ans devrait etre adopté prioritairement par un couple de Brésilien et les plus petits en dessous de 4 ans par un couple d étranger car pour ces enfants de plus de 10 ans l adaptation dans un pays etranger est trop dur pour eux par contre un enfant en bas age s adapte parfaitement ... J ai constaté beaucoup de problemes graves avec les enfants adoptés ayant plus de 8 ans  .
Apres  l adoption un des grands problemes est l adaptation provoquant des graves  problemes pour l enfant et par consequence pour les parents adoptifs ,  les problemes sont nombreux  et tres graves , pire encore lorsque l enfant est de  descendance africaine .

Malgres mes explications sur ce fait au tribunal de justice et a la cejai ceux ci ne peuvent rien faire ,  le tribunal se plie devant la loi de 1993 idem pour la cejai ... L  adoption au Brésil depuis 1993 devient de plus en plus difficile a se réaliser malgrès la quantité impressionante d enfants destinés a etre adoptés dont le nombre n est pas parfaitement établie par les tribunaux du pays  .

Il faut avoir un coeur d acier quand on rentre dans un abris ou orphelinat , bien souvent c est insupportable et voir même révoltant , étant deja 6 ans comme volontaire trop souvent on ne contient pas nos émotions , principalement les  femmes volontaires et elles sont nombreuses , on se heurte encore a des tableaux insupportablement dur a voir dans certains orphelinats ( pas tous heureusement )   

Je regrette la lenteur judiciaire et l indifférence de l autorité centrale et de l´ état ...

Amitiés

Jean Marc

Salut Jean Marc ...


Sur ton idée de réserve les adoptions des enfants en bas âge aux étrangers .... Je pense que politiquement ... ce serait  une mesure insoutenable .... 

donner la préférence aux étrangers aux détriments des nationaux ... Ce serait une "discrimination" difficilement jusitifiable .. auprès des Brésiliens .... Va expliquer cela à un adoptant brésilien ....

Même si les arguments que tu avances sont réels.... Il me paraît impossible de mettre en place une telle "préférence" ... On entendrait vite dire que le "gouvernement" vend ou se débarasse des enfants brésiliens en les envoyant à l'étranger ...

Au demeurant, le problème ne me paraît pas ( mais je peux me tromper ; je n'ai aucune connaissance de "terrain" du problème au contraire de toi)  la priorité réservée au adoptants brésiliens ..... mais plutôt, comme tu le soulignes très justement les délais judiciaires et administratifs ... le manque de coordination entre les différents acteurs, et le manque de moyens financiers ... qui font que se constitue ( je vais utiliser des termes un peu choquant) un "stock" d'enfants qui prennent de l'âge et ne trouvent plus "preneur"...

Sur la complexité de la législation brésilienne qui rendrait difficile l'adoption ..Je la crois malheureusement absolument nécessaire ....  je te retrouverai un vieil article du monde diplomatique qui date d'avant l'adhésion du Brésil à la Convention de La Haye ... Cela fait froid dans le dos ....

#1921 Re: Brésil - voyage » 4X4 Ceara » 2009-01-21 17:40:41

morenarj wrote:
lacstjean wrote:

!

d ailleurs il me semble que tu affiches l egalement la photo de  ta belle mère et ta femme ?  ta voiture est blanche ? J' ai mème réussie  a  faire un zoom sur  la plaque immatriculation !!!
stp

C'est de la déformation policière :-)  Zoom sur la plaque d'immatriculation ....

et hop son mari policier a du déja interrogé la data base  du DETRAN ... Ils ont ta fiche complète ...:-)

l'enquête est lancée :-)

Plus fort que Protogones :-)

#1922 Re: Brésil » l'adoption » 2009-01-21 17:35:14

jeanmarc wrote:
les lycéennes wrote:

bonjour,
nous sommes 2 éléves dans un lycée et nous avons des recherches a faire sur l'adoption au bésil . Nous voudrions savoir pourquoi les gens adoptent au Brésil et pas ailleurs merci de nous répondre

Bonjour

c est un sujet que je connais parfaitement pour etre en relation avec les parents qui voudraient adopter un enfant au Brésil et pour rechercher a la demande des adoptés ou parents adoptifs la mère biologique ou famille biologique d un adopté ( ée)

Tu as plusieurs difficultés pour l adoption , la plus grande étant que la préference des couples de Français  qui se portent et ont une préférence pour  des enfants de moins de 4 ans , or les enfants mis en adoption a la CEJAI ( commission estative d adoption internationale ) ne mettra les enfants en adoption pour les etrangers  qu ´avec un age au dessus de 6 ans et bien souvent de 8 a 12 ans du moins ici a Rio de Janeiro .
2) l ancienne MAI ( mission de l adoption internationale ) a été remplacée par l AFA ( Agence Française pour l adoption ) or a ce jour L afa n est pas encore reconnue par l autorité centrale Brésilienne ce qui a pour effet de bloquer tous les dossiers en attente d un enfant .
3) Dans une adoption pour un couple d étranger tu as 50 exigences a respecter , toutes devant respectés et traduite par un traducteur assermenté et envoyé par l intermediaire de L afa qui comme je l ai dit plus haut n est pas encore reconnue .
4) pour un couple d adoptant étranger il est impossible d adopter un enfant de bas age , ceux ci sont exclusivement réservés aux adoptants Bresiliens qui ont la priorité dans une adoption or ... l enfant ne sera mis a disposition pour l adoption aux étranger qu apres avoir ete proposé aux adoptants Brésiliens , apres le refus de leurs parts celui ci sera alors dirigé sur la liste d attente de la cejai et sera proposé aux adoptants etrangers en respectant impérativement l enorme liste d attente de ceux ci et les exigences dans chaque dossier ( age des parents , condition financiere etc etc etc )  ..
5) Pour te donner une ordre d idée , pour chaque enfant de moins de 1 an devant etre adopté par un couple d adoptant Brésilien il y a plus de 300 demandes ..
6) pour l adoptant etranger et lors d une adoption de freres et soeur ne pouvant etre séparé  lorsc d une adoption ( frères et soeurs sont inséparable ) le couple d adoptant n aura autre alternative que de les adopter ensemble si le plus jeune a moins de trois ans et le plus vieux plus de 10 ans c est tout ou rien et encore dans le dossier du couple d adoptant il est necessaire d indiquer cette option ou soit " accepte l adoption de fréres et soeur , si le couple n indique que un seul enfant il n aura acces qu a une adoption d un seul enfant et non d un couple d enfants ( frère et soeur ) le couple d enfants ne leur sera alors jamais proposé 
7) il existe également un manque d information entre les orphelinats et abris soit de la ville ou de l état , les enfants pourront passer de nombreuses années dans un orphelinat sans même que l etat ou je juge ne sache qu ils pourraient etre adoptés et ont besoin d une famille , ceci explique le fait que les enfants proposés en adoptions en plus de 6 ans voir plus ..
8) il existe une différence entre un orphelinat et un abris municipal ..
a) l orphelinat a des enfants sans père ni mère ou etant inconnu par les autorités locales
b) l abris a des enfants placé dans cette institution  la famille est connue mais  leur famille represente un reel risque a l enfant , du fait que cette famille existe , pour la pire qu elle soit , l enfant ne pourra pas etre placé immediatement sous la tutelle de l etat et en adoption mais seulement apres que le ministère public d état d estitue les parents de l autorité parentale et ceci peut mettre des années , c est la lenteur judiciaire !
9) Dans un dossier d adoption , l adoptant peut indiquer qu il accepte également un enfant ayant des problemes de santés , grave ou pas .. j ai un couple ici qui en 2007 ont adopté un enfant de 3 ans ( petit garçon ) qui a le sida , et bien sur l adoptant Bresilien avait refusé l enfant , comme tu peux le voir un enfant n est placé en adoption internationnale que lorsque l adoptant Brésilien le refuse .
J en ai un autre ( couple d Italien ) qui avait adopté en 2007 un enfant ( petite garçon ) de trois ans sourd , muet et aveugle  ..
10) le ministere public d etat et le juge essayera avant de placer un enfant en adoption a le replacer dans sa famile d origine quand le cas est d un enfant placé sous abris , or le ministere public sait tres bien que cette tentative dans les 95 % des cas echouera et durera des années , par ce fait plus tard l enfant sera alors dirigé vers ..1) la ceja ( adoption pour les couples Bresilien ) qui le refuseront et par la suite vers la cejai ( adoption pour les etrangers ) il aura alors plus de 11 ans !
la loi de l adoption signée en 1993 prevoie dans un des ses articles cette possibilité prioritaire d essayer de replacer l enfant dans sa famille biologique , sachant que cette famille representera un reel danger a l enfant ..

Suite a cette quantité d exigence et difficulté les adoptnst Français se retournent souvent vers l afrique moins exigente ou vers les pays asiatiques ...


Voici le circuit d une adoption ( en resumé )
l adoptant constitue son dossier et l envoie a l afa qui lui l enverra au tribunal de l etat choisis par elle même ou par le couple d adoptant
le dossier arrive au tribunal et passera dans les mains d une commission de psychologues dont la fonction est d étudier le dossier et si celui ci est complet
le dossier complet avec l accord de la commission arrivera alors dans les mains du procureur d etat qui le signera et le renverra alors vers la cejai
apres plusieurs mois d attente le juge donnera alors l autorisation d adoption au couple ce qui veut dire que le couple sera sur la liste d attente pour recevoir un enfant , ceci pourra mettre des années , mettant en risque le delais d autorisation Français d adoption ( il y a un delais )

Lors d une proposition ou le couple l accepte ou pas , dans la deuxieme solution le couple retournera a nouveau sur la liste d attente et ainsi de suite ....

Même si tu trouves un bébé abandonné dans la rue , que tu lui sauve la vie etc etc , si tu fais la demande d adoption de ce bébé en ayant respecté toutes les exigences , le bébé ne pourra t etre attribué mais sera placé dans une famille d acceuil , et sera proposé au premier de la liste d adoptant Brésilien , c est stupide mais c est la loi du Pays ...

Le Brésil fait partie des accords de la Haye evitant ainsi le trafic d enfants qui sevissait fortement dans les années 1980 ... 


Voila pour un bref résumé
 
jean marc .
volontaire dans les abris et orphelinats de Rio de Janeiro

Salut Jean Marc

Cet nouvelle toute fraiche devrait retenir ton attention

Mercredi 21 janvier 2009 
 
Famille  21/01/2009
 
Adoption internationale : lancement de la deuxième phase du programme

 
La secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, Rama Yade, a lancé, le 19 janvier, la deuxième phase du programme des volontaires dont la mission est de se consacrer à l'adoption internationale et à la protection de l'enfance privée de famille.
Grâce à l'engagement de huit nouveaux contributeurs (entreprises et collectivités territoriales), huit volontaires partiront fin janvier 2009 pour leur pays d'affectation où ils exerceront leur mission sous l'autorité des attachés humanitaires des ambassades françaises.
Rama Yade leur a présenté les statistiques de l'adoption internationale pour l'année 2008 :
3 266 enfants étrangers ont été adoptés en France, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2007. Les principaux pays d'origine ont été Haïti (731 adoptions), l'Ethiopie (484), la Russie (315), la Colombie (305) et le Vietnam (284).
Le nombre d'adoptions individuelles a légèrement baissé, représentant 37,1 % des adoptions en 2008 contre 38 % en 2007. Les organismes agréés pour l'adoption (OAA) ont mené 42,9 % des adoptions en 2008 (42 pour % en 2007).
Enfin, le nombre des adoptions accompagnées par l'Agence française de l'adoption (Afa) a baissé de près de 3 % (17,8 % en 2008 contre 19 % l'année précédente). Le total n'atteint pas 100 % car il faut ajouter les adoptions réalisées par des ressortissants français dans les pays où ils résident.


 
Source
Premier ministre, 20 janv. 2009, communiqué

#1923 Re: Brésil - Immobilier » formalites » 2009-01-21 14:20:24

frederic g wrote:
Chico brasil wrote:

Tu peux tout faire par internet sans passer par un quelconque conseiller smile  en allant sur ce site  pour ce qui est déclaration fiscale.. il suffit de telecharger le programme adéquat, remplir le document et le transférer sur le site de la Receita Féderal.....  La déclaration se remplit en mars....

http://www.receita.fazenda.gov.br/princ … laraPF.htm

Merci bcp Chico Brasil. Je viens en effet de telecharger le programme.

En mars, ce sont les revenus de 2007 ou 2008 que l'on doit déclarer ?

en mars on déclare les revenus de l'année antérieure ... donc en mars 2009 les revenus 2008 ... mais je ne crois pas que le programme 2009 pour les revenus 2008 soit déjà disponible ...

#1924 Re: Brésil » regularisation d'une bresilienne seule avec 2 enfants » 2009-01-21 11:57:01

clo14 wrote:

slt,
Stuation difficile et non pas sans consequence pour le MR français.Il faut qu il pense qu il devra mettre ses factures et impots aux deux noms et la carte de séjour n est valable qu un an renuvelable trois fois avec à chaque fois de plus en plus de documents à fournir ,se marier pour rendre service implique beaucoup de changement administratif mais à ce jour il n y a pas d autres solutions de plus elle a les enfants mineurs donc il faut aussi penser aux formaliyés demandées au bresil pour sortir légalement les enfants du pays (autorisation du pere à faire au cartorio) meme divorcé bon ! souhaitons lui bonne chance

Bien vu clo !!!! j'avais oublié ce détail .... qui peut poser problème si les rapports avec le père ne sont pas très bon

... on ne peut pas sortir un enfant brésilien du Brésil quand l'un des deux parents n'accompagnent pas ....sans l'autorisation écrite du parent qui n'est pas du voyage  .... Il y a une résolution du CNJ ( Conselho Nacional da Justiça) qui a harmonisé la forme de cette autorisation écrite ( deux exemplaires - délai de validité - signature authentifié en cartorio - photos des enfants etc)

(Publicada no DJ, página 1, do dia 04 de abril de 2008)
 
RESOLUÇÃO N° 51, DE 25 DE MARÇO DE 2008
 
                                                     Dispõe sobre a concessão de autorização de viagem para o exterior de crianças e adolescentes
 
A PRESIDENTE DO CONSELHO NACIONAL DE JUSTIÇA, no uso das atribuições atribuídas pelo art. 103-B da Constituição Federal,
CONSIDERANDO as dificuldades enfrentadas pelas autoridades que exercem o controle de entrada e saída de pessoas do território nacional, em especial com relação a crianças e adolescentes;
CONSIDERANDO as diversas interpretações existentes a respeito da necessidade ou não de autorização judicial para saída de crianças e adolescentes do território nacional pelos Juízos da Infância e da Juventude dos Estados da Federação e do Distrito Federal;
CONSIDERANDO a insegurança causada aos usuários em decorrência da diversidade de requisitos e exigências;
CONSIDERANDO necessidade de uniformização na interpretação dos artigos 83 a 85 do Estatuto da Criança e do Adolescente;
CONSIDERANDO o que ficou decidido no Pedido de Providências 200710000008644,
RESOLVE:
Art. 1º É dispensável a autorização judicial para que crianças e adolescentes viajem ao exterior:
I - sozinhos ou em companhia de terceiros maiores e capazes, desde que autorizados por ambos genitores, ou pelos responsáveis, por documento escrito e com firma reconhecida;
II - com um dos genitores ou responsáveis, sendo nesta hipótese exigível a autorização do outro genitor, salvo comprovada impossibilidade material registrada perante autoridade policial;
III - sozinhos ou em companhia de terceiros maiores e capazes, quando estiverem retornando para a sua residência no exterior, desde que autorizadas por seus pais ou responsáveis, residentes no exterior, mediante documento autêntico.
Parágrafo único. Para os fins do disposto neste artigo, por responsável pela criança ou pelo adolescente deve ser entendido aquele que detiver a sua guarda, além do tutor.
Art. 2º O documento de autorização mencionado no artigo anterior, além de ter firma reconhecida, deverá conter fotografia da criança ou adolescente e será elaborado em duas vias, sendo que uma deverá ser retida pelo agente de fiscalização da Polícia Federal no momento do embarque, e a outra deverá permanecer com a criança ou adolescente, ou com o terceiro maior e capaz que o acompanhe na viagem.
Parágrafo único. O documento de autorização deverá conter prazo de validade, a ser fixado pelos genitores ou responsáveis.
Art. 3º Ao documento de autorização a ser retido pela Polícia Federal deverá ser anexada cópia de documento de identificação da criança ou do adolescente, ou do termo de guarda, ou de tutela.
Art. 4º Esta Resolução entra em vigor na data da sua publicação.
 
Ministra Ellen Gracie
Presidente

#1925 Re: Brésil - économie business finance » Cherche investisseur pour restaurant français au Brésil (RECIFE) » 2009-01-21 11:47:36

Salut Meiga

J'ai jeté un oeil sur ton site ...

Et... Pardonne-moi...Mais ton nom de famille m'a fait sourire ...

Cela ne doit pas être facile, pour quelqu'un qui fait de la gastronomie de porter le même nom de  qui fut , d'une certaine manière, un des bourreaux  de la gastronomie ..

J'ai nommé le ci-devant Baron Justus von Liebig  l'inventeur de "l'extrait de viande"( notamment, mais pas seulement, son apport à la science en général est de grande importance) ... et  tout le monde connaît aujourd'hui l'entreprise qu'il a créée avec les fameux bouillons liebig ... les soupes et autres préparations en poudre ...

Un peu à l'opposé de la gastronomie ....  le "tout fait" Liebig

Cela doit pas être facile un tel nom pour un(e) Chef(e) !!!

Plaisanterie mise de côté

Tous mes voeux de succès pour tes projets d'association ...

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