Cozumel
est la plus grande île du Mexique, entourée d'un
spectaculaire chapelet de récifs coralliens, un paradis
pour les plongeurs. Depuis le documentaire réalisé
par l'explorateur océanographique Jacques Cousteau
en 1961, Cozumel est devenue un lieu de prédilection
visité par des milliers de plongeurs chaque année.
Des
centaines de bateaux de croisière y font escale. La
mer qui baigne l'île foisonne d'innombrables espèces
sous-marines, de récifs colorés et d'épaves
de galions espagnols. En fait, plus de 30 % des visiteurs
de Cozumel sont des plongeurs, ou veulent le devenir! Les
autres peuvent observer une étonnante variété
d'oiseaux migrateurs qui y séjournent pendant une partie
de l'année, visiter le parc national Chankanaab, faire
du magasinage, aller pêcher ou encore, tout simplement,
se reposer sur l'une des magnifiques plages.
Dès
l'an 300, l'île était occupée par une
tribu maya. Elle devint par la suite un important port de
commerce et un grand centre cérémoniel. Les
femmes de la côte venaient en pirogue à Cozumel
pour y adorer Ixchel, la déesse de la Fécondité.
Plus de 35 sites archéologiques sont disséminés
dans l'île, mais seulement une poignée est actuellement
mise au jour. Curieusement, c'est la popularité du
chewing-gum aux États-Unis qui est à l'origine
de la renaissance économique de Cozumel au début
du siècle. Cozumel était en effet une escale
vers l'Amérique du Sud sur la route d'importation du
chicle, le produit de base de la gomme à mâcher,
extrait du sapotier.
Après
une courte flânerie au centre de San Miguel, sur la
très animée Plaza del Sol, où vous aurez
le bonheur d'entendre des mariachis les dimanches soirs, vous
pourrez aller admirer d'intéressants vestiges, comme
une statue de la déesse Ixchel et des têtes de
serpent en pierre, ainsi qu'une grosse tête olmèque
en jade au Museo de la Isla de Cozumel (droit d'entrée;
tlj 9h à 17h; Av. Rafael Melgar, entre Calle 4 et Calle
6).
Les ruines de
l'île témoignent de l'importance de Cozumel en
tant que centre cérémoniel. La plupart des vestiges
sont de petits édifices carrés de faible hauteur.
Depuis la quasi-destruction d'El Cedral, San Gervasio (droit
d'entrée; tlj 8h à 17h) est devenu le groupe
de ruines le plus important de l'île. On y retrouve
un groupe de petits sanctuaires et de temples érigés
en l'honneur d'Ixchel, déesse maya de la Fertilité.
Au sud de la
plage San Francisco, une route revêtue mène à
la plus ancienne construction de l'île, El Cedral. Avant
l'ouragan Roxanne (1995), on pouvait encore voir à
El Cedral des traces de fresques peintes par les Mayas. Comme
si ce site n'avait pas déjà assez souffert:
en 1518, les Espagnols l'ont presque réduit à
néant. Ce fut ensuite au tour des Américains,
durant la Seconde Guerre mondiale, de le raser pour faire
place à une piste d'atterrissage.
À l'extrémité
sud de l'île cette fois, les ruines de Tumba del Caracol
tirent leur nom d'un temple dont la base carrée est
surmontée d'une coupole en forme d'escargot (en espagnol:
caracol), aujourd'hui à moitié détruite.
On croit que ce site fut construit en hommage au vent ou encore
au dieu maya Kukulcán.
Enfin, sur la
côte nord-est de l'île, le Castillo Real présente
un petit groupe de ruines qui comprend une tour, les restes
d'une pyramide et un temple carré, fissuré dans
le milieu. On distingue encore, à l'intérieur,
des fresques colorées.
Les passionnés
d'exotisme ne manqueront pas de se rendre au parc de Chankanaab
(droit d'entrée; tlj 8h à 16h30; Carretera Sur,
km 9), un des plus beaux sites de l'île. La lagune de
Chankanaab est un aquarium naturel alimenté en eau
de mer par des tunnels souterrains. On peut y observer une
cinquantaine d'espèces de poissons, de crustacés
et de coraux. Dans le parc même, un sentier permet de
découvrir 350 types de plantes et d'arbres tropicaux
provenant de 22 pays. Un musée consacré à
la vie des Mayas y a également été aménagé.
À 320 m au large, le récif de corail de Chankanaab
attire des foules de plongeurs avec ses mille espèces
colorées.